• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la tradition de Marcel Aymé, Georges Baudouin nous entraîne avec humour et pétulance dans les péripéties de Clérissault. Son imagination vive nous emporte dans un tourbillon de situations cocasses dans lesquelles se débattent des personnages merveilleusement croqués. Clérissault est une petite ville française comme tant d'autres avec une majorité d'agriculteurs, le maire, le curé, l'instituteur. Ses habitants se croisent entre la droguerie et la boulangerie, ou se retrouvent à l'auberge-bistrot. Bref tous coulent des jours paisibles jusqu'au moment où un Américain fortuné vient s'installer et décide de les aider, de subventionner ceux qui lui soumettent des projets valables. Les plus audacieux (souvent les plus aisés) bénéficient d'un soutien financier du généreux donateur et prospèrent rapidement, tandis que les plus pauvres, n'ayant rien à gérer, rien à améliorer et pas d'idées, restent à la traîne. Alors deux clans entrent en conflit. La haine et la jalousie - attisées par les commères - déferlent sur la petite ville, empoisonnant l'atmosphère. La population se met à détester l'Américain. L'instituteur, hors conflit, demande aux jeunes de réfléchir sur la situation et d'imaginer ce qu'ils feraient, eux, avec cet argent providentiel...

  • Avec le recul du temps, Georges Baudouin nous dépeint l'amour d'un enfant pour une amie de sa mère, ses premiers émois amoureux, utilisant toujours la même verve que dans Le Mot de Passe. À l'âge charnière, quand le diablotin agaçant de l'enfance devient démon de la chair, l'adolescent décline toute la palette de ses sentiments, contradictoires parfois, exacerbés souvent, mais toujours extrémistes. Il cherche à ouvrir les portes sans être pleinement conscient du glissement vers un abîme que seul le souvenir de cet amour pur parvient à éviter. Parce que l'homme, pour atteindre à la sérénité, doit d'abord se faire massacreur de tendresse et de tout ce qui paraissait beau. Parfois grinçant dans la réalité de ses portraits, l'auteur, par des ressorts inattendus et des développements imprévisibles, effectue pour notre plus grand plaisir un délicieux croquis humoristique.

  • Des récits variés où bifurquent les destinées, et si, parfois, la conclusion ne présente qu'une réponse ambiguë ou une interrogation muette, c'est pour laisser au lecteur la possibilité de poursuivre dans son imaginaire un parcours qui pourrait être le sien.

  • Humour et sarcasme pour ce roman qui se penche sur les thèmes du clonage, de la recherche, de l'euthanasie.

  • Emmanuel Granger, jeune normalien promis à un bel avenir, est découvert, assassiné, dans la chambre de service située au-dessus de l'appartement cossu de ses parents. Qui a pu commettre un acte aussi odieux et pour quelles raisons ? Emmanuel était-il ce jeune homme « bien sous tous rapports » que dépeint son entourage ? L'enquête, reprise par le commissaire Foulquier, alias Monseigneur, piétine, au grand dam de celui-ci. Fausses pistes, faux témoins empêcheront-ils de trouver l'identité de l'assassin ? Un roman policier qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page. L'auteur, Georges Baudouin, excelle dans ce genre de littérature.

  • Pérenniser la mémoire est certainement l'une des plus grandes aventures d'Homo sapiens. En complément de l'évolution biologique fort lente des capacités cérébrales – dont il a particulièrement bénéficié – il lui faut inventer.

    Pérenniser la mémoire est certainement l'une des plus grandes aventures d'
    Homo sapiens. En complément de l'évolution biologique fort lente des capacités cérébrales – dont il a particulièrement bénéficié – il lui faut inventer. D'abord dessiner et peindre, puis construire des écritures, avec des symboles et des règles. Sur des tablettes d'argile, de bois, de feuilles, de papyrus, de soie, de parchemin, de papier... En enregistrant ainsi ses idées et ses textes, ses nombres et ses équations, ses chants et ses philosophies, il démontre et développe son agilité intellectuelle, son désir de surmonter sa finitude, de transmettre une trace à ses descendants.

    Puis l'aventure s'emballe. La machine mesure, des automates enregistrent, mieux et bien plus vite que la main ne peut écrire. Enfin, la machine, encore, convertit toute information en nombres. Désormais la mémoire se blottit au cœur des atomes et s'évapore dans les nuages. Elle est traitée, se transforme et se communique instantanément dans le monde entier. Un être humain peut disposer du savoir de l'Humanité dans la paume de sa main. Une telle accélération exponentielle de la croissance des techniques nous promet des transformations radicales du monde au cœur du XXIe siècle. Cet ouvrage propose ainsi une fresque continue depuis le génome, registre de notre personne et de notre espèce, jusqu'aux promesses et aux risques des
    Big Data.

    Préface de Yves Quéré

    Postface de Hubert Reeves

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