• Le vêtement de travail traduit le contenu de l'ouvrage mis sur le métier, la deuxième peau exprime la façon dont les salariés interrogés ont défini leur vêtement de travail. Endossé, il construit le statut, chacun y donne du sens selon qu'il est choisi ou imposé, selon son sexe, son appartenance culturelle, en fonction des époques et des circonstances. Le bleu, la salopette, les uniformes, la robe, le tablier, la blouse, le costume-cravate : au travail l'habit fait-il le moine ? Ginette Francequin est maître de conférences en psychologie clinique et sociale, à la Chaire de psychologie du travail du Conservatoire national des arts et métiers, membre du Laboratoire de recherches LISE-UMR-CNRS, membre associé au Laboratoire de changement social, Paris VII Corine Olive Le Glatin, Ergonome et Psychologue du travail. Doctorante au Conservatoire national des arts et métiers. Maryse Beder, Médecin du travail et titulaire du DESA en psychologie du Conservatoire national des arts et métiers. Avec la participation de Philippe Fauquet, Physicien et Psychologue du travail

  • Préface du docteur Rémy Salmon, cancérologue à l'institut Curie. Alors que le sein est à la une de l'actualité avec les prothèses PIP ou les délo-calisations de l'usine Lejaby, voici des paroles utiles socialement qui articulent les témoignages de femmes touchées par le cancer du sein et des savoirs professionnels relevant de la santé et la médecine, des soins du corps et de la beauté, du maintien et du retour dans l'emploi. Ginette Francequin donne la parole à des patientes de tous âges et milieux et à des soignants français et québécois pour tenter de répondre aux questions que la maladie engendre : choc de l'annonce du cancer du sein ; remaniement nécessaire au niveau de l'emploi et des relations humaines dans l'entreprise, dans la cité, et même dans la famille. L'ouvrage témoigne aussi des façons « de dire, de faire et d'être » que les femmes ont inventées pour faire face à l'adversité et garder leur féminité, avec l'aide des professionnels engagés, quand la maladie a entamé regard et émotions. Il développe les relations possibles entre les femmes et les professions du soin, de la beauté et de la féminité, et apporte des informations utiles. Docteure en psychologie clinique et sociale, Ginette Francequin est chercheure au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique du CNAM Paris et associée à Paris VII.

  • L'approche biographique de Ginette Francequin et de son groupe accorde beaucoup d'importance à l'histoire familiale. Le simple nom que porte l'élève porte aussi un désir, un projet, un message qui vient des parents.

    La généalogie professionnelle faite sur trois générations raconte les migrations géographiques et professionnelles, les métiers exercés, la position sociale, les valeurs de travail, l'importance accordée aux études et ainsi de suite.

  • Le 25 novembre est la journée internationale pour éliminer la violence faite aux femmes. Cet ouvrage apporte sa contribution à cette lutte, désormais déclarée grande cause nationale par les pouvoirs publics qui semblent enfin avoir pris conscience de ce fait de société, longtemps occulté, qui continue de détruire psychologiquement ou de tuer chaque année des milliers de femmes partout dans le monde, quels que soit les types de sociétés. À partir des points de vue des chercheurs et des principaux professionnels en charge du traitement de ces violences (justice, services sociaux, associations), il questionne, sous différents angles (historique, culturel, juridique, social), les diverses problématiques qui traversent la question des violences conjugales. Ginette Francequin est maître de conférences en psychologie clinique et sociale.

  • Chaque année la machinerie scolaire rejette hors d'elle des centaines de milliers de filles et de garçons de 16 à 18 ans ; elle les a formés et triés pour en faire qui un ouvrier qualifié, qui une dactylo, qui... Ces jeunes ballotés de filières en filières sont silencieux, silence qui contraste avec le bavardage intarissable de ceux qui dans les médias et les ouvrages érudits parlent sur eux, parfois pour eux. Ce livre est une tentative pour briser ce silence. Une cinquantaine de filles et de garçons de Gennevilliers se sont rassemblés autour de Marie-France Mazalaigue et Ginette Francequin-Gallais. Quelques-uns sont encore élèves de CET, la plupart cheminent dans le désert qui s'étend entre la sortie de l'école et la conquête d'une position stable dans le travail et la famille ; ils prennent la parole ; ils s'adressent aux adultes, ils les questionnent, exigent une réponse. Ils s'adressent aussi aux autres jeunes, ils les appellent à édifier une solidarité qui brisera leur solitude. Que disent-ils ? Ils ont un regard lucide. Ce monde leur apparaît dominé par les interdits et les règles ; ils se heurtent à ces petits despotes qui règnent dans les familles, les ateliers, les salles de classes, les casernes ou les cités HLM ; partout où ils vont, on leur demande d'obéir, d'accepter, de se taire. Ils s'aperçoivent qu'à l'école ils ont été principalement formés à accepter la domination. Ils s'aperçoivent aussi que les petits despotes ne sont eux-mêmes que des victimes ; partout ils ressentent cruellement la division des dominés dont ils attendent solidarité et fraternité. Ils refusent de pénétrer dans ce monde, ils se réfugient dans la bande, ils tentent surtout des cheminements individuels de rupture, ils fabriquent des rêves. Le refus de ces filles et garçons restera-t-il ainsi limité, crispé sur la défense d'une identité personnelle, devant une société qui la détruit ? Ce refus et cette aspiration à la solidarité, qui sourd à chaque page, seront-ils entendus ? sur quoi déboucheront-ils ? se survivront-ils ?

  • Longtemps réduite aux images du bagne et d'Ariane, la Guyane, département français depuis 1946, défie le didacticien : près de vingt langues s'y côtoient, autant de communautés, des Améridiens aux Noirs Marrons en passant par les créoles, les Hmongs, les Chinois.Si le français est langue officielle, les langues du quotidien alternent et se mêlent. Mal armés, les enseignants méconnaissent bien souvent cette réalité, riche mais diversifiée.

  • Pourquoi et comment des élèves malmenés au cours de leur traversée scolaire (multi-redoublements, orientation vers des impasses scolaires...) parviennent-ils à accéder aux sommets de l'enseignement supérieur (master, doctorat, école d'ingénieur...) ? Cet ouvrage paru en 2005 a rencontré un public enthousiaste de parents pour l'espoir qu'il leur a apporté face aux orientations délicates à l'adolescence, tout comme il a été distingué à l'université pour sa méthodologie originale qui concilie le quantitatif et le qualitatif. Sa réédition entièrement revue au niveau des statistiques (qui confortent le phénomène décrit : plus de jeunes de bac pro en réussite vers master) est augmentée de deux nouvelles histoires de vie scolaire, d'une cartographie des passerelles entre les formations sous forme de tableau clair et d'une remise à jour de la bibliographie avec les dernières parutions. Bertrand Bergier, professeur à l'université catholique de l'Ouest, professeur associé à l'université de Sherbrooke, directeur de l'Institut des sciences de la communication et de l'éducation d'Angers, membre du Laboratoire de recherche en éducation et formation (LAREF). Ginette Francequin, maître de conférences en psychologie, membre du Laboratoire GRIOT (groupe de recherche interdisciplinaire sur l'organisation du travail) (CNAM UMR LISE CNRS).

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