• Après une dernière hésitation, elle plongea la main dans l'étagère, saisit le paquet-poste, puis se releva et, l'objet calé entre ses bras, se dirigea vers sa chambre. Au passage, l'un des nombreux miroirs en pied de son appartement, celui du couloir, lui renvoya l'image de sa nudité. La vue de son corps, avec l'objet du désir serré sur la poitrine, la fit glousser de contentement. Elle entra dans son nid d'amour, s'affala sur le lit comme une gamine heureuse de s'amuser avec une nouvelle poupée. Et quelle poupée !
    Elle fit craquer les résistances du stupide emballage postal, arrachant au passage les languettes cartonnées, ainsi que le surplus de ruban adhésif ajouté par son expéditeur scrupuleux.
    « Je me demande si les jeunes postières boutonneuses et les vieux facteurs cochons ont cherché à imaginer le contenu. »
    L'idée des soupçons du préposé au courrier l'enchanta. Elle se promit de lui faire un sourire enjôleur au prochain pli recommandé qu'il apporterait... Peut-être aurait-elle la chance de tomber sur un jeune « consommable ». Et si c'était un pauvre « schnoque »... au moins, elle se paierait sa pomme. Pour l'instant, le dernier rebord venait de céder, elle souleva le rabat principal. Encore une boîte ! Celle du « dong », cette fois. Heureusement, pas de ruban supplémentaire. Elle ôta le dessus, et l'objet apparut dans sa prometteuse indécence. Il était vraiment gigantesque, plus gros encore que dans son souvenir, quand Simon lui avait montré le sien.
    « Comment fait-il pour se
    rentrer ça dans l'anus ? Je vais me faire mal, c'est pas possible. »

  • Plaisirs sales

    Etienne Arsenal




    Extrait court
    Les vacances d'été commençaient à peine dans la station balnéaire
    de La Crau-Belette. Les touristes qui venaient d'arriver prenaient
    leurs premiers instants de plaisir. Dans les rues piétonnières,
    les commerces déployaient leurs étals, affichaient des pancartes
    alléchantes. Sur la place de la mairie, dans les allées du
    square, les employés municipaux arrosaient les parterres. De-ci
    de-là, les promeneurs s'égaillaient sur les pelouses autorisées par le
    nouveau maire. De jeunes couples s'y étaient allongés sans souci
    qu'un gardien vienne les verbaliser. La voie, pompeusement
    nommée boulevard, longeait le lac au bord duquel se nichait la
    cité. Des voitures à la queue leu leu prouvaient que la saison touristique
    avait commencé. Les autochtones pestaient contre les
    nouveaux venus, tout en sachant qu'ils ne pouvaient s'en passer.
    Faute de mieux, ils s'apprêtaient à supporter les inconvénients
    d'une circulation difficile pendant deux mois.

    Aurélie et Nina s'étaient donné rendez-vous devant l'hôtel de
    ville.Décidées à ne pas perdre un seul instant de leurs vacances, elles
    renoncèrent à toute velléité de grasse matinée. Après le petit déjeuner,
    frugal pourNina, plus gourmand pour Aurélie, elles choisirent,
    chacune de leur côté, avec soin leurs vêtements dans la catégorie
    sexy... histoire de défier la copine au jeu de « C'est moi que le mec
    là-bas reluque ». Après une « toilette de chatte » vite expédiée, la frimousse
    espiègle et tous les poils en éveil, elles sortirent en hâte.
    Aurélie quitta la belle villa que ses parents avaient louée pour
    l'été, après de rapides bisous qui ne laissaient aucun temps de
    réplique.
    - Je vais retrouver Nina. On en a pour la journée. A ce soir.

    Levant un sourcil au-dessus de son journal, le père n'eut que
    le temps d'apercevoir la jupe ultra-courte virevolter dans l'entrée,
    avant de disparaître derrière la porte, qui claqua.
    - Elle sort comme ça ? On lui voit les fesses !
    - Ta fille est une femme. Toi, dans la rue, tu ne te gênes pas
    pour regarder les minettes ! Moi aussi, je vais faire dans le sexy. J'ai
    envie que les hommes me regardent.


  • Pour suivre un séminaire, ils sont venus se mettre au vert. Pendant quelques jours, ils vont vivre en vase clos dans cette grande ferme où l'on organise de grandes promenades à cheval. Ce qu'ignorent les femmes du groupe, c'est que les monitrices ont des moeurs assez spéciales, et que le patron est un fameux pervers. Ce séminaire va vite tourner à la débauche organisée dans la bonne odeur du crottin et parmi les étalons en rut... Devenir de vraies bêtes, on ne croirait pas que c'est possible quand on est des jeunes pouliches bien maquillées, bien parfumées, bien éduquées... et pourtant ! Il suffit parfois de si peu de choses...

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