• Pour caractériser la modernité occidentale, on oublie presque toujours de nommer ce qu'on peut nommer la révolution de l'identité. Les rôles sociaux, les appartenances deviennent des apparences, masquant une identité cachée, la vraie.
    Ce livre montre qu'on ne peut comprendre les individus contemporains sans la  prise en compte de cette identité   personnelle qu'ils revendiquent, au-delà de ses rôles sociaux. Quels sont  les mécanismes par lesquels chacun cherche à s'affirmer comme unique? Quelles sont les conséquences de cette "double" identité sur le fonctionnement du couple et de la famille? Pourquoi la sociologie doit-elle aussi penser le « Je » et ses conséquences?
    François de Singly nous livre des repères pour comprendre clairement les transformations du lien social dans une société moderne où s'affirme le primat de l'individu.
    Un livre bilan par l'un des grands sociologues de notre temps.

  • Cet ouvrage répond à deux questions indissociables : à quoi servent les enquêtes par questionnaire ? Comment produire de « bons chiffres » ?
    Grâce à de nombreuses enquêtes, il permet d'acquérir une double compétence : d'une part, celle de la sociologie explicative, avec la recherche des déterminants sociaux des comportements ; d'autre part, celle des règles de la formulation des questions, le choix de l'échantillon, le codage et surtout les principes de lecture des tableaux statistiques. Tous ces actes mêlent réflexion théorique sur l'objet étudié et décision empirique. Et ce sont ces allers et retours entre les deux niveaux qui forment le raisonnement sociologique.
    Réactualisé dans cette 5e édition, l'ouvrage s'adresse aux étudiants en sciences sociales, aux chargés d'études, aux travailleurs sociaux et aux cadres des collectivités locales.

  • On a tendance à imputer à l'individualisme tous les maux de nos sociétés : égoïsme, compétition, exclusion, communautarisme, voire déliquescence morale. Erreur ! explique le sociologue François de Singly dans ce petit essai argumenté et percutant. Fruit d'une pensée élaborée depuis la Renaissance, l'individualisme est un projet de société dans lequel chacun devrait trouver les meilleures conditions de sa réalisation et de son épanouissement. » Sciences humaines

  • Depuis la fin du XIXe siècle, la famille s'est transformée en permettant à chacun de ses membres d'avoir une identité de plus en plus personnelle, reconnue par ses proches, et dans une ambiance idéalement affective. Schématiquement les changements se sont déroulés en deux temps.
    Lors de la première modernité jusqu'aux années 1960, se sont imposés l'évidence du mariage amoureux, une grande division du travail entre les sexes, le repli sur le bonheur familial, et le soutien de l'État-providence.
    Avec la seconde modernité, sont apparus le droit au divorce et à la séparation, l'apparition de nouvelles formes familiales, le succès des normes psychologiques, le processus d'individualisation de la femme et de l'enfant, le déclin de la norme hétérosexuelle. En conséquence, des tensions naissent entre les exigences du maintien de la vie commune et celles de la défense de soi pour chacun de ses membres. Dans cette 6e édition, revue et refondue, de cet ouvrage, sont décrites les manières dont la famille est réinventée.

  • C'est en fonction de l'injonction moderne de devenir soi-même que la famille a rompu avec le modèle traditionnel, dominé par l'autorité du père. Mais depuis, les psychanalystes et les pédiatres s'alarment : l'enfant serait devenu roi ou chef de la famille, et les repères auraient volé en éclats. Les parents, incompétents, démissionneraient. Ils laisseraient faire, négocieraient au lieu de faire preuve d'autorité. 
    François de Singly s'inscrit en faux contre un tel diagnostic, asséné par maints « spécialistes ». Il propose de franchir le détroit de Messine éducatif en échappant aussi bien à Charybde déguisé en Père Fouettard qu'à Scylla en habit de papa copain. 
    Ce livre est un guide à l'intention du parent pour l'aider à préparer un nouveau type de voyage de formation, un voyage-découverte pour que l'enfant comprenne progressivement qui il veut devenir et puisse atteindre la terre promise de nos sociétés contemporaines : un soi autonome. 

  • Comment faire de la sociologie ? Comment réaliser une analyse sociologique d'un fait de société ? À partir de terrains qui leur sont familiers, une vingtaine de sociologues expérimentés montrent comment ils font de la sociologie. En partant d'expériences ordinaires de la vie (« je joue au foot » ; « je deviens ingénieure » ; « je lis des BD » ; « je sèche des cours »), ils révèlent la manière dont ces expériences peuvent faire l'objet d'analyses sociologiques.
    Dix-sept exemples variés permettent de se familiariser avec les étapes du raisonnement sociologique : illustrant les trois grandes variables sociologiques (sexe, âge et position sociale), ils indiquent comment articuler questionnement, concepts et enquête de terrain.
    Rompant avec une approche académique et abstraite, ce manuel - dont il s'agit ici de la troisième édition, enrichie d'un chapitre inédit - propose une nouvelle manière d'apprendre à faire de la sociologie. Avec lui, les étudiants et les lecteurs curieux disposeront de tous les outils utiles à l'apprentissage de la démarche sociologique.

  • Les  individus doivent désormais s'émanciper des liens hérités et faire la preuve de leurs qualités personnelles. Depuis une vingtaine d'années s'est constituée une famille large et plurielle de démarches ayant fait de l'individu le coeur du renouveau théorique des sciences sociales. 
    Cette nouvelle édition, révisée et mise à jour, présente l'espace des débats de ce  champ de la sociologie de l'individu. Elle démontre l'intérêt d'une des voies les plus fécondes, et sans doute la plus originale, de la sociologie française contemporaine. 

  • Oui, la famille a changé. Non seulement son cadre institutionnel a craqué, mais sa fonction centrale s'est également modifiée. Son rôle premier a longtemps été lié à la transmission du patrimoine, économique et moral, d'une génération à l'autre. Aujourd'hui, la famille tend à privilégier la construction de l'identité personnelle de chacun, grâce au soutien soit de son conjoint, soit d'un parent.
    À l'aide de centaines d'entretiens et, de façon plus inattendue, en prenant appui sur des films ou sur des romans, l'auteur montre comment s'opère cette transformation individuelle, grâce à une socialisation originale. Il analyse d'une part le regard que chaque partenaire porte sur l'autre au sein du couple et, d'autre part, celui des pères et des mères sur leurs enfants. Il montre comment l'adulte peut être une sorte de Pygmalion au service des siens, un accompagnateur. À l'ombre de la vie privée, les jeunes et les adultes apprennent à concilier souci de soi et de l'autre.
    Cette double attention caractérise le renouveau de la famille. Vingt ans après la publication de la première édition de cet ouvrage, cette demande de qualité relationnelle est encore plus forte. Dans un monde incertain, voire menaçant, pouvoir être soi-même n'est possible que grâce à un entourage sécurisant et bienveillant, grâce à des proches.

  • Il y a un Paris de la mode, un Paris des beaux-quartiers, un Paris populaire, un Paris noctambule, un Paris des affaires, un Paris-musée nourri de l'imaginaire des romans et des films. Et il y a aussi un Paris des familles, vécu par les mères, les pères et leurs enfants, dont la cartographie est parsemée de jardins publics, de crèches et d'écoles. 
    C'est à l'exploration de ce Paris familial qu'invite cette grande enquête qualitative qui rompt avec plusieurs clichés tenaces : l'anonymat de la vie urbaine, l'absence de liens sociaux et l'individualisme très concurrentiel des Parisiens. Cette approche sociologique offre un regard différent, plus nuancé sur la capitale : la vie en famille se caractérise notamment par une nouvelle territorialisation autour de l'école, par un certain contrôle des quartiers et par des solidarités qui se développent entre les « groupes familiaux » voisins. 
    Si l'individu et la famille peuvent s'épanouir conjointement dans la grande ville, qu'en est-il du couple ? Est-il fragilisé par la dynamique familiale ? À ces questions, l'enquête apporte également des réponses inattendues.
    François de Singly est professeur de sociologie à l'université Paris Descartes, directeur du Centre de recherche sur les liens sociaux (Cerlis). 
    Christophe Giraud est maître de conférences en sociologie à l'université Paris Descartes, membre du Cerlis.

  • L'adonaissance, voici une notion nouvelle et nécessaire pour désigner cette réalité moderne : les jeunes grandissent plus tôt et différemment. Les adultes le comprennent mal et ne savent pas comment y faire face.
    Les longs entretiens recueillis et analysés par François de Singly sont sans appel : les jeunes n'attendent plus la « crise d'adolescence » pour s'affirmer. Ils le font dès l'entrée au collège, dès 10-11 ans. Mais attention ! Contrairement à certains discours dénonciateurs, ces adonaissants ne se donnent pas le mot pour être des « tyranneaux domestiques » commandant des parents sans autorité.
    Plutôt bien intégrés dans la vie de famille et ses contraintes, ils s'individualisent en douceur, ils s'émancipent en prenant appui sur les codes culturels de leur génération. Ils sont déjà « ailleurs » quand on les croit encore « là ». Ils apprennent à avoir un certain pouvoir sur eux-mêmes.
    Alors comment se comporter face à ce mouvement d'individualisation précoce qui peut créer un réel désarroi, un sentiment de perte d'emprise des parents sur leurs... adonaissants ? Comment accompagner sans intrusion, comment respecter l'exigence d'autonomie sans s'installer dans une sorte d'apartheid - adultes d'un côté, enfants de l'autre - qui couperait court à toute possibilité de transmission ?
    François de SINGLY - auteur de Libres ensemble (2000), Les Uns avec les autres (2003) et autres livres manquants - prend sa meilleure plume pour nous ouvrir l'univers secret des « nouveaux jeunes » dans des milieux sociaux contrastés. Il met en valeur la parole de ces adonaissantes et adonaissants publiques, drôles et émouvants qu'il a su écouter et comprendre, sans, comme tant d'autres « experts » autoproclamés, parler à leur place !
    Qu'est-ce qu'un adonaissant ? L'adonaissant n'est pas un adulte. L'adonaissant devient en partie « propriétaire » de lui-même. L'adonaissant veut être reconnu comme « jeune ». Apprendre à être propriétaire de soi en milieu cadre. Une identité clivée, et idéalement équilibrée. Une balance identitaire mail réglée. La négociation de la propriétaire de soi. Apprendre à être propriétaire de soi en milieu populaire. Une identité cumulative. La dépossession de soi. Les modes d'affirmation de soi. Le pouvoir adonaissant sous contrôle parental. L'inspection des habits d'élève et de jeune. Libres ensemble ?

  • Depuis trente ans, « la crise » - des repères, de la transmission, des identités, de la raison ; bref du lien social - est devenue un discours lancinant, dépourvu d'effets sur l'évolution de la société. Les remèdes anti-crise proposés ne sont pas satisfaisants. Le retour à l'âge d'or de la République est impossible : les individus d'aujourd'hui refusent d'être traités seulement comme des citoyens uniformes. L' «  universalisme abstrait » est mort. Mais il ne peut être remplacé par le «  communautarisme  » qui condamne les individus à rester dans leur groupe, leur communauté d'origine, s'opposant ainsi à leur liberté de s'affilier et de se désaffilier. Il est temps de dessiner un nouvel idéal du lien social, combinant la liberté de chacun et le respect mutuel, reposant sur une autre forme de civilité. Un «  nous  » qui sache respecter les «  je » dans leur liberté et dans leur identité complexe. Un lien qui sache unir, sans trop serrer. C'est l'ambition de ce livre, écrit par François de Singly. Directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CNRS-Université de Paris V), François de Singly, professeur de sociologie, a publié notamment Libres ensemble (2000), Le soi, le couple et la famille (1996), Fortune et infortune de la femme mariée (1987).
    Avant-propos : La chèvre de Monsieur Seguin. La crise de la transmission. Comment lier ensemble des individus émancipés ? La crise de la stabilité. Comment lier ensemble des individus dont l'identité est fluide ? La crise des normes. Comment lier ensemble des individus peu obéissants ? La crise de la raison. Comment lier des individus qui veulent préserver leur intérêt et leur affect ?

  • Plus que jamais s'affirme la nécessité d'une des fonctions centrales de la vie commune : apprendre le respect mutuel. Car il ne s'agit pas seulement de vivre ensemble, mais d'être libres ensemble. En effet, l'individualisme peut mener à l'atomisation de la société - chacun se repliant sur soi - si la vie commune, vécue sous le mode de la contrainte, empêche l'épanouissement personnel. Il s'agit donc de résoudre cette tension entre être soi-même et vivre ensemble, entre l'individuel et le collectif. S'appuyant sur huit enquêtes inédites menées auprès de jeunes adultes vivant en couple, de personnes âgées, d'enfants et d'adolescents, Libres ensemble montre comment les personnes en couple, en famille, en collectivité mènent une « double vie » faite de temps personnel et de temps partagé. Chacun se retrouve ainsi à la fois « seul » et « avec ». Quinze ans après la première édition de cet ouvrage, Libres ensemble est encore plus actuel, du fait de la crise de la vie commune sous le même toit de la nation. Comment rendre compatibles les exigences du vivre ensemble et du respect des différences individuelles ? Les responsables d'associations, de groupes, les citoyens devraient s'inspirer de ce que les gens ordinaires ont inventé dans leur vie privée : une forme de « multiculturalisme » conciliant culture commune et culture personnelle.

  • Réalisé à partir de nombreuses enquêtes, ce livre traite du prix social et culturel de la vie conjugale pour les femmes. Les dernières décennies ont vu de nombreux changements dans les affaires privées en France. Une chose résiste malheureusement à l'usure du temps : l'inégalité des hommes et des femmes. Ce bilan passionnant montre que le prix de la vie conjugale et de la vie familiale demeure plus élevé pour les femmes que pour les hommes.

  • Les trois quarts des séparations et des divorces sont demandés par les femmes.
    Pour la première fois, un sociologue s'empare de ce fait de société, en analysant le récit des femmes qui ont rompu. Il découvre que la séparation n'est pas seulement une expérience de désenchantement et d'épreuves à franchir. Aussi douloureuse soit-elle, elle apparaît aussi comme une étape par laquelle la femme moderne s'affranchit. 
    Cette émancipation revêt plusieurs formes. Certaines femmes se détachent pour survivre (mieux vaut divorcer que périr dans le couple), d'autres veulent passer à autre chose dans une logique de progression individuelle. Et puis il y a celles qui ne veulent plus porter le couple, jugeant que leur conjoint ne l'a pas assez investi.
    À chacune sa formule de séparation pourrait-on penser. Mais par un habile jeu de miroir, François de Singly nous présente l'expérience de la rupture comme le reflet de la vie conjugale : on se sépare comme on a vécu ensemble. Et on se sépare, aussi, pour vivre différemment, pour se trouver et s'accomplir.
    François de Singly est sociologue, professeur à l'université Paris Descartes. Il a écrit de nombreux livres sur le couple et la famille.

  • Voici une enquête passionnante sur un sujet qui fait particulièrement débat : la persistance d'un surinvestissement féminin dans les tâches ménagères, malgré le féminisme, et malgré une apparente évolution des mentalités. 
    Maintien de la domination masculine ? Intériorisation séculaire par les femmes de leur « rôle » d'âme du foyer ? 
    Rien n'est aussi simple : le grand intérêt de cet ouvrage est qu'il permet de dépasser les explications toutes faites. F. de Singly et les jeunes sociologues dont il s'est entouré appréhendent ainsi les liens entre inégalité et injustice ménagère sur la base de trois « terrains » qui ont donné lieu à des entretiens d'une grande richesse. 
    Ces travaux nous restituent les différentes manières dont les femmes elles-mêmes, au-delà d'un mécontentement sous-jacent, « justifient », voire revendiquent cette distribution inégalitaire du travail domestique, pouvant aller jusqu'à rejeter le contrôle masculin sur ce territoire de leur quotidien, tout en demandant alors d'autres preuves d'attention. 
    L'égalité ne serait-elle que l'un des enjeux de la relation conjugale ? Comment dès lors lutter contre l'injustice ménagère ?
     
    François de SINGLY, professeur, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (Université Paris Descartes, CNRS), a dirigé et introduit ce travail, qui a associé Isabelle CLAIR, docteure en sociologie, en post-doc au Genres Travail Mobilités (Paris 8, Paris 10, CNRS), Sandra GAVIRIA, maîtresse de conférences (Université du Havre), Muriel LETRAIT, ingénieure d'études au Centre de Recherches sur les liens sociaux (Université Paris Descartes, CNRS), Sarra MOUGEL-COJOCARU, agrégée de sciences économiques et sociales et doctorante au Cerlis (Université de Paris Descartes, CNRS) et ATER à l'Université du Havre, et Mireille PARIS, ingénieure CNRS, historienne et linguiste, spécialiste de l'islam et du monde arabo-musulman.

  • À la suite de l'adoption du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le Premier ministre a demandé à France Stratégie de constituer une commission chargée d'élaborer une stratégie nationale pour l'enfance et l'adolescence.
    Le présent rapport, qui résulte du travail conduit sous la présidence de François de Singly, surprendra sans doute. Plutôt que de dresser le catalogue des dispositifs à réformer et des mesures à introduire, il nous invite d'abord à déposer les oeillères avec lesquelles trop souvent nous examinons séparément les politiques de l'éducation et de la famille, ou bien segmentons les approches de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse. Plutôt que de partir des politiques publiques, et des objectifs nécessairement partiels de ceux qui en ont la responsabilité, il nous suggère de centrer notre attention sur les jeunes et les adolescents eux-mêmes. Il y a deux motifs à cette démarche. Le premier est qu'il est
    impossible de faire comme si la pauvreté monétaire, qui touche plus d'un tiers des familles monoparentales, le manque de centaines de milliers de places d'accueil collectif pour la petite enfance et l'échec scolaire étaient des problèmes extérieurs les uns aux autres.
    Le second est qu'une politique publique compartimentée en autant de silos qu'il se trouve de ministères compétents et d'objectifs distincts manque nécessairement son objet : celui d'un développement à la fois cognitif, personnel et social, qui se construit à travers ces divers âges de la vie que nous nommons enfance, adolescence et jeunesse.
    En proposant une stratégie visant le « développement complet » de tous les enfants, le rapport de François de Singly et Vanessa Wisnia-Weill invite à réexaminer nos politiques au regard d'un objectif englobant. Cette ambition ne résulte pas seulement d'une démarche conceptuelle - encore que celle-ci fournisse sa colonne vertébrale au rapport. Elle se fonde aussi sur l'observation du comportement des adolescents et sur le constat de leur propension à cloisonner leur existence sociale. La valeur de ce rapport tient d'ailleurs à la constance avec laquelle la commission
    s'est pliée à l'exercice du dialogue : à chacune de ses réunions participaient des adolescents ou des enfants, qui pouvaient ainsi s'exprimer directement, et une enquête qualitative a permis d'approfondir la compréhension qu'ont les adultes du monde mental et social des jeunes et des enfants. En prenant appui sur de nombreux exemples étrangers, la commission s'est également donné les moyens de ne pas rester prisonnière des catégories à travers lesquelles nous pensons et organisons la prise en charge des jeunes. Le rapport formule une série de propositions, qui touchent aux finalités, portent sur les méthodes, mais invitent aussi à revoir certaines politiques.

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