• Le narrateur, un jeune homme sérieux à l´existence bien remplie, a tout pour être heureux. Sauf qu´il lui manque l´élément indispensable à son bonheur : une paire de pieds parfaits dans des souliers exquis. Car il est fétichiste. Rien de dangereux : il collectionne les chaussures, amasse des revues d´anatomie et de podologie, entasse les traités de psychiatrie sur sa particularité, et observe, fasciné, les clientes dans les magasins de chaussures.
    Mais quand vous placez les pieds au-dessus de tout, trouver l´âme soeur est une tâche ardue. Puis arrive Catherine. Et ses pieds. Chaussés de sandales taillées dans du zèbre. Perchés sur des talons aiguilles. Sublimes.
    Leur liaison torride fait voler en éclats toutes les limites. Ambivalente, Catherine souffle le chaud et le froid sur cet amant qui vénère ses pieds. Mais comment résister à une telle passion, surtout quand celle-ci vous conduit à devenir l´égérie d´un bottier de génie ? Harold, la soixantaine solitaire, complète parfaitement l´obsession du narrateur : s´il adore les pieds en général, et ceux de Catherine en particulier, c´est pour mieux les couvrir de ses créations. Des souliers uniques au monde, puissamment érotiques et très inquiétants.
    Pour Catherine, cela finit par être insupportable. Vertige devant l´intensité érotique ? Désir d´être aimée pour elle-même ? Elle rompt et coupe les ponts. Après avoir côtoyé le ciel, notre fétichiste côtoie l´enfer. Un enfer d´autant plus épouvantable qu´il découvre fortuitement le nouvel amant de Catherine : un photographe publicitaire spécialisé dans les pieds. Comment tolérer d´imaginer les pieds de Catherine entre les mains d´un tel rival ? Désespéré, ayant des envies de meurtre, sachant que ses amis ne peuvent pas le comprendre, notre fétichiste se tourne vers l´étrange bottier, Harold... Bientôt, le photographe est retrouvé assassiné et mutilé. La police s´intéresse de près aux obsessions de notre ami, soupçonné du crime. Catherine choisit alors de réapparaître...

  • En tout cas, c´est le projet d´Éric, comptable, marié et père de deux enfants. Alors qu´il fête son anniversaire au pub, entouré de ses amis, il prend soudain conscience que le camping sera pour lui la façon idéale de passer quinze jours de vacances en famille et de ré-flé-chir. Mais c´est en vacances que les problèmes sérieux commencent.
    Éric y croyait pourtant tellement à ce ressourcement... Il n´avait rien laissé au hasard. Il avait même commencé à rédiger un journal où les considérations météorologiques côtoyaient de profondes réflexions philosophiques. Mais rien ne se passe comme prévu, du moins comme il l´aurait souhaité : sa femme est prise de pulsions sexuelles irrépressibles, sa fille traverse une crise de mysticisme et son fils décide de retourner à l´état de nature. Sans parler des autres vacanciers plus étranges les uns que les autres.


    Geoff Nicholson manie avec talent l´art de la satire et du burlesque. Dans cette comédie grinçante et cruelle, il jongle subtilement avec le second degré en un tourbillon de situations cocasses, et parfois surréalistes.

  • How we walk, where we walk, why we walk tells the world who and what we are. Whether it's once a day to the car, or for long weekend hikes, or as competition, or as art, walking is a profoundly universal aspect of what makes us humans, social creatures, and engaged with the world. Cultural commentator, Whitbread Prize winner, and author of Sex Collectors Geoff Nicholson offers his fascinating, definitive, and personal ruminations on the literature, science, philosophy, art, and history of walking.
    Nicholson finds people who walk only at night, or naked, or in the shape of a cross or a circle, or for thousands of miles at a time, in costume, for causes, or for no reason whatsoever. He examines the history and traditions of walking and its role as inspiration to artists, musicians, and writers like Bob Dylan, Charles Dickens, and Buster Keaton. In The Lost Art of Walking, he brings curiosity, imagination, and genuine insight to a subject that often strides, shuffles, struts, or lopes right by us.

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