• Pour son deuxième récit, après les « Raouls », Evane Hanska a suivi tout au long de leur enfance et de leur adolescence les traces d'un « P'tit mec » et d'une « P'tite nana ». Ils poussent l'un et l'autre, de Pigalle à Ménilmontant en passant par Saint-Germain-des-Prés, comme de la mauvaise graine entre les pavés des rues de Paris. Ces deux héros bien involontaires seront unis d'amour le temps d'une rencontre, plus difficile à oublier pour elle que pour lui. Histoire d'une fille à la dérive et d'un garçon à la traîne, lui mieux protégé par sa belle indifférence, la Mauvaise Graine dans un style savoureux et personnel raconte mieux que des études sociologiques une certaine adolescence, celle du mal de vivre.

  • Écoute-moi Charly. Arrête de litroner mon vieux j'ai toute ma petite vie merdique à te raconter. C'est pas un cadeau, je te l'accorde. Mais j'en ai plein le dos de tes jérémiades de vieux bébé. De ton flip du matin. Les flots d'alcool, les flots de paroles. Tu t'es répandu sur ma bouche et dans mon ventre. Dans le miroir de ma minuscule piaule, tu t'es bien regardé baiser. Ton sexe, ta vie, tes problèmes. Je te choisis Charly. C'est ton purgatoire. Il me fallait un témoin là maintenant et c'est toi qui es passé au coin de ma rue. Je te dirai ma rage et mes tendresses. Je me fous bien que tu comprennes ou non mais je voudrais te forcer, oui te forcer à ingurgiter mes belles tranches de vie, les plus saignantes surtout. Le rouge est ma couleur. Du rouge intense, du rouge-sang, du rouge-noir.

  • Lucie Brindamour est un fruit vert qui ne demande qu'à être croqué. Heureusement, sa candeur la protège du vice et des grands méchants loups que le hasard place sur son chemin. Producteurs véreux, châtelains lubriques, journalistes maniaques, tatoueurs, danseurs de tango et dragueurs en tous genres l'entraînent dans de folles aventures. Il est vrai que Lucie ne recule devant rien pour réussir. Car elle a juré d'être une star, une vraie, de celles qu'on photographie à la une des magazines. Mais un soir, dans un bar, surgit Werther, l'homme aux yeux gris. Adieu l'insouciance et bonjour tristesse. Avec lui, Lucie découvre que l'amour a un goût d'éternité. Dans cette romance moderne où les jeunes filles séduisent les garçons à la hussarde mais s'évanouissent au premier baiser, on retrouve le talent crépitant d'Evane Hanska, son goût de la provocation et du mélodrame. Avec une nuance de gravité en plus : la mort rôde autour de ces Amants foudroyés, et leur bonheur est précaire, comme les images du film qu'ils ont rêvé de faire ensemble.

  • Lucie Brindamour est un fruit vert qui ne demande qu'à être croqué. Heureusement, sa candeur la protège du vice et des grands méchants loups que le hasard place sur son chemin. Producteurs véreux, châtelains lubriques, journalistes maniaques, tatoueurs, danseurs de tango et dragueurs en tous genres l'entraînent dans de folles aventures. Il est vrai que Lucie ne recule devant rien pour réussir. Car elle a juré d'être une star, une vraie, de celles qu'on photographie à la une des magazines. Mais un soir, dans un bar, surgit Werther, l'homme aux yeux gris. Adieu l'insouciance et bonjour tristesse. Avec lui, Lucie découvre que l'amour a un goût d'éternité. Dans cette romance moderne où les jeunes filles séduisent les garçons à la hussarde mais s'évanouissent au premier baiser, on retrouve le talent crépitant d'Evane Hanska, son goût de la provocation et du mélodrame. Avec une nuance de gravité en plus : la mort rôde autour de ces Amants foudroyés, et leur bonheur est précaire, comme les images du film qu'ils ont rêvé de faire ensemble.

  • On la couvrit d'or et de diamants. Elle eut des laquais, des équipages à quatre chevaux. Elle dansa, au café Anglais, pour le Grand-Duc Alexis, sur un parquet jonché de violettes de Parme. Le Prince de Galles se pliait au moindre de ses caprices. Dans son lit, défilèrent toutes les têtes couronnées d'Europe. Elle s'appelait Louise Weber, mais l'Histoire ne retiendra d'elle que le surnom que lui avaient donné ses amis de Montmartre en raison de son appétit démesuré : la Goulue. Contrairement aux courtisanes de ce temps, elle agissait uniquement selon son coeur, ou le caprice du moment. Aucune cage dorée n'aurait pu la retenir. D'origine tzigane, sa passion pour la danse n'eut d'égale que sa passion pour les hommes. La Goulue n'existe aujourd'hui que par les toiles de Toulouse-Lautrec, la représentant dansant le quadrille naturaliste avec Valentin le Désossé. Mais, elle fut aussi dompteuse, professeur de lutte féminine, diseuse de bonne aventure et même à la fin de sa vie vendeuse de fleurs à la sortie du Moulin-Rouge. Celle qui était née un soir de bal de 14 juillet, celle qui mit Paris à ses pieds tout en demeurant la Reine de Montmartre, mourut misérablement en 1929 dans une roulotte de la zone. La Goulue... Evane Hanska... Plus qu'un air de famille.

  • Marion, une jeune femme, tombe d'un immeuble face au cimetière du Père-Lachaise. Au supermarché où elle travaillait, ses collègues doutent de son suicide. Et le Furet, qui passait par là, s'en mêle...

  • « Ma maladie ressemble à celle du cinéma français. Comme lui, je souffre de la baisse de fréquentation des salles obscures. Je souffre et me complais dans mon mal. D'ailleurs je l'ai contracté de mon plein gré. Le jour où je me sentirai détruite, date limite fraîcheur périmée, je me retirerai du marché. Auteur à faibles tirages glissant des messages codés aux hommes pour qui j'eus des faiblesses, je trouve que j'exerce un très joli métier. Ma muse s'appelait Jean, Meidi, David, Benito ou bien Iron Zizi. Ma muse était un joyeux bataillon. Qu'elle prenne la tangente ou que je la répudie et c'en sera fini du postulat d'écrivain. Pierrot me reprendra sa plume, a-t-on déjà vu une romancière sans romance ? » La narratrice décide à l'approche de la quarantaine de mettre un terme à sa carrière sentimentale. Ainsi elle souffrira moins de ce no man's land qu'elle se sera volontairement imposé. Or, elle fait la rencontre d'un jeune prêtre Libanais, certes chaste jusqu'au bout de ses voeux, mais littéralement obsédé par les femmes...

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