• ?As well as being Germany's most important poet, Hans Magnus Enzensberger is a provocative cultural essayist and one of Europe's leading political thinkers. No British poet can match him in his range of interests and his moral passion. Enzensberger is a cultured, learned, widely knowledgeable man, but his poems wear their knowledge, learning and culture very lightly. Perfectly at ease in a variety of poetic forms, he presents us again and again with things that matter. This is intelligent and pointed poetry in the tradition of Brecht, humanely political and generously engaged. The poems have the ease and the lightness of real mastery. They are moral in their insistence that human life can be lived well or badly, that it is up to us to choose well and to act wisely. Enzensberger is now writing with an increasing awareness of mortality, yet addresses social and political dangers and evils with undiminished urgency. ‘Hans Magnus Enzensberger is a poet of formidable intelligence and range. Like Brecht before him, he combines an intense political imagination with lyric gusto. The reader discovers in him both a satirist and a friend' – George Steiner. ‘A voice of ferocious urbanity, laying bare the horrors of the modern German state and resignedly picking out stark cameos of the human condition' – Peter Forbes, Financial Times

  • Lorsqu'on s'apprête à se retrouver soi-même après un demi-siècle, on doit s'attendre à des surprises. Hans Magnus Enzensberger s'est embarqué dans l'aventure. C'est d'une découverte fortuite dans ses archives qu'est née cette confrontation avec le passé, ce regard rétrospectif sur une décennie controversée et agitée, les années 1960.
    Un premier voyage en 1963 le conduit en Russie, où le hasard voudra qu'il soit reçu dans la datcha de Khrouchtchev. Trois ans plus tard, le voici qui traverse l'URSS de part en part, de l'extrême Sud jusqu'en Sibérie. Durant ce périple se noue la relation avec celle qui deviendra sa deuxième femme, son "roman russe", véritable fil rouge de l'ouvrage. Les années 1968-1969 voient le poète en plein tumulte politique et personnel. Puis, la guerre du Vietnam le pousse à accepter un poste dans une université américaine, avant de se lancer dans les tourments de la révolution à Cuba. Mais les conflits entre factions de l'opposition extra-parlementaire à Berlin ne sont jamais bien loin, dans lesquels notre auteur aura aussi son rôle à jouer.

    Avec le recul, quel jugement l'Enzensberger d'aujourd'hui porte-t-il sur le jeune homme qu'il fut ? La réponse nous est donnée dans la conversation houleuse qu'il imagine entre les deux, et dans laquelle chacun défend chèrement sa peau.

  • "Revenons plutôt à la question de savoir comment le mouvement islamiste, avec tout ce qu'il promet, a pu écarter de la course tous ses concurrents séculiers et recruter un nombre croissant de membres prêts à passer à l'acte. Plus on étudie leur mentalité, plus il devient clair qu'on est en présence d'un groupe de perdants radicaux. Toutes les caractéristiques se retrouvent ici : même désespoir dû à l'échec, même recherche de boucs émissaires, même perte du sens des réalités, même soif de vengeance, enfin le souhait, par l'escalade de la terreur, de devenir maître de la vie des autres et de sa propre mort."

  • Essayiste et poète, H.M. Enzensberger, l'un des jeunes écrivains allemands les mieux doués de l'après-guerre, analyse ici en les démystifiant divers éléments de la vie culturelle de notre temps, muée depuis peu en une véritable « industrie de la culture ». Avec une intelligence et un humour peu communs il démonte les mécanismes d'un grand quotidien bourgeois, ceux du célèbre Spiegel, des actualités filmées, des livres de poche, des organisations touristiques... autant d'outils destinés, consciemment ou non, à façonner les esprits, à les pré-fabriquer ou à les abrutir.

    Quelques études littéraires pénétrantes (sur Böll, Grass, Johnson et divers poètes) complètent ce recueil, ainsi qu'un essai sur l' « avant-garde » politique et littéraire, aussi méchant que sain et lucide.
    />
    Mais H.M. Enzensberger ne se contente pas de dénoncer les maladies culturelles de notre temps, il propose des solutions, il éclaire déjà les voies possibles de l'avenir.

  • Chaque après-midi, ce bonhomme fait invariablement son apparition dans le jardin public, s'engageant dans des dialogues du tac au tac avec les passants. Il a tant d'esprit qu'il laisse perplexe. Est-ce un sage, un clown, un provocateur ? Beaucoup s'en vont en hochant la tête ; d'autres écoutent ce petit Socrate rondouillard et prennent des notes. Celles-ci ont fini par former une sorte d'almanach paradoxal où sont les opinions, agaceries et autres considérations de ce moderne praticien de la maïeutique, accoucheur de pensées. Bref, un contemporain capital dont le nom a toujours le dernier mot. Au pied de la lettre : Monsieur Zède.

  • Enrichissez-vous ! À travers les histoires que l'extravagante tante Fé raconte à son neveu et ses deux nièces, le grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger offre un délicieux petit conte sur le goût et le dégoût de l'argent.
    Les Federmann sont une famille classe-moyenne allemande on ne peut plus normale et sympathique vivant sympathiquement dans un sympathique pavillon. Et puis, il y a tante Fé - Félicité. Quand celle-ci surgit, tout se retrouve cul par-dessus tête. Installée dans le plus somptueux hôtel de la région, elle aime inviter ses neveux émerveillés par les belles et bonnes choses qu'elle offre et chamboulés par son extravagance. La tante Fé a roulé sa bosse à travers le monde. Elle est riche. Les parents Federmann la trouveraient presque indigne si son humour et sa générosité ne faisaient taire la critique. Mais voici que tante Fé a décidé d'apprendre à ses deux nièces et à son neveu à regarder en face cette réalité gênante et fascinante qu'est l'argent. Ébaubis, tous trois l'écoutent parler du capital, du profit, des effets de levier, de l'inflation, de la faillite... Il y a Félicité, sa filleule, bientôt bachelière, Fabian l'adolescent qui se veut résolument pragmatique et Fanny, la petite dernière, qui ne pense qu'à chanter. En leur compagnie, Enzensberger s'amuse à revisiter l'économie et à nous donner une souriante leçon de sagesse et d'humanité.

  • Avec sérieux mais aussi humour, Hans Magnus Enzensberger suit l'histoire des théories mathématiques qui prétendent nous apporter la sécurité et le bonheur.

  • Dans ce bref pamphlet, Hans Magnus Enzensberger s'attaque frontalement à l'Europe. Une provocation supplémentaire de la part de cet Européen convaincu? Non, un cri d'alarme contre la bureaucratie bruxelloise qui, sous prétexte d'harmoniser, détruit peu à peu l'idéal qui a présidé à la construction de l'Union. Absence de démocratie flagrante, organismes innombrables, langue sclérosée, l'Europe, Enzensberger en est convaincu, travaille aujourd'hui à sa perte.
    Une contribution argumentée et mordante au débat sur l'avenir de l'Europe.

  • Malicieux, ironique, érudit le grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger s'interroge sur nos us et coutumes. En vingt textes brefs, le tour complet de nos bonheurs et désastres quotidiens.
    Tel un Diderot des temps modernes, Hans Magnus Enzensberger tente ici d'élucider quelques énigmes du monde contemporain. En vingt courts textes, l'écrivain s'étonne de tout, faussement naïf, et suggère des réponses à certaines questions dont chacun pense qu'elles sont insolubles. Puisque les utopies ne sont plus de saison. Et puisque-c'est-comme-ça et puisque-c'est-la règle, et que cela nous dépasse... Pourquoi l'égalité des hommes est-elle une fiction ? Le sexe a-t-il vraiment tant d'importance ? Comment les nations furent-elles inventées ? La science serait-elle une religion laïque ? ...
    De nos petites catastrophes quotidiennes à nos grandes réussites harmonieuses, tout intéresse l'écrivain et le poète Enzensberger. Pour notre plus grand plaisir.

empty