• L'un, dans le jardin, ramasse des noix, cultive des patates, fauche l'herbe.
    L'autre, dans l'atelier, dessine des noix, des patates, de l'herbe.
    Après le travail, ils parlent (ils disent "batailler").
    L'un est le patron, l'autre l'employé. Mais ils sont pays et tous deux s'interrogent sur le beau ("Ah ! une belle salade ! - Ah ! un beau tableau ! - Dis, c'est quoi, pour toi, une belle salade ?").
    Au début, ils s'apprennent : le contact est un peu laborieux, et puis ça vient tout seul. Un sujet en amène un autre : les carottes, la vie, les citrouilles, la mort, les poireaux, la jalousie, les haricots, l'art, les petits pois, la maladie, les groseilliers, les voyages. Ils cultivent leur jardin, au propre et au figuré.
    Le lecteur grappille un légume ou un fruit défendu à chaque page.

  • Henri Cueco collectionne tout. De préférence l'incollectionnable : les noyaux de fruits, les cailloux, les bouts de crayons, les sandows et même les silences... Puis il dessine ses collections au fil de leurs transformations. Et comme ça ne suffit pas, il décrit ici sa passion compulsive, avec ses problèmes d'intendance et ses choix nécessaires, hilarants pour les autres... tragiques pour lui !
    Né en 1929, Henri Cueco est peintre et écrivain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Dialogue avec mon jardinier.
    " Le Collectionneur de collections dit, du côté des mots, de l'humour, de la légèreté, de l'enjouement, ce que les images du peintre s'efforcent de montrer du côté de l'émotion picturale. "
    Le Monde

  • « Je ne voudrais pas importuner (on devrait dire ici faire chier) avec ma philosophie de cabinet, glanée ici ou là sur les déchirures de quelques journaux rescapés de leur fonction dernière. On a beau passer du simple vase de faïence (serait-il décoré d'un oeil) à la cuvette d'or déjà remplie d'eaux purificatrices colorées au Grand Marnier, au curaçao ou à quelque chimie moussante, allègre au moindre jet, le geste originel est là : il faut toujours s'accroupir, mâle ou femelle, appuyer de tout son corps interne pour s'expulser, se séparer de ses entrailles, de ces bêtes puantes dans lesquelles pourtant on s'aime encore. Nul n'en souffle mot. »

  • "En 1964, le jury de la Biennale de Venise décerna pour la première fois son Grand Prix à un artiste américain, Robert Rauschenberg. Une initiative que l'on interpréta communément comme une reconnaissance définitive de la migration de la scène artistique mondiale, de Paris vers New York. Néanmoins, s'il est indéniable qu'à partir des années soixante les artistes d'Outre-Atlantique triomphèrent, les créateurs européens ne furent pas en reste.
    Pour preuve, la pléthore de mouvements dont ils se révélèrent aux fondements : le Nouveau Réalisme, l'Abstraction lyrique, la Figuration narrative, la Nouvelle Figuration... Dix-neuf artistes majeurs, d'Adami à Zao Wou-Ki, en passant par Arman, Buren, Corneille ou Combas, témoignent ici pour nous et élucident le sens de leurs pratiques respectives. Réalisé à partir du fonds de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain (Imago), Michel Onfray a souhaité que la Galerie et les Éditions Frémeaux & Associés éditent ce document sonore incontournable sur l'histoire de l'art contemporain."
    Patrick FRÉMEAUX & Christophe LOINTIER
    « L'histoire est faite par ceux qui la font bien sûr, mais aussi et surtout par ceux qui la racontent. Claude Guibert est de ceux par qui elle advient parce qu'il la fait raconter. »
    Michel ONFRAY
    Partie 1 : 1. Valerio Adami o 4. Arman o 7. Ben o 11. Daniel Buren o 13. Robert Combas o 16. Guillaume Corneille. Partie 2 : 1. Henri Cueco o 4. Olivier Debré o 7. Gérard Fromanger o 10. Daniel Humair o 13. Peter Klasen o 15. Jacques Monory. Partie 3 : 1. Jean-Pierre Pincemin o 4. Antonio Seguí o 6. Tony Soulié o 9. Hervé Télémaque o 12. Gérard Titus-Carmel o 15. Jan Voss o 18. Zao Wou-Ki.

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