• Les silencieux

    Eric Delbecque

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Inutile d'éluder : ouvrons les yeux, la menace salafiste existe. La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l'on débat, où l'on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile.
    Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l'Islam dans la société française et sur l'ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l'Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L'adversaire de la République s'appelle le salafisme.
    La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l'ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle.
    Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits " quiétistes " et " politiques " des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l'on visse sur le canon d'une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l'idée que c'est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s'épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose... En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l'héritage républicain.

  • La guerre

    Eric Delbecque

    • First
    • 24 Janvier 2019

    Les guerres d'hier, d'aujourd'hui et de demain enfin décryptées !Depuis quelques années, le terrorisme met en péril l'équilibre des puissances : le faible est désormais capable de meurtrir le fort. Pour comprendre les enjeux de cette guerre asymétrique permanente, il est essentiel de revenir sur l'histoire de la guerre. Comment les forces armées, dotées de moyens de plus en plus sophistiqués, se sont professionnalisées au fil du temps ? Qu'est-ce qu'une guerre de l'information ? Que sont les nouveaux visages de la guerre Chronologiquement, ce livre fait la lumière sur l'univers de la guerre, qui, aujourd'hui plus que jamais, est un sujet incontournable.
    Découvrez :
    o L'homme " guerrier " depuis la préhistoire
    o La guerre, expression du nationalisme
    o Les grands conflits mondiaux
    o Les zones sous tension permanente

  • «  La violence est-elle inscrite dans l'ADN de l'«  ultragauche  »  ? L'année 2018, avec les affrontements musclés de Notre-Dame-des-Landes, ceux de la manifestation du 1er  Mai ou encore les gilets jaunes, peut le laisser penser. Ces formes d'action révèlent une montée en puissance de la violence politique dans les sociétés occidentales. 
     
    Mais qui sont ces Ingouvernables au fond si méconnus, qui refusent l'autorité de l'Etat et se déclarent les ennemis du capitalisme ? Je les ai baptisés Hipunk- combinaison de l'utopie romantique hippie et de la radicalité punk, du mythe orphique de la Nature et du nihilisme existentiel propre à la société de consommation. Les Hipunk ont renoncé à la Révolution marxiste par le haut- la dictature du prolétariat- mais adopté une nouvelle tactique offensive  : saper l'autorité publique par le bas, en investissant et multipliant les «  territoires perdus de la République  ». Chez ces ingouvernables, la ZAD (non plus Zone d'Autonomie à Défendre, mais Zone d'Autonomie Définitive) est l'objectif à atteindre, la technique s'appelle black bloc et la philosophie se nomme l'antispécisme. Si les groupuscules idéologiques sont nombreux et souvent rivaux au sein de «  l'ultragauche  », ils se rejoignent  dans un rejet viscéral de l'idée de Progrès et un athéisme politique radical : à leurs yeux le clivage droite/gauche n'existe plus.
     
    Ce qui nous menace, avec les Hipunk, ce n'est pas la grande insurrection révolutionnaire, c'est la montée progressive d'une France trouée, d'une «  France léopard  » où la République ne sera plus partout chez elle mais se retrouvera condamnée à composer avec différents communautarismes. »Eric Delbecque

  • L'intelligence économique, une histoire riche et complexe
    L'intelligence économique (IE) n'a rien à voir avec les "barbouzeries" dont les excès illustrent régulièrement les unes des journaux ou enflamment la blogosphère ! Elle est en revanche indispensable à la pérennité et au développement des entreprises. Une croissance soutenue et la création d'emplois exigent la compétitivité des acteurs économiques, des PME jusqu'aux multinationales. Et celle-ci dépend désormais de la capacité de ces organisations à anticiper, à se sécuriser (notamment l'information stratégique, dont il fut question à l'occasion du récent débat sur le secret des affaires), et à façonner son environnement global, c'est-à-dire à influencer des acteurs variés sur un marché mondialisé et encombré. Ce sont précisément les piliers mêmes de l'intelligence économique : veille, sûreté, influence. L'IE est par ailleurs une culture du combat économique et une politique publique, en plus d'être un métier. Elle doit contribuer à l'élaboration de la stratégie de l'entreprise.
    En résumé, s'adapter à l'âge de la guerre économique, marqué par la montée en puissance des pays émergents, anticiper et agir vite dans un univers complexe et conflictuel, c'est l'objet même de cette discipline qui est d'abord un dispositif opérationnel au service du business, et aussi une coopération public/privé en faveur de l'emploi, de la dynamisation de nos territoires et de la préservation du périmètre industriel stratégique d'une nation. Un objectif stratégique dans lequel chacun de nous a un rôle actif à jouer.

  • Idéologie sécuritaire, état d'urgence, opération Sentinelle, risque zéro, dit la théorie. Impréparation, outrance, illusion, imprévoyance, dit la pratique. Face à la terreur, les effets d'annonce sont tout, sauf des mesures de réalité. Spécialiste des guerres nouvelles, Éric Delbecque dit ici la vérité sur la politique-spectacle de la rassurance publique. Il dévoile la faiblesse des conceptions et des dispositifs qu'elles signalent. Il révèle les moyens stratégiques et technologiques qu'elles requièrent. Il éclaire la mutation des mentalités qu'elles appellent. Comment penser la vulnérabilité de nos sociétés, plutôt que de promettre un monde idéal dont le conflit, la violence et la mort seraient bannis ? Comment repenser notre modèle de protection, inefficace et obsolète ? Comment substituer, désormais, l'anticipation à la réactivité ? Bilan implacable sur le défi des attentats et le manquement des gouvernants, voici un manuel autant d'existence que de résistance.

  • L'intelligence économique se situe à l'intersection de nombreuses préoccupations publiques majeures de notre monde contemporain et a de ce fait une visibilité médiatique importante. Elle constitue l'un des leviers puissants de la performance des entreprises et également de la réforme de l'Etat appelé à devenir stratège et performant. Cette synthèse des concepts, des catégories et des outils de l'intelligence économique permet de faire le point sur les grands débats dans lesquels s'inscrit aujourd'hui cette discipline en plein essor. Cet ouvrage a reçu le Prix 2007 de l'Académie de l'intelligence économique.

  • Le patriotisme économique est l'expression d'une politique volontariste visant à tirer profit de la mondialisation pour que la France l'Europe n'en soient pas les victimes face aux pays émergents (la Chine et l'Inde, notamment). Il vise à accroître la compétivité de nos entreprises en mettant en place un dispositif de sécurité technologique, d'encouragement à l'innovation et de soutien à l'export. Le patriotisme économique impose pour cela une réforme sensible de nos élites politiques et économiques. Son mot d'ordre est simple : construire avec l'État une stratégie de développement et de sécurité économiques.

  • Tous sur les super-héros des origines à nos jours... Les superhéros nous sont familiers depuis 75 ans. Ils ont intégré la culture populaire à travers la bande-dessinée, le cinéma, mais aussi la télévision, et même la décoration. Envahissant plus que jamais notre imaginaire via les blockbusters d'Hollywood, ils constituent sans aucun doute possible un phénomène de société. Que disent-ils sur les sociétés contemporaines ? Beaucoup. Loin d'être un simple divertissement réservé aux enfants, leurs aventures racontent quelque chose d'essentiel sur l'évolution de l'humanité au XXe siècle. Ils mettent scène notre évolution politique et sociale, témoignent des modes intellectuelles et culturelles et sont globalement le reflet des débats éthiques et sociétaux de toute une époque. Les superhéros narrent l'aventure de l'espèce humaine et constituent aux Etats-Unis une mythologie nationale qui rappelle celles, européennes, de l'Antiquité. Ils méritaient donc faire l'objet d'un opus de " Pour les nuls " ! De surcroît, ce livre fera écho à l'actualité cinématographique fournie de 2016-2017 fournie par Marvel et DC Comics : Captain America 3 (6 mai 2016) X-Men (11 mai 2016) Docteur Strange (8 juillet 2016), Les Gardiens de la Galaxie 2 (28 juillet 2017), Thor 3 (pas de date). Wolverine (mars 2017).

  • Le débat sur la sécurité mobilise en France de fortes passions idéologiques. Il existe un discours sur « l'idéologie sécuritaire », diffus mais récurrent et puissant dans les médias, qui nous suggère que l'Etat policier nous menace... Ce discours s'accompagne d'une dénonciation véhémente d'un totalitarisme « light », baptisé « société de surveillance ».Cet ouvrage vise à décortiquer cette soi-disant « idéologie sécuritaire » promouvant une « société de surveillance » pour démontrer qu'elle s'enracine en France dans une visée purement idéologique relayée par une certaine logique médiatique connectée aux mécanismes de la société de l'information et du spectacle. Il propose une vision originale des enjeux sécuritaires. Sommaire prévisionnel : 1. L'idéologie sécuritaire : une illustration du storytelling médiatique. 2. La société de surveillance : un fruit du marché et non du pouvoir. 3. Le nouveau visage du clivage droite/gauche. 4. Sécurité et République : mort du progrès, angoisse du déclin et débat identitaire

  • Le harcèlement communautariste tue la République. Où se situe donc notre problème ? Dans la propension de notre pays, estime Eric Delbecque, se culpabiliser à tout propos. La neurasthénie nous empoisonne. Mais cette haine de soi est d'abord encouragée par ceux qui nous gouvernent. Pourquoi ? Parce que, selon lui, elle s'inscrit dans la volonté de nos « élites » d'atteindre leurs objectifs personnels en flattant tous les communautarismes bruyants. Terrorisés par le politiquement correct, nos politiciens, obsédés par la conquête des ""places"", quelques intellectuels fascinés par l'angélisme exterminateur et une poignée de titans des affaires obnubilés par leur quête sans fin du profit préfèrent donner des gages aux minorités vindicatives. Comment en sortir ? En osant s'opposer aux discours faussement modernes de ces dernières années qui affirment de façon péremptoire que le roman national est un instrument d'oppression et un anachronisme. Pourvu qu'on le comprenne bien et qu'on le modernise, il demeure notre meilleure défense contre la guérilla communautariste, tissé de rapides assauts incessants contre les fondements des sociétés ouvertes. Présentation de l'auteur Eric Delbecque est notamment directeur du département intelligence stratégique de la société SIFARIS et chef du pôle intelligence économique de l'Institut pour la Formation des Elus Territoriaux.

  • Extrait
    Introduction
    Le débat sur le patriotisme économique relève la plupart du temps de la caricature. Pour résumer, ses adversaires – nombreux – l’assimilent à du nationalisme et à du protectionnisme. En tout état de cause, ce serait un symbole d’archaïsme… Il signalerait ainsi les adversaires de la mondialisation et du libéralisme de manière générale. Dans le meilleur des cas, il fait de ses partisans des souverainistes, dans le pire, des démocrates douteux, parfaitement antimodernes !
    Qu’en penser ? Que la question s’avère beaucoup plus complexe. De plus, c’est une spécificité française : les autres nations comprennent mal l’affrontement aux allures de guerre civile que suscite chaque investissement étranger dans un grand groupe hexagonal (ou dans des PME de haute technologie) appartenant aux secteurs stratégiques. Car ce bipartisme économique s’installe à l’occasion de tout dossier de ce genre : Alstom ou l’aéroport de Toulouse Blagnac constituent les exemples les plus récents… Les mêmes camps éternels se mobilisent : partisans du grand large contre chauvinistes rétrogrades… Ou disons plutôt que c’est ainsi qu’on l’interprète…
    Essayons donc d’échapper à cette malédiction. Pour ce faire, il faut analyser l’inconscient collectif et les perceptions de l’idée nationale que fabriquent certaines élites et le politiquement correct. On verra ainsi pourquoi le mot de patriotisme nous fait si peur.
    Il conviendra dans un deuxième temps d’observer froidement ce que font les autres pays : sont-ils si psychologiquement troublés que nous lorsque se pose la question de leurs intérêts légitimes ? Visiblement non. Convoquer les cas japonais et américain permettra de le démontrer.
    Il apparaîtra aussi nécessaire de faire un point sur la notion de guerre économique. Penser qu’elle existe conduit assez mécaniquement à reconnaître la légitimité du patriotisme économique, sans sombrer dans une quelconque obsession autarcique vindicative.
    Restera à montrer ce qu’il n’est pas (un repli sur soi, un refus de la mondialisation) et à donner quelques exemples de ce qu’il pourrait être si l’on voulait en promouvoir une version adaptée aux défis qui s’offrent à nous.



  • Les entreprises et les organisations évoluent dans des environnements de plus en plus instables et complexes, ce qui les amène à se confronter à des risques plus nombreux, souvent inédits, difficilement prévisibles, qui entravent la continuité de leurs activités et mettent à l'épreuve leur solidité quelle que soit leur taille.
    Face à l'imprévu et à l'impensable, la mise en oeuvre d'un dispositif global de gestion des crises est devenue indispensable : réaliser une cartographie des risques, établir une procédure de veille et de qualification de l'information, constituer une cellule de crise et organiser des simulations sont désormais des pratiques que tout manager ou dirigeant doit connaître. Pour préparer son entreprise à anticiper et résister aux « tempêtes », c'est bien un management du risque qu'il faut créer.

  • L'intelligence économique est devenue un outil incontournable pour construire les stratégies des organisations. Dans un monde d'hyperconcurrence, les savoir-faire de la veille, de la protection et de l'influence sont indispensables à la compétitivité. 
    Ce manuel explore les aspects théoriques et les enjeux opérationnels de l'intelligence éoconomique. Le cours est illustré par une dizaine d'études de cas et par de nombreux éclairages techniques.
    Cette nouvelle édition prendra en compte les évolutions de la discipline et sera parfaitement à jour des pratiques actuelles.

  • Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de forces entre les puissances s´articulent essentiellement autour d´enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd´hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d´apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l´essor de la mondialisation a transformé la libre concurrence « aimable », limitée et encadrée, en une « hypercompétition » généralisée.
    Cet ouvrage propose une synthèse des recherches menées autour de l´idée de « guerre économique », ce concept né dans les années 1990 aux États-Unis. À partir d´exemples concrets, il propose une analyse des stratégies géoéconomiques actuelles.

  • Chapitre I
    Entreprendre et se développer en milieu hostile : le storytelling capitaliste du XXIe siècle
    1. Darwin Business ! Innover et conquérir... ou périr
    Le capitalisme n’est pas ce que croyaient les philosophes et les économistes écossais du XVIIIe siècle. Il diffère également des analyses qu’en construisaient les néoclassiques du XIXe. Quant aux libéraux du siècle dernier, ils semblaient pareillement à distance du réel des entreprises et du ressenti quotidien des salariés, des consommateurs et des citoyens. Tous ces théoriciens hyper-rationalistes du système capitaliste l’assimilèrent à une dynamique pacificatrice des rapports sociaux et des relations internationales. Toutefois, le commerce n’adoucit pas les mœurs... Il apporte certes le développement, il a permis sans aucun doute de sortir de la misère des générations entières depuis 1945, et en particulier – de nos jours – dans les pays émergents, mais il exige toujours d’être encadré et « challengé ».
    D’abord contraint par les structures du monde ancien entre la Révolution française et la IIIe République (pour ce qui est du cas de la France), son échec à se stabiliser de manière autonome lors de la crise des années 30 conduisit les gouvernements occidentaux à édifier l’Etat keynésien dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La mort du monde soviétique et la mondialisation firent éclater cet équilibre entre libéralisme et socialisme. Désormais, il n’y a plus de contre-modèle autorisant à modérer les appétits d’un capitalisme financier excessivement carnassier, tandis que les pays émergents, Chine en tête, nous donnent des cauchemars.
    Si vous êtes un entrepreneur, faire des affaires au XXIe siècle ne vous laisse pas le choix : se battre ou périr constitue la seule alternative imaginable ! Le capitalisme à l’heure de la mondialisation fabrique de la concurrence mécaniquement. Dans beaucoup de secteurs d’activité, le nombre d’acteurs capables de rivaliser pour conquérir le même marché se révèle impressionnant. Un opérateur chinois peut tenter de racheter une entreprise ou de s’imposer, par exemple, dans la vente d’électroménager ou des smartphones en produisant des conséquences en cascade, qui finiront par toucher les PME d’un territoire le plus reculé qui soit. L’immunisation concurrentielle n’existe plus. Dans les deux cas cités, il suffit de lire l’actualité récente pour s’en convaincre. Le 15 janvier 2016, General Electric annonça qu’il vendait son électroménager au groupe chinois Qingdao Haier (pour 5,4 milliards de dollars, soit 4,9 milliards d’euros). En septembre 2014, son intention était de céder cette activité à son concurrent suédois Electrolux : elle renonça début décembre en regard de l’opposition des autorités américaines de la concurrence. En juillet, le département américain de la justice avait incité la justice fédérale à interdire l’opération au motif qu’elle faciliterait des hausses de prix allant jusqu’à 5% en limitant la concurrence. Il rejeta ensuite en octobre une proposition de cession d’actifs soumise par Electrolux, notamment propriétaire des marques Frigidaire, Kenmore et Tappan.

  • Tandis qu'en France la haine de soi et le malaise identitaire ont pris le dessus sur le désir d'assumer son héritage et de faire évoluer ce qui mérite d'être rénové ; tandis que nos élites veulent sortir de l'Histoire et nous offrir la triste jouissance d'un éternel présent faussement festif ; tandis que l'on répète - à tort - que la France est un pays malade, en déclin, voire en état de mort imminente,... Eric Delbecque et Christian Harbulot montrent que le mal dont elle souffre relève plutôt d'une incapacité à penser son avenir, paralysée qu'elle est par une véritable idéologie de l'impuissance, répandue dans nos élites, qui empêche toute élaboration stratégique de grande envergure. Aussi nous invitent-ils à entrer en résistance pour renouer avec une logique positive d'accroissement de puissance. Pour cela, il s'agit avant tout de refaire nation et de forger une cohésion nationale fondée sur une éthique de responsabilité, qui réconcilie les élites et les citoyens ; il s'agit aussi de se libérer de la confusion acharnée qui est faite entre morale et stratégie diplomatique. Car cette France riche de ces siècles d'histoire, cette France qui est à la fois un héritage, un présent et un horizon, fait partie de ces nations qui peuvent porter un autre regard sur la mondialisation, éloigné des caricatures de la "destruction créatrice" tout comme des impasses du repli sur soi vindicatif. Eric Delbecque est notamment directeur du département intelligence stratégique de la société SIFARIS et chef du pôle intelligence économique de l'Institut pour la Formation des Elus Territoriaux. Christian Harbulot, directeur de l'Ecole de Guerre Economique depuis 19 ans, a participé également à la création du cabinet de conseil en communication d'influence Spin Partners dont il assure la direction depuis 1999. Le 12 mars 2008, il est nommé sur titre  9 lieutenant-colonel de réserve par le ministre de la Défense, comme chargé de cours en intelligence économique au profit de l'état-major de l'armée de terre.

  • Les sociétés de sécurité privée font désormais largement partie de notre quotidien : au bureau, dans les grandes surfaces, et même dans les services publics. Véritable tendance de fond, leur montée en puissance s´explique par de nombreux facteurs. Et si l´on évoque fréquemment la réduction du budget de l´État, il faut également souligner que les attentes de nos concitoyens en matière de sécurité s´accroissent chaque jour davantage. Les forces publiques ne pouvant suffire à l´ampleur de cette demande, l´offre privée s´est alors développée.

    Face à cette évolution, la question n´est donc plus d´accepter ou de refuser une réalité qui s´est déjà imposée, mais de relever un défi hautement stratégique : construire une véritable coopération public/privé, une « chaîne de sécurité » adaptée et régulée par l´État. À travers l´action du CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité), de la DISP (Délégation interministérielle à la sécurité privée), ou via la réforme de la loi de 1983, des signaux forts traduisent la maturation du dialogue entre les professionnels et l´administration.

    Des responsables publics, des juristes et des professionnels, tous acteurs clefs de l´univers de la sécurité privée, en éclairent ici les principales thématiques et lancent des pistes pour la structuration d´une activité sensible qui ne doit pas être abandonnée aux seules lois du marché.

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