• Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • Le 22 juin 1963 à Paris, quatre adolescents assistent, place de la Nation, au concert donné à l'occasion du premier anniversaire de Salut les copains. Trois garçons : François, rocker au coeur tendre, tenté par les substances hallucinogènes ; Antoine, fils d'ouvrier qui ne jure que par Jean Ferrat ; Lorenzo, l'intellectuel, fou de cinéma et champion de 800 mètres.
    Une fille : Michèle, dont tous trois sont amoureux, fée clochette merveilleuse, pourvoyeuse de rêve et féministe en herbe.
    Commencé au coeur des Trente Glorieuses et se clôturant sur la « marche républicaine » du 11 janvier 2015, ce livre pétri d'humanité, virevoltant, joyeux, raconte, au son des guitares et sur des pas de twist, l'histoire de ces baby-boomers devenus soixante-huitards, fougueux, idéalistes, refusant de se résigner au monde tel qu'il est, et convaincus qu'ils pouvaient le rendre meilleur.

  • Emigrée à San Francisco à l'âge de 17 ans, Tina Modotti y devient très vite une actrice de théâtre et une vedette du cinéma muet. Éprise d'Edward Weston, le célèbre photographe américain, elle part vivre à México où elle intègre les milieux intellectuels d'avant-garde. Devenue à son tour photographe, elle voit son nouvel amant, le révolutionnaire cubain Julio Antonio Mella, assassiné sous ses yeux, ce qui décide de son engagement dans la lutte politique. Commence alors pour elle une vie d'errance : Berlin, Moscou, Paris, l'Espagne en guerre...Photographe de génie, femme à la beauté ravageuse, celle que d'aucuns surnommèrent la « Mata Hari du Komintern » construit un des destins les plus exceptionnels de son siècle. Mais qui était-elle vraiment ? Après la princesse Belgiojoso, Frida Kahlo, Violette Morris, Gérard de Cortanze, prix Renaudot pour Assam, se penche, dans ce livre plein de bruit et de fureur, sur le parcours libre et intense d'une femme perpétuellement partagée entre l'art et la vie.   

  • Un après-midi de septembre 1925, une jeune Mexicaine de dix-huit ans voit l´autobus dans lequel elle a pris place percuté par un tramway. La colonne vertébrale brisée, elle mettra deux ans avant de pouvoir remarcher. Belle, indépendante, vive, elle se marie en 1929 avec Diego Rivera, le célèbre peintre muraliste. Elle s´appelle Frida Kahlo. Ce livre est son histoire.

    Recommandant, pour vivre, de ne pas fermer les yeux à la laideur mais au contraire de les ouvrir « pour regarder ainsi la naissance d´une beauté terrible », elle invente une autre réalité. Torturée par la douleur physique, mais portée par ses engagements politiques et ses amours tumultueuses, elle construit au fil des années une oeuvre picturale puissante et singulière. Sa dernière toile, Viva la Vida, est un hymne à la joie de vivre et à la lumière: « Pourquoi voudrais-je des pieds, demande-t-elle, puisque j´ai des ailes pour voler ?

  • En janvier 1937, Frida Kahlo, mariée au peintre Diego Rivera, n'a pas encore trente ans. Le couple bat de l'aile. Aux infidélités de Diego répondent celles de Frida. La jeune femme n'est pas heureuse. Revenue d'une fugue à New York elle songe à se suicider. Un événement va bouleverser sa vie : l'arrivée de Trotski dans un Mexique postrévolutionnaire en pleine ébullition.Entre le rescapé de la Guépéou et l'artiste flamboyante, naît une passion dévorante. Affolant ses gardes du corps, mettant en déroute les tueurs lancés à ses trousses, Trotski lui donne des rendez-vous secrets, s'enfuit avec elle dans une hacienda, glisse des billets enfiévrés dans les livres qu'il lui offre. Frida sera son dernier grand amour. Des années plus tard, l'artiste confiera que cette rencontre fut l'une des meilleures choses qui lui soit arrivée et cette période l'une des plus fécondes de sa vie de peintre.Fabuleuse évocation d'un Mexique à la vitalité inouïe, ce roman trépidant, à l'image de son héroïne, nous plonge dans l'effervescence intellectuelle et politique de la fin des années 30 à travers le parcours rayonnant d'une femme animée par un insatiable désir de vivre et d'aimer. Gérard de Cortanze en restitue brillamment la fantastique ampleur.

  • Folles et géniales années soixante !
    " Les sixties ont aujourd'hui cinquante ans. Le puzzle des noms qui les compose fait désormais partie de l'histoire. Il n'est que d'en citer quelques-uns : Arpanet, Beatles, Carré blanc, Dim Dam Dom, Hula-hoop, Jaguar Type E, Martin Luther King, mai 68, mini-jupe, Mur de Berlin, Nouveau roman, Pop Art, Schmilblick, Woodstock, etc. Nous pourrions ajouter : la présence incontournable de l'homme de Londres devenu chef de l'État et celle de l'astronaute, Neil Armstrong, qui marche sur la lune et porte au rêve.
    Ce livre, volontairement subjectif, est empli du temps qui passe, des gens, des choses, des faits, des événements, des réflexions, des inventions, des victoires et des défaites. J'ai voulu retenir de cet album photos des années 60, les tempêtes, les éclats, les instants d'hésitations, les silences, et surtout une immense clameur : celle d'une génération, qui se voulait sans peur et sans reproche, et qui, à sa manière, a changé le monde. "
    G. de C.

  • Elle s'appelait Violette Morris. Sportive de haut niveau, figure des nuits parisiennes et du music-hall, elle fut aussi une grande amoureuse : Joséphine Baker et Yvonne de Bray, grâce à qui elle rencontra Cocteau et Marais, furent parmi ses conquêtes. Inclassable, extravagante, résolument moderne, féministe engagée, lesbienne assumée, elle suscita la crainte et le rejet d'une France corsetée dans son conformisme, dont elle incarna tous les démons refoulés.
    Il fallait un roman, flamboyant et plein d'humanité, pour retracer le destin d'une scandaleuse qui fut la contemporaine de Colette et laissa derrière elle une légende noire : celle d'une femme libre qui courait trop vite pour son temps.

    Prix Renaudot pour Assam, Gérard de Cortanze est l'auteur de nombreux romans, parmi lesquels Les amants de Coyoacan, L'an prochain à Grenade, Zazous, Laisse tomber les filles...

  • Grenade, 31 décembre 1066 : cinq mille Juifs sont massacrés en une nuit. Echappent à la tuerie la jeune Gâlâh et Halim, son ami. Mémoire vivante de son peuple, Gâlâh traverse les siècles. On la retrouve à Séville, à Tolède, à Lisbonne, à Oran, à Constantinople, à Venise, à Haarlem, à Treblinka, à Sarajevo, à New York, à Grenade à nouveau, à Paris enfin, devant une école, un matin de septembre où un tueur l'attend.Grand roman d'amour entre une jeune fille juive et un poète musulman, L'An prochain à Grenade est aussi un roman épique au souffle puissant, traversé par les guerres et les pogroms. Un roman politique, car la nuit noire de 1066 résonne d'échos étrangement actuels. Un conte philosophique enfin, sur la naissance du mal et la persistance de la haine.En dénonçant les horreurs de la guerre, Gérard de Cortanze, Prix Renaudot 2002 pour Assam, nous offre une magnifique méditation sur un monde où les mots de fraternité et de tolérance semblent avoir perdu tout sens.

  • Assam

    Gérard de Cortanze

    « Aventino regarde par la fenêtre de la berline. Il est tombé cette nuit beaucoup de neige. On ne voit plus les sentiers, les chemins, plus une seule route destinée aux hommes. Dans le lointain, les Alpes hérissent leur muraille blanche. Turin, le château familial, la campagne alentour, le fond de son être, tout n'est plus qu'une immense solitude qui le suit au long de la route, jusque dans Gênes. Et sur le bateau, Aventino ne perçoit rien du vacarme du port : quelque chose, en lui, s'est déchiré. Perdu dans la contemplation du grand bassin noir et luisant, le voilà dans un monde qu'il ne reconnaît plus. Une eau pâteuse se soulève et s'abaisse. Pourquoi tout ce temps sans revoir Maria Galante ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi ce départ ? Parce que Aventino n'a plus rien à dire aux hommes de son siècle. » Lorsqu'Aventino Roero Di Cortanze, aristocrate rebelle, part en Indes à la recherche d'une hypothétique pousse de thé, il ne sait rien du pays où il finira par rester cinq ans. Aventure spirituelle d'un homme partagé entre son amour pour deux femmes qui n'en forment peut-être qu'une, Assam raconte la nécessité de s'engager et la difficulté d'accepter la modernité en marche sans pour autant renier un passé, un art de vivre ancien, qui sont les fondement même de son être.

  • La folle histoire des 24 Heures du Mans... Les 24 Heures du Mans pour les Nuls, a pour ambition de tout dire sur une course mythique qui aura 100 ans dans quelques années. De sa naissance en 1923, au sortir de la Grande Guerre, à sa renaissance en 1949, après un silence de dix ans, en passant par la France des Trente Glorieuses, la crise pétrolière de 1974, les années Mitterrand et l'entrée dans le XXIe siècle, Le Mans se raconte et raconte le monde. Précis, argumenté, clair, pédagogique, ce livre met en scène des histoires de voitures, de pilotes, d'événements, d'innovations, et répond à toutes les questions : lieux, dates, performances, records, statistiques, chiffres, marques, puissances... Les 24 Heures du Mans pour les Nuls : une somme phénoménale de connaissances, certes ici rassemblées, mais aussi le grand roman d'une course racontée par un écrivain qui la connaît de l'intérieur. Un livre publié en partenariat avec l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), propriétaire et organisateur de l'épreuve reine d'endurance auto.

  • "Après plusieurs incursions sur les côtes cubaines, Hemingway loue, en avril 1932, une chambre à l'hôtel Ambos Mundos, à La Havane, où il écrira de nombreux articles et son roman Pour qui sonne le glas.
    Sept ans plus tard, Martha Gellhorn, qu'il a rencontrée en Espagne pendant la guerre civile, trouve près de La Havane, à San Francisco de Paula, une maison de style colonial espagnol : la Finca Vigía. Au milieu de ses vastes bibliothèques, parmi soixante-sept chats et chiens, entouré de tableaux qu'il aime, de ses fétiches africains et de ses trophées de chasse, il y écrit, dans la douleur, une oeuvre. Quand il ne pêche pas, il assiste à des parties de pelote basque, pratique le tir au pigeon au Club du Cerro, retrouve ses amis américains et ses chers pêcheurs cubains. Il ne quittera Cuba qu'en juillet 1960. Un an plus tard, il se suicidera.
    Il avait passé trente ans de sa vie à Cuba. Ce livre est l'histoire d'une rencontre entre un écrivain et un pays."
    Gérard de Cortanze.

  • Depuis l'attribution du premier Prix Littéraire Prince Pierre de Monaco à Julien Green en 1951, soixante années se sont écoulées durant lesquelles soixante écrivains ont été primés, offrant chacun un regard particulier sur la création littéraire en langue française, apportant des réponses partiales, partielles, nécessaires aux questions qu'ils se posaient. Chacun des textes rassemblés dans cette anthologie constitue une réflexion sur l'art de raconter des histoires et d'être dans son siècle, pièces plurielles d'un puzzle aux multiples facettes, et qui a pour nom Littératures.

  • Le livre, aujourd'hui, est en péril. Menacé par les tenants d'une modernité qui nous expliquent qu'il est devenu obsolète. Qu'il n'est plus ce mot de passe qui permet à celui qui le connaît de devenir plus que ce qu'il est. Voilà pourquoi sans nostalgie ni rancoeur, Gérard de Cortanze propose - faisant suite à Passion de la langue française" -, cette "Passion des livres". Pour donner à voir de grands textes qui font tous du livre, comme l'écrit Montaigne, " le compagnon de l'humain voyage ". Mais aussi pour montrer par une voie plus ludique que l'histoire du livre est indissociable de notre civilisation. Tant d'auteurs nous ont entretenu des joies ineffables de la lecture : Giacomo Leopardi, Jean-Jacques Rousseau, Montesquieu, Chateaubriand, Valéry Larbaud, Edith Wharton et plus près de nous : Ray Bradbury, Mario Vargas Llosa, Jorge Semprun, Ismaël Kadaré... Il est urgent de les retrouver, dans les rayons des librairies et des bibliothèques. Auteur de plus de soixante livres traduits en vingt langues, dont "Assam" (prix Renaudot), Gérard de Cortanze est membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique. Il a publié aux éditions Desclée de Brouwer "Passion de la langue française".".

  • J'ai la profonde conviction qu'Ernest Hemingway reste un auteur mal connu. On ne voulut voir en lui qu'un géant chasseur de fauves, un correspondant de guerre rebelle, un dur à cuire pêcheur de monstres marins, un amateur de corridas, un boxeur primitif, un viscéral insatiable, un monument de virilité, violent et alcoolique. Cette panoplie réductrice ne le protégeait guère : sa légende faillit le dévorer. Il s'en plaignait souvent. Mon ambition est de rétablir un morceau de cette vérité derrière laquelle l'auteur du Vieil Homme et la mer courut toute sa vie. Hemingway fut un romancier puissant, un journaliste de tout premier plan, un extraordinaire nouvelliste, hanté par la phrase exacte, le mot juste, l'histoire vraie, la sincérité. Mauriac disait de lui qu'il parlait le langage de la grande liberté". Oui, mais de la solitude aussi, de celle qui contraint chaque jour l'écrivain "à faire front à l'éternité ou à l'absence d'éternité".".

  • " Je le confesse : je suis un romantique, un esprit ardent et intransigeant. Je voudrais qu'on fasse pour la langue française des rêves d'absolu, et qu'on croie, comme Nizan, que si l'on n'a pas tout on n'a rien. Je suis du côté de Montherlant lorsqu'il écrit à son fils : "Il faut être fou de hauteur !" Et du côté de Cocteau qui sauve le feu lorsqu'une maison brule. Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la langue française. Le sentiment l'inspire aussi bien que la raison. Au hasard et au cynisme qui semblent aujourd'hui nous gouverner, j'oppose ma conviction, profonde : notre langue, la langue française, celle de la francophonie, telle qu'elle est, parmi les autres, telles qu'elles sont, sous peine de danger mortel, se doit de viser haut et de se tenir droite. [...] C'est cela, la langue française une terre de promesses et une espérance. " Un florilège de trente-trois textes essentiels, choisis et présentés par Gérard de Cortanze.

  • Je vis dans la fréquentation des peintres et des sculpteurs. Nos échanges, amicaux et féconds, ont lieu, le plus souvent, dans leur atelier, cet espace aussi singulier qu'intime. Ce livre est l'histoire de nos rencontres. Tout au long de ces voyages dans une trentaine d'ateliers, une évidence m'est apparue : l'atelier n'est pas un lieu neutre. Clos, discret, impudique, il n'existe que dans le commerce qu'on entretient avec lui : artiste ou simple visiteur. Il n'est jamais silencieux, ni rébarbatif, ni redondant, ni morne, ni vide. L'atelier est un lieu de réponses plus que de questions. Tous me l'ont dit - Louise Bourgeois, Zao Wou-Ki, Soulages, Garouste, Antonio Saura, Combas, Buren, Texier, etc. : le lieu actif de l'atelier, impénétrable et intime, est le lieu où le créateur aime vivre, où il fait des choses qui sont ses inventions, où il se regarde, où il s'observe. Nombre d'artistes m'ont avoué ne rien « faire » parfois dans leur atelier. Un tel peut y passer quelques heures, sans enlever son manteau, puis repartir, ou venir assister au jour qui se lève ; tel autre y attend le danger, ou s'expose à la lumière. Mais tous en conviennent : l'atelier, qui en dit souvent plus sur eux-mêmes que leurs oeuvres, « ne se fait pas comme ça ». Il s'apprend, se prend, s'investit, se dompte. César a raison : « On met toute une vie à faire un atelier. »
    Gérard de Cortanze est l'auteur de plus de cinquante livres traduits en vingt langues, parmi lesquels le cycle des Vice-rois, et plus récemment Laura et Spaghetti !... On lui doit également de nombreux essais sur Auster, Semprun, Hemingway, Sollers, Le Clézio... lia obtenu le prix Renaudot avec son roman Assam. Il collabore au Magazine littéraire et dirige la collection Folio Biographies aux éditions Gallimard.

  • Grand voyageur, reporter passionné, Pierre Benoit (1886-1962) a fait rêver des générations de lectrices, et de lecteurs, avec ses romans flamboyants où un érotisme sous-jacent le dispute à un exotisme assumé. Aurore, Antinéa, Athelstane, Axelle..., les troublantes héroïnes de ce séducteur impénitent sont autant de femmes fatales qui inspirèrent les plus grands cinéastes. A l'occasion du cinquantenaire de la mort de Pierre Benoit, l'écrivain Gérard de Cortanze retrace le parcours chaotique de ce romancier prolixe, auteur de quarante-trois romans. Marqué par la Grande Guerre, il connut toutes les gloires - il entra en 1931, à 45 ans, à l'Académie française - et la déchéance suprême lorsqu'il fut, en 1944, injustement jeté en prison pour « collaboration avec l'ennemi ». Sa biographie, exhaustive et remarquablement documentée, le sort enfin du purgatoire auquel une certaine critique l'avait condamné. Elle retrace la vie littéraire foisonnante du Paris de l'entre-deux-guerres dont Pierre Benoit fut un des piliers avec ses amis Carco ou Dorgelès, nous fait croiser les innombrables conquêtes du romancier (de la chanteuse Marie Dubas à l'actrice Betty Stockfeld, en passant par Spinelly et Musidora) et révèle les nombreuses facettes de l'auteur de L'Atlantide, qui écrivit aussi bien des dialogues de films, que des centaines d'articles ou des livrets d'opérette. A son ami Jean Cocteau qui lui fit remarquer un jour qu'il avait « le génie de l'imprévu », Pierre Benoit répondit que « le devoir du romancier, c'est d'être de son temps. » Le XXe siècle et ses soubresauts lui donnèrent, ô combien, l'occasion d'être ce romancier paradoxal revendiquant une vie faite « d'absence d'unité, d'expérience et de rêverie ».

  • Zazous

    Gérard de Cortanze

    On n'est pas sérieux quand on a quinze ans même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d'ordre zazous : danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux. À mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d'adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l'Arc de Triomphe, arborent, par solidarité et provocation, l'étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu'empêcher qu'on ne leur confisque leur jeunesse. Dans cet ample roman aux accents de comédie musicale, Gérard de Cortanze nous plonge au coeur d'un véritable fait de société trop souvent ignoré, dans le quotidien d'un Paris en guerre comme on ne l'avait encore jamais vu, et nous fait découvrir la bande-son virevoltante qui, de Trenet à Django Reinhardt, sauva une génération de la peur.

  • Miroirs

    Gérard Cortanze

    Une nuit d'Épiphanie, des bourgeois effrayés croient voir les rois mages traverser leur ville. Mais les trois voyageurs ne viennent nullement célébrer la présentation de l'Enfant Dieu aux hommes, et ne transportent ni or ni encens ni myrrhe. Ils viennent

  • Il est quatre heures du matin. Dans le restoroute où il s'est arrêté un instant, Constantin fait le bilan de sa vie. Un bilan résigné, presque désenchanté. Dans la voiture l'attendent une femme dont il n'est peut-être plus amoureux et sa fille pour qui il n'est sans doute pas le père idéal. Quand soudain une silhouette de femme déclenche en lui le souvenir d'un passé qu'il croyait oublié. Chassé-croisé des désordres amoureux, des vies parallèles qui se perdent et se recroisent, entre Rohmer et Wenders, L'Amour dans la ville dépeint le paysage amoureux des vingt dernières années, avec juste ce qu'il convient de désillusion, de pudeur, de solitude, de dérive, de sensibilité et d'amertume.Avec L'Amour dans la ville, Gérard de Cortanze poursuit cette quête sentimentale délicate et complexe déjà présente dans Les enfants s'ennuient le dimanche, Giuliana et Elle demande si c'est encore la nuit, où les sentiments contrairement à la société qui les engendre, gardent leur poids d'éternité et de secret.

  • Banditi

    Cortanze Gerard

    On dit de la jeunesse qu'elle est présomptueuse et qu'elle nourrit pour l'inutile une passion fugace. Pour Michele Pezza, tout juste âgé de dix-sept ans, la jeunesse est une ivresse continuelle. Engagé, durant l'hiver 1798, aux côtés des francs-tireurs de la Sainte Foi, l'insoumis magnifique livre contre les troupes d'occupation françaises un combat de partisans. Avec sa horde de banditi et Fortuna-Rachele, sa jeune amante, il hante le maquis napolitain à la recherche du bonheur. Invisible, invincible, protégé par une meute de loups et des rites magiques, Michele Pezza occupe dans le cycle des Vice-rois une place unique : celle du héros romantique animé d'un prodigieux goût de vivre. Une défense exaltée de l'amour fou, de formidables traques à pied ou à cheval, d'innombrables rencontres avec des personnages inoubliables, des traversées maritimes, des bals masqués : un vaste roman aux dimensions stendhaliennes, écrit dans la langue la plus vive qui soit.

  • Aventino

    Cortanze Gerard

    Sous le regard diabolique d'un mystérieux peintre qui esquisse le tableau sans cesse recommencé de leur vie, un père et un fils poursuivent, chacun à sa manière, une odyssée particulière. Le premier, aventurier d'un autre temps, trop lucide pour acquiescer au présent, reste fidèle à ses convictions. Le second, trop romantique pour résister au futur, épouse les thèses révolutionnaires des carbonari. Dans l'Italie du Risorgimento et du Guépard de Lampedusa, sur laquelle souffle un vent de liberté, les deux hommes, de luttes fratricides en complots confus, de liaisons amoureuses en duels sanglants, sur les champs de bataille ou dans les antichambres du pouvoir, s'engagent dans une suite éperdue d'aventures qui les mèneront au « comble du bonheur ».

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