• On a tendance à imputer à l'individualisme tous les maux de nos sociétés : égoïsme, compétition, exclusion, communautarisme, voire déliquescence morale. Erreur ! explique le sociologue François de Singly dans ce petit essai argumenté et percutant. Fruit d'une pensée élaborée depuis la Renaissance, l'individualisme est un projet de société dans lequel chacun devrait trouver les meilleures conditions de sa réalisation et de son épanouissement. » Sciences humaines

  • Plus que jamais s'affirme pour l'individu l'injonction de devenir original ; il doit être autonome et en accord avec sa nature profonde. Le plus souvent, cette double quête de l'individu ne remet pas en cause son appartenance au groupe familial mais nécessite des adaptations pour préserver l'authenticité et l'autonomie de chacun. L'individu peut aussi rechercher son autonomie en dehors du collectif familial, en essayant d'assurer une certaine cohérence dans son identité entre ce qu'il construit à l'extérieur et à l'intérieur.

  • Réalisé à partir de nombreuses enquêtes, ce livre traite du prix social et culturel de la vie conjugale pour les femmes. Les dernières décennies ont vu de nombreux changements dans les affaires privées en France. Une chose résiste malheureusement à l'usure du temps : l'inégalité des hommes et des femmes. Ce bilan passionnant montre que le prix de la vie conjugale et de la vie familiale demeure plus élevé pour les femmes que pour les hommes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À la suite de l'adoption du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le Premier ministre a demandé à France Stratégie de constituer une commission chargée d'élaborer une stratégie nationale pour l'enfance et l'adolescence.
    Le présent rapport, qui résulte du travail conduit sous la présidence de François de Singly, surprendra sans doute. Plutôt que de dresser le catalogue des dispositifs à réformer et des mesures à introduire, il nous invite d'abord à déposer les oeillères avec lesquelles trop souvent nous examinons séparément les politiques de l'éducation et de la famille, ou bien segmentons les approches de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse. Plutôt que de partir des politiques publiques, et des objectifs nécessairement partiels de ceux qui en ont la responsabilité, il nous suggère de centrer notre attention sur les jeunes et les adolescents eux-mêmes. Il y a deux motifs à cette démarche. Le premier est qu'il est
    impossible de faire comme si la pauvreté monétaire, qui touche plus d'un tiers des familles monoparentales, le manque de centaines de milliers de places d'accueil collectif pour la petite enfance et l'échec scolaire étaient des problèmes extérieurs les uns aux autres.
    Le second est qu'une politique publique compartimentée en autant de silos qu'il se trouve de ministères compétents et d'objectifs distincts manque nécessairement son objet : celui d'un développement à la fois cognitif, personnel et social, qui se construit à travers ces divers âges de la vie que nous nommons enfance, adolescence et jeunesse.
    En proposant une stratégie visant le « développement complet » de tous les enfants, le rapport de François de Singly et Vanessa Wisnia-Weill invite à réexaminer nos politiques au regard d'un objectif englobant. Cette ambition ne résulte pas seulement d'une démarche conceptuelle - encore que celle-ci fournisse sa colonne vertébrale au rapport. Elle se fonde aussi sur l'observation du comportement des adolescents et sur le constat de leur propension à cloisonner leur existence sociale. La valeur de ce rapport tient d'ailleurs à la constance avec laquelle la commission
    s'est pliée à l'exercice du dialogue : à chacune de ses réunions participaient des adolescents ou des enfants, qui pouvaient ainsi s'exprimer directement, et une enquête qualitative a permis d'approfondir la compréhension qu'ont les adultes du monde mental et social des jeunes et des enfants. En prenant appui sur de nombreux exemples étrangers, la commission s'est également donné les moyens de ne pas rester prisonnière des catégories à travers lesquelles nous pensons et organisons la prise en charge des jeunes. Le rapport formule une série de propositions, qui touchent aux finalités, portent sur les méthodes, mais invitent aussi à revoir certaines politiques.

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