• Dans le monde en marche, dans la ferveur sans motif, autour du sourire de la misère, dans lauréole des colères, au bord de linacceptable, il y a Unless. Une fleur aux mains coupées. Deux pétales, un cur pompier, un cerveau carreauté. Involontaire pour empiler les cadavres, mais mobilisée. Une enchaînée. Dans le jardin des clowns grimaçants. Dans la constellation du Faux. Sur la terre de Caïn. Ce nest pas Maybe, ce nest pas Perhaps, cest Unless.

  • En ces temps que les médias n'arrivent plus à qualifier, à la vitesse où le train fonce dans le tunnel bouché, quiconque subit du harcèlement au travail et de la violence psychologique et sociale sera ici en terrain connu. On y lit les moeurs réfrigérantes et le néo-cynisme de l'époque occupée à pleine capacité par la lutte des places, le narcissisme ambiant et la mort de l'empathie. Considérés miroirs déformants, coupables éhontés ou menteurs de première, on abandonne les gens brisés si jamais on a pris le temps d'entendre ce qu'ils peinent à raconter. Stress garanti. Coeurs serrés. Rythme d'enfer.

    Fidèle à sa manière, Hélène Monette allie prose, poésie, lyrisme et rythme fulgurant. Elle dénonce avec l'énergie du désespoir et la force de ses mots les conditions de travail de ce qu'on nomme maintenant le capital humain.

  • Comme une vielle savate dans la savane je me penche sur la beauté du monde pas grand-chose des panneaux-décors offrent des destinations touristiques extrêmes ça m'apprendra à m'occuper de la cigale, du brin d'herbe et du caillou dans un monde pareil où la beauté, même laide, se paye... Dans cette suite de Paysages kitsch, Hélène Monette fait varier les perspectives. Qu'est-ce qui nous retient ici ? Le monde est-il vraiment plus vivable quand on est là-bas ? Avec cette écriture tendue, intense, inimitable qui est la sienne, elle mêle indignation et compassion pour nous bouleverser encore une fois.

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