• « Les cliniques spécialisées, je connais. Je m'y suis frotté comme on s'arrache la peau, à vif. Les hôpitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ont baissé les bras, qui fument une cigarette sur un banc, le regard vide, les épaules tombantes. J'ai été un parmi eux. »

    Une dépression ne ressemble pas à une autre. Gilles Paris est tombé huit fois et, huit fois, s'est relevé. Dans ce récit où il ne s'épargne pas, l'auteur tente de comprendre l'origine de cette mélancolie qui l'a tenaillé pendant plus de trente ans. Une histoire de famille, un divorce, la violence du père. Il y a l'écriture aussi, qui soigne autant qu'elle appelle le vide après la publication de chacun de ses romans. Peut-être fallait-il cesser de se cacher derrière les personnages de fiction pour, enfin, connaître la délivrance. «Ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais ce qu'on en fait », écrit-il. Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l'écrivain nous offre un récit à l'issue lumineuse. Parce qu'il n'existe pas d'ombre sans lumière. Il suffit de la trouver.

  • Une nouvelle édition du roman à l'occasion de la sortie du film d'animation "Ma vie de courgette" qui a fait sensation au Festival de Cannes et qui a déjà reçu des prix prestigieux aux festivals d'Angoulême, Annecy et Melbourne. Il est aussi sélectionné pour les Oscars ! " Depuis tout petit, je veux tuer le ciel à cause de maman qui me dit souvent : - Le ciel, ma Courgette, c'est grand pour nous rappeler qu'on est pas grand-chose dessous. - La vie, ça ressemble en pire à tout ce gris du ciel avec ces saloperies de nuages qui pissent que du malheur. - Tous les hommes ont la tête dans les nuages. Qu'ils y restent donc, comme ton abruti de père qui est parti faire le tour du monde avec une poule. Des fois, maman dit n'importe quoi..." Ainsi commence l'histoire de Courgette, un petit garçon de neuf ans, qui à défaut de tuer le ciel, tue accidentellement sa mère. Placé dans une maison d'accueil, il découvre l'amitié et les prémices des amours enfantines. Entre fous rires et larmes, naïveté et émotion, l'apprentissage d'une vie...

  • Après le best-seller Autobiographie d'une Courgette, le nouveau roman de Gilles Paris met en scène Marnie, une adolescente effrontée, sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, trois femmes au fort caractère. Un jeu de dupes où les masques tombent les uns après les autres. Et si une seule personne détenait tous les secrets d'une famille sans le laisser paraitre ? Sur une île sauvage et désertée, Marnie, adolescente effrontée et fragile, vit au-dessus des falaises au coeur d'une imposante maison de verre et d'acier avec sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, qui règne sur la famille et sur l'île tout entière. Des plaines aux herbes hautes, des sentiers au bord de mer, la nature se révèle aussi cruelle que les mystères trop longtemps ensevelis. Et si une seule personne détenait tous les secrets de cette famille et s'en libérait enfin ? Après son best-seller Autobiographie d'une Courgette, adapté au cinéma par Claude Barras (Ma vie de Courgette), récompensé par deux César et sélectionné aux Oscars, Gilles Paris signe ici un émouvant roman choral qui se lit comme un thriller et se dévore comme une grande saga romanesque.

  • Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. Mais le couple n'en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, Carole, femme d'affaires accomplie, passe sa vie en Australie.
    Le jour où Paul est hospitalisé pour dépression, Simon est recueilli par Lola, grand-mère fantasque prête à tout pour le protéger. Dans les couloirs de l'hôpital, il rencontre Lily, fillette étrange qui semble bien résolue à lui offrir son aide.
    Simon va tâcher de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu'à toucher du doigt une vérité indicible.

  • " J'ai deux mamans et un papa qui ne veut pas grandir. " Ainsi commence l'histoire de Victor, qui vient d'arriver dans la villégiature familiale du Cap-Martin. Cet été caniculaire s'annonce sous le signe de l'étrange avec une invasion de lucioles, des pluies sèches et des orages aussi soudains que violents. Du haut de ses neuf ans, Victor a quelques certitudes. C'est parce que François n'ouvre pas son courrier qui s'amoncelle dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble. C'est parce que Claire et Pilar adorent regarder des mélos tout en mangeant du pop-corn qu'elles sont heureuses ensemble. Et c'est parce que les adultes n'aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu'il a rencontré son meilleur ami Gaspard. Pourtant, de nombreuses questions restent sans réponse. Pourquoi François refuse-t-il de grandir ? Pourquoi Alicia, son aînée, fugue-t-elle sans arrêt ? Qui était Félicité, la soeur de son père dont on ne parle jamais ? Sur l'étroit chemin des douaniers qui surplombe la côte et relie Cap-Martin à Monaco, Victor rencontrera deux jumeaux, Tom et Nathan, qui lui ouvriront les portes d'un monde imaginaire et feront émerger des secrets de famille trop longtemps ensevelis.
    Gilles Paris brosse les portraits de personnages attachants - une ado nonchalante, une maman libraire, un père-enfant - et décrit avec tendresse l'univers poétique du petit Victor. Un roman d'apprentissage sensible et drôle.

  • Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune... Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d'enfance déchue, le désir de s'échapper, happés par l'espoir d'une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l'océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l'heure où les paysages s'incendient en fin de journée.

  • Depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2016, Jérôme Cartillier et Gilles Paris suivent au quotidien ses points de presse improvisés dans le Bureau ovale, ses voyages à l'étranger à bord d'Air Force One, ses tweets à l'emporte-pièce, la valse de ses conseillers et ministres, ses déplacements entre Washington et sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago ainsi que les meetings d'une campagne électorale permanente.
    Décryptant les bouleversements d'une société soumise aux électrochocs de la Maison Blanche, la déstabilisation inouïe de l'ordre mondial par la montée de l'antagonisme avec la Chine et l'Union Européenne, les auteurs nous livrent le premier récit circonstancié de la présidence du magnat de l'immobilier et de la télé-réalité qui a bravé tous les codes, mêlé business familial et conduite des affaires de l'État, mais survécu à l'impeachment - s'appuyant jusqu'en février 2020 sur des indicateurs économiques au beau fixe.
    Ils nous font vivre l'irruption du Covid-19 aux Etats-Unis et sa gestion erratique, ainsi que les tensions raciales exacerbées par les violences policières à l'occasion de la mort de George Floyd. Tandis que la planète retient son souffle, ravagée par la pandémie et se préparant à une crise économique sans égal, l'échéance présidentielle américaine n'a jamais été aussi cruciale.

  • Le dossier « Espace cartographié », dirigé par André-Louis Paré, s'intéresse aux ¬manoeuvres¬ artistiques axées autour de la cartographie. Parmi les nombreuses approches recensées dans ce numéro double très étoffé, nous retrouvons les « topographies du pouvoir » de Mark Lombardi, l'imaginaire cartographique dans les oeuvres de Pierre-Alexandre Remy, la géolocalisation comme inspiration chez David Renaud et la nostalgie du voyage dans l'oeuvre de Jean-Yves Vigneau, pour ne nommer que ceux-ci. La section « Événements » présente la critique de Laurent Vernet sur l'exposition ¬Oh, Canada¬, qui tenait l'affiche au ¬MASS MoCA¬ jusqu'en avril dernier, revient sur les installations transdisciplinaires de Louise Viger que l'on a pu voir au ¬Centre d'exposition Circa¬ à l'automne 2012 et commente l'¬Ultime Dialogue¬ de Roland Poulin, une exposition qui réunissait les plus récentes sculptures de l'artiste au ¬Battat Contemporary¬ de Montréal.

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