• A la fin du Ier siècle de notre ère, la génération des Apôtres s'est éteinte. Mais l'Eglise qui est née ne lâche pas pour autant l'écriture. La relève de ceux qui ont écrit le Nouveau Testament est assurée par des hommes qui, selon la tradition, ont été en relation avec les Apôtres, et c'est pourquoi on donne à cette génération le nom de "Pères apostoliques".
    Il écrivent en des temps difficiles : le pouvoir romain s'est mis, depuis 60 ap. J.C., à combattre le mouvement chrétien qui a pris de l'ampleur. La répression n'est pas permanente, ni organisée systématiquement, mais elle est souvent cruelle, contre cette "race superstitieuse", censée "haïr le genre humain". En même temps que ces ennemis extérieurs apparaissent les menaces intérieurs de schisme, les querelles de la communauté... Les textes ici réunis et leurs orientations font écho à ces difficultés. On trouvera dans ce volume les Epîtres de Clément de Rome, de Barnabé, d'Ignace d'Antioche et de Polycarpe ; le Martyre de Polycarpe ; la Didachê ; les Fragments de Papias.

  • Ce livre, consacre? a? Je?sus enfant, est l'oeuvre d'un grand connaisseur des choses de Dieu comme des choses de l'homme. Il est aussi l'oeuvre d'un e?crivain, femme et me?re de famille. Ces trois e?le?ments annoncent sans fard les trois grandes dimensions de l'ouvrage. Plein de charme, de profondeur et de ve?rite?, celui-ci propose une lecture comple?te des e?vangiles de l'enfance, de Matthieu et de Luc ; lecture dans laquelle de fortes lec?ons humaines, pour l'homme d'aujourd'hui comme pour l'homme de toujours, s'expriment avec la gra?ce d'un souffle spirituel rare. Voici donc un livre de the?ologie certes, mais aussi et surtout un livre de spiritualite? dans le meilleur sens du terme.
    L'enfance de Je?sus est brie?vement raconte?e dans les e?vangiles. Y a-t-il des moyens d'en connai?tre plus, autres que d'e?tudier simplement les moeurs de la Palestine ancienne ou de repe?rer les emprunts faits a?
    L'Ancien Testament ? Pour l'auteur, la re?ponse est affirmative, et son livre en fait la brillante et forte de?monstration.
    Le texte se laisse en effet regarder, ou e?couter, de tre?s pre?s. E?pier le de?tail, examiner l'inflexion de la phrase, capter la respiration d'un re?cit e?tonnamment vivant en re?ve?le davantage. L'enfant Je?sus vient a? nous, merveilleusement pareil a? tous les autres ; mais de?ja? rayonnent le grand myste?re de sa personne et, comme fugitivement, celui de sa Passion. Tout se pre?pare dans la paix de Nazareth, jusqu'au jour ou? la jeune conscience de Je?sus s'e?meut, et offre sa premie?re re?ponse a? l'appel secre?tement perc?u. A? douze ans, a? Je?rusalem, l'enfant devient homme : le voile du Temple tout inte?rieur s'est de?chire?.

  • Les dieux sont morts. On sait maintenant pourquoi, car les sciences humaines nous ont appris ce qui les avait fait naître. Devant la connaissance, la logique, la morale, et l'histoire, la foi religieuse ne doit-elle pas avouer aujourd'hui qu'elle est simultanément inutile et impossible ? Une nouvelle civilisation se rebâtit sur les ruines de l'absolu. Mais les prouesses technologiques, l'émancipation de l'intelligence, la domination de l'univers physique n'ont guère donné de sens à cette aventure d'un temps aussi généreux dans le don des souffrances que dans celui des merveilles. Ni le refus ni la nostalgie du passé ne frayent la voie, pas plus que l'aveugle confiance dans le triomphe du présent. Mais seulement de l'un à l'autre et vers l'avenir, ce qui fait prévaloir l'étonnement sur la redite, l'enthousiasme sur l'absurdité, l'imagination sur la loi, la joie sur l'apparence de la mort : l'espérance. À travers nos histoires successives, dans la lueur de quelques paroles du premier siècle chrétien, se laisse entrevoir le paradoxe d'un dessein créateur commencé sans nous et achevé pour nous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La culture

    France Quéré

    Toute l'oeuvre de France Quéré aura été un hymne à la culture, à l'affinement de la conscience. « Toutes les cultures du monde sont l'effort pour arracher l'humanité à ce grand fonds barbare dont aucun peuple n'est encore entièrement et durablement dégagé », écrit-elle ainsi. Ou encore : « Si la musique ne montait d'un acte originaire, que le moi affirme et qui affirme le moi, jamais homme n'aurait chanté. » À l'occasion du dixième anniversaire de son décès s'est tenu un colloque consacré à la culture prise en ce sens. De la multiplicité des approches ressort une étonnante unité de perspective. Ce livre regroupe les interventions et réflexions de Jean-Pierre Chauveau, François Cheng, Béatrice Descamps-Latscha, Albert Jacquard, Philippe Joutard, Axel Kahn, Marguerite Léna, Pierre Léna, Michel Leplay, Gustave Martelet, Alain Mérot, Yves Quéré, Nicole Questiaux, Paul Ricoeur, ainsi que quelques textes emblématiques de France Quéré elle-même. « La culture ?N'est-elle pas le chant mêlé de nos pensées, de nos émotions et de nos interrogations, l'intensité de notre regard et de notre écoute, une errance émerveillée au travers des arcanes du monde et, peut-être, cette question même sur elle-même ? »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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