• À qui profitent les ressources du Québec ? Qui contrôle nos forêts, nos mines et les produits de nos terres agricoles ? Qui choisit la voie qu'empruntera notre développement hydro-électrique ? Qui décide du sort de nos réserves d'eau potable ? Si, depuis la Révolution tranquille, nous sommes vraiment «maîtres chez nous», d'où vient ce sentiment que nos ressources sont encore pillées?

    Dépossession répond à ces questions persistantes, attaquant l'idée - chère à l'imaginaire québécois - selon laquelle le projet de souveraineté économique des années 1960-1970 est accompli. L'histoire ici retracée est celle d'une perversion, d'une corruption au sens propre du terme. Est-il en effet possible que la Révolution tranquille ait contenu en germes le néolibéralisme que l'on connaît aujourd'hui ?

    Parcourant l'histoire de l'agriculture, de la forêt, des mines, de l'énergie et de l'eau, cet ouvrage met à nu les racines du malaise profond qui perdure depuis plus de quarante ans lorsqu'il est question de nos ressources naturelles. Il sera suivi d'un deuxième tome sur les services publics.

  • L'État québécois sert-il vraiment le bien commun ? Les institutions publiques héritées de la Révolution tranquille permettent-elles une réelle prise en charge démocratique de notre destin collectif ? Si nous sommes vraiment « maîtres chez nous », pourquoi nos institutions sont-elles contrôlées par une élite de technocrates et de personnes issues du monde des affaires ?

    Le second tome de Dépossession conteste l'idée selon laquelle le projet de libération nationale des années 1960-1970 aurait porté ses fruits et démontre que la configuration néolibérale de nos institutions publiques remonte aux origines de celles-ci. En retraçant l'histoire des services de santé et des services sociaux, des écoles, des universités, de la fiscalité et des régimes de retraite, ce livre révèle les fondements de la crise qui met à mal la légitimité de notre système public.

  • Certains débats reviennent dans l'actualité québécoise avec une régularité déconcertante, comme si nous étions condamnés à les revivre éternellement. Faut-il privatiser la Société des alcools ? Quel peut bien être le rôle de l'État dans la gestion des jeux de hasard ? Et pourquoi le gouvernement aurait-il le monopole de la vente de cannabis ? Avec Du vin et des jeux, Simon Tremblay-Pepin et Bertrand Schepper-Valiquette proposent de reconstituer l'histoire de ces sociétés d'État afin de comprendre leur mission et de cerner les problèmes qui ont mené à la crise de légitimité qu'elles traversent depuis leur création. Cette étude nous plonge au coeur de l'histoire économique et sociale du Québec, du duplessisme à nos jours, et offre une lecture sans complaisance de la Révolution tranquille.

  • « Au tournant des années 1960, tous s'accordaient pour dire que le Québec venait au monde et cela suscitait l'enthousiasme de la population. De nos jours, on chercherait en vain de telles espérances. L'époque est au ressentiment et à la résignation, car on ne désire pas l'État néolibéral. On le subit comme une fatalité. Tout bilan des quinze années de pouvoir du Parti libéral du Québec doit prendre acte de ce fait et l'expliquer : le Québec d'après 2003 ne sait plus, collectivement, ce qu'il veut. »

    Depuis son accession au pouvoir, le PLQ a transformé le Québec en profondeur, si bien qu'aujourd'hui, la quasi-totalité des partis emboîtent le pas et acceptent l'héritage laissé par ceux qu'ils aspirent à remplacer. On critique certes les politiques libérales dans leurs menus détails, mais ce n'est souvent que pour mieux en honorer l'esprit. Il va sans dire que ce legs marquera durablement la société québécoise. Mais celle-ci se porte-t-elle mieux aujourd'hui qu'en 2003 ? Est-ce possible d'accepter la philosophie des réformes libérales sans pâtir de ses conséquences ? Ne devrait-on pas plutôt renoncer à cet héritage ?

    Pour répondre à ces questions, Guillaume Hébert et Julia Posca rappellent à notre mémoire les grandes figures du règne libéral (Jean Charest, Monique Jérôme-Forget, Raymond Bachand, Nathalie Normandeau, Tony Tomassi, Philippe Couillard, etc.) et peignent un tableau réaliste de la révolution (néo)libérale qu'a connue le Québec.

    Cet essai a été écrit par Julia Posca et Guillaume Hébert pour l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS).

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