• Second volet d'une critique de la volonté sportive du PCF, ce livre examine deux "économies communistes du plaisir sportif". L'une anti-sexuelle, dont la fonction principale est de dénier toute réalité au besoin sexuel en lui substituant le plaisir sportif, propédeutique du plaisir au travail. L'autre narrative, orientée vers le développement d'une mythologie sportive, qui vise à rendre acceptable les actes intolérables et les paroles totalitaires du sport.

  • Quand la mort survient au coeur de la vie - une tumeur maligne dans le tronc cérébral d'un enfant ! -, « la vie ne parle plus d'elle-même, mais de la mort ou plutôt d'un en deçà de la mort totalement indexé sur l'instant létal, sur la disparition de l'être tant aimé ». Notre construction mentale vacille, tout est à repenser pour tenter de résister puis de faire face à l'inéluctable extrémité.
    L'appel à la philosophie impuissante et muette, la « mort en toutes lettres » partagée avec les proches, la dénonciation d'un système hospitalier embourbé dans ses procédures se succèdent dans ce livre, tentative acharnée de « repousser le travail du néant et de l'angoisse par l'action affective et l'affectivité de l'action ». Mais surtout tentative ultime de maintenir, contre la mort même, la petite Lomé au coeur de la vie.
    Colère et détresse, mais aussi infinie tendresse alternent dans cette quête de la dignité de vivre et de la dignité de mourir.

    Fabien Ollier, né en 1973, est directeur de publication des revues Kitej et Quel Sport ? Il est actif depuis plus de dix ans dans l'écriture et l'édition militantes de pensées critiques. Il a publié en 2010, aux éditions Sulliver, un premier roman écrit avec Nathalie Vialaneix, La Révolution du Grand Renoncement.

  • Qu'est-ce que le multiculturalisme exactement ? Le droit à la différence culturelle, la reconnaissance des cultures minoritaires, la protection de l'authenticité culturelle, la revendication des identités culturelles, le pluralisme culturel, la tribalisation, le communautarisme,... Le multiculturalisme en France n'est pas tant en fait un programme politique mais cette nébuleuse idéologique qui dépasse les clivages traditionnels. Tous les partis de l'extrême gauche à l'extrême droite s'y sont essayés. Une réflexion décapante.

  • Depuis la débâcle électorale de 2002, le PCF débat de la possibilité de devenir une force d'extrême gauche radicalement anticapitaliste. Une des logiques de fonctionnement du PCF reste sa "volonté sportive". Dans quelle mesure cette sportivité du PCF qui s'exprime au travers ses implications au sein du milieu sportif, est-elle déterminante dans "l'identité révolutionnaire" qu'il revendique? La généralisation du sport dans les pratiques physiques des prolétaires, des ouvriers a-t-elle fonctionné comme un catalyseur de leur libération ou comme un accélérateur de leur (dés-)intégration?

  • « Le Grand Renoncement est l'alpha et l'oméga d'une véritable révolution qui n'a eu, pour une fois, ni démiurge, ni dictateur, ni utopie, ni idéal, ni suite glorieuse, ni suite macabre, mais qui a décapé l'humain comme un acide. »
    Ce roman d'anticipation à deux voix nous plonge dans un univers où la vie humaine, laminée par l'expansion technique et marchande, renonce volontairement à soi-même. Au point que le « je », dans la bouche de l'homme, se conjugue désormais à la troisième personne, donnant la mesure de la mutilation intérieure. Au point que son existence virtuelle a pris le pas sur sa vie réelle !
    « On fonçait dans le rien, on fonçait dans le vide, on se ruait dans le plaisir et la jouissance, autant d'efforts pour tuer le désir. »

    Cauchemar dans le droit prolongement de notre monde, cette satire où s'entremêlent ironie et anxiété est avant tout un appel impérieux à résister au conditionnement qui nous mène vers le règne mortifère de l'objet.

    Fabien Ollier, né en 1973, est directeur de publication des revues Mortibus et Quel Sport ? Il est actif depuis plus de dix ans dans l'écriture et l'édition militantes de pensées critiques. Ce premier roman restitue dans un langage plus sensible que conceptuel les thématiques qui lui sont chères : la question de la vie mutilée, du corps désincarné, de la mort-dans-la-vie.

    Nathalie Vialaneix, née en 1967, est psychologue et enseignante. Elle a collaboré à la revue X-Alta. Elle aussi publie ici, avec ce texte insolite écrit en collaboration, son premier roman.

empty