Éditions De Courberon

  • Journal intime et enflammé "Miniatures" est un livre de feu. Dans ce qu'il appelait au quotidien ses « carnets noirs », Gilles Leclerc se livre tout entier : on y découvre la pensée en mouvement d'un écrivain. De la réflexion sur le corps à celle sur l'âme, en passant par la critique sociale virulente et l'introspection fiévreuse, il expose son intelligence curieuse, son âme angoissée et sa lucidité incisive, voire caustique. Ces textes rédigés entre 1954 et 1956, en plus de livrer un portrait sévère mais riche
    d'une époque tourmentée du Québec, présentent une réflexion intéressante sur l'écriture, l'art, la religion au Québec
    et de nombreux autres sujets qui sont toujours d'actualité.

    Préfacé par André Major, Miniatures - titre que l'auteur avait suggéré lui-même pour ses carnets - est le premier d'une série de trois livres qui embrassera les dix-sept carnets qu'a légués l'auteur qui écrivait avant tout non pas « pour être beau, faire beau, mais pour être compris ».

  • À sa mort en septembre 1999, l'écrivain Gilles Leclerc lègue une production inédite monumentale : romans, nouvelles, essais, poèmes, pièces de théâtre. Ses écrits sont dispersés dans de nombreuses boites, parmi lesquelles se distingue un petit classeur vert contenant dix-sept cahiers lignés numérotés de 2 à 18 (le cahier 1 demeure introuvable à ce jour) : ses « carnets noirs ». Dans ce second tome de Miniatures se retrouvent les cahiers 7 à 13 de ce journal rédigé entre le 14 juillet 1956 et le 17 avril 1963. L'auteur y poursuit sa réflexion avec une sincérité crue, une lucidité tranchante et un indéniable talent d'écrivain. En abordant une variété de sujets, des dangers d'une mondialisation balbutiante à la dénonciation de la « guerre commerciale », des tourments de l'artiste inconnu au réquisitoire contre l'art qui n'est que divertissement, ce « Mozart assassiné de la Révolution tranquille » se pose une fois de plus en prophète, du meilleur, mais plus souvent du pire.

  • Dans ce troisième et dernier tome des « Miniatures » se retrouvent les cahiers 14 à 17 des carnets tenus par Gilles Leclerc sur une période de presque 7 ans, du 2 janvier 1957 au 17 avril 1963. L'auteur du « Journal d'un inquisiteur » y poursuit ses réflexions quotidiennes où l'on sent désormais l'essoufflement de l'écrivain, la perte du courage d'écrire et la part sombre de l'auteur prendre de plus en plus de place au détriment de la pensée et de la créativité. Le lecteur trouvera, à la suite des carnets, la première oeuvre éditée de Gilles Leclerc, un recueil de poèmes publié en 1957 aux éditions De l'Aube : « La chair abolie ».

empty