Littérature générale

  • Dans la tradition de Marcel Aymé, Georges Baudouin nous entraîne avec humour et pétulance dans les péripéties de Clérissault. Son imagination vive nous emporte dans un tourbillon de situations cocasses dans lesquelles se débattent des personnages merveilleusement croqués. Clérissault est une petite ville française comme tant d'autres avec une majorité d'agriculteurs, le maire, le curé, l'instituteur. Ses habitants se croisent entre la droguerie et la boulangerie, ou se retrouvent à l'auberge-bistrot. Bref tous coulent des jours paisibles jusqu'au moment où un Américain fortuné vient s'installer et décide de les aider, de subventionner ceux qui lui soumettent des projets valables. Les plus audacieux (souvent les plus aisés) bénéficient d'un soutien financier du généreux donateur et prospèrent rapidement, tandis que les plus pauvres, n'ayant rien à gérer, rien à améliorer et pas d'idées, restent à la traîne. Alors deux clans entrent en conflit. La haine et la jalousie - attisées par les commères - déferlent sur la petite ville, empoisonnant l'atmosphère. La population se met à détester l'Américain. L'instituteur, hors conflit, demande aux jeunes de réfléchir sur la situation et d'imaginer ce qu'ils feraient, eux, avec cet argent providentiel...

  • Avec le recul du temps, Georges Baudouin nous dépeint l'amour d'un enfant pour une amie de sa mère, ses premiers émois amoureux, utilisant toujours la même verve que dans Le Mot de Passe. À l'âge charnière, quand le diablotin agaçant de l'enfance devient démon de la chair, l'adolescent décline toute la palette de ses sentiments, contradictoires parfois, exacerbés souvent, mais toujours extrémistes. Il cherche à ouvrir les portes sans être pleinement conscient du glissement vers un abîme que seul le souvenir de cet amour pur parvient à éviter. Parce que l'homme, pour atteindre à la sérénité, doit d'abord se faire massacreur de tendresse et de tout ce qui paraissait beau. Parfois grinçant dans la réalité de ses portraits, l'auteur, par des ressorts inattendus et des développements imprévisibles, effectue pour notre plus grand plaisir un délicieux croquis humoristique.

  • Des récits variés où bifurquent les destinées, et si, parfois, la conclusion ne présente qu'une réponse ambiguë ou une interrogation muette, c'est pour laisser au lecteur la possibilité de poursuivre dans son imaginaire un parcours qui pourrait être le sien.

  • Humour et sarcasme pour ce roman qui se penche sur les thèmes du clonage, de la recherche, de l'euthanasie.

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