• Parmi les nombreuses perles de ce livre, on trouvera : De nos jours la campagne n'existe que le week-end. * La Fontaine mettait dans ses fables 50 % d'animaux. * Le roseau est petit, flexible, fragile et squelettique. * Il faut persécuter dans son effort. * On apprend des choses qu'on ne connaissait pas.

  • Descente vers le présent est tout à la fois un scénario lyrique, une nouvelle et le journal du tournage d'un film improvisé. Nous assistons aux prises de vues. Nous connaissons à l'avance quels seront les problèmes du montage. Le metteur en scène est le personnage central du film, s'il reste quasi invisible face à l'héroïne. Les séquences se succèdent : le chevalier squelette à la rose, la cueillette des cartes postales, l'échange des ombres, la scène contradictoire de la gare, le chardon mystérieux en forêt, le sang, le baiser viol fictif. La descente du couple vers le fleuve : le présent à deux retrouvé. Il s'agit d'un voyage initiatique, d'un carnet de notes sur l'unité de l'être, la mort et l'amour dans une traversée personnelle du temps. Le poète, qui a l'oeil du peintre, nous donne pour les couleurs des équivalences optiques, visuelles ou d'odorat absolument remarquables. Quelques poèmes sobres, d'une écoute psychologique, voire mystique, en profondeur, sont glissés entre ces pages où le réalisme est sans cesse bâillonné par le rêve. Où sans cesse le paradoxe se fixe au coeur du mystère.

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