• Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre Le Vietnam n´est pas une guerre. C´est un pays, un peuple, une histoire, une culture façonnés par l´empreinte d´une relation unique avec l´immense Chine voisine. Une terre d´eau, de montagnes et de jungle où l´insubmersible côtoie l´éphèmère, où l´on s´asseoit le long des rues, sur de petits tabourets devenus, au fil de l´histoire, les attributs d´une volonté farouche.
    C´est ce Vietnam-passion, ce roman d´un pays envoûtant, où la France coloniale a laissé sa marque, que l´on retrouve au fil de ces pages, conté d´une plume intime et subtile. Du fracas des combats à la ruée vers le profit dont la paix a accouché sous la férule d´un parti communiste arrimé aux commandes, c´est le quotidien d´un pays et d´une population que l´on découvre.
    Ce petit livre n´est pas un guide. C´est un décodeur. Il porte en lui la marque des passions et des luttes vietnamiennes. Avec, au fil des pages, cette tendresse et ce goût du Vietnam qui nous permet de mieux les comprendre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Bui Trân Phuong (Pour produire des fruits, l'arbre ne doit pas ignorer ses racines) et Nguyên Quang Dy (Seule issue possible: sortir de l'orbite chinoise).
    Un voyage politique, historique et culturel pour mieux connaître les passions vietnamiennes. Et donc mieux les comprendre CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po À PROPOS DE L'AUTEUR Spécialiste reconnu de l´Asie, ancien correspondant du Monde à Bangkok, prix Albert-Londres, Jean-Claude Pomonti est l´un des meilleurs connaisseurs de ce « dragon » asiatique dont il suit, depuis des décennies, les moindres convulsions.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Cambodge est une blessure. Impossible de ne pas voir dans les tours sculptées de la mystérieuse cité d'Angkor, redécouverte au 19e siècle par les archéologues coloniaux français, la souffrance d'un peuple martyrisé par ses souverains sur l'autel de leurs rêves de grandeur.
    Le génocide commis par les Khmers rouges, entre 1975 et 1979, au nom d'une idéologie maoïste mortifère, n'eut pas d'équivalent dans le monde. Plus d'1,5 million de Cambodgiens périrent, souvent tués à mains nues ou morts de faim dans les rizières. Ce Cambodge-là illustre tragiquement l'ambiguïté du sourire du peuple Khmer.
    Il fallait, pour raconter le destin de ce pays, un auteur qui ait connu ces années de souffrance et d'horreur. Quelqu'un qui, de témoin, puisse devenir l'historien de cette lente et difficile sortie du cauchemar dont la jeunesse khmère rêve de tourner la page. Parce que les malheurs du Cambodge, sacrifié par les grandes puissances durant la guerre du Vietnam et aujourd'hui marqué par l'empreinte de la Chine, sont aussi ceux de notre propre histoire.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Ou Virak (La société cambodgienne est en voie de redéfinition), Jean-Michel Filippi (Un empire, un royaume, mais un Etat à la faiblesse récurrente) et Phloeun Prim (Transformer le Cambodge par l'art).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions cambodgiennes. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Contrairement à ce qu'indique la traduction en français du terme Phnom, le Phnom Voar n'est pas une colline mais une rangée de grosses collines à deux pas des agglomérations de Kep et de Kampot, lesquelles se redessinent et se développent rapidement sur le golfe de Thaïlande. Réhabilitée, la voie ferrée qui relie Phnom Penh à Sihanoukville, se déroule au pied du Phnom Voar, lequel fait partie, non loin de la frontière vietnamienne, des premiers contreforts des Cardamones, une chaîne de montagnes qui longe la côte cambodgienne pour s'évanouir en Thaïlande.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un « décodeur » des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - Comment se familiariser avec « historique, les traditions ? » Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ancien correspondant du Monde à Bangkok, prix Albert-Londres, Jean-Claude Pomonti est l'un des meilleurs connaisseurs du Sud-Est asiatique dont il suit depuis des décennies les moindres convulsions. Il est l'auteur dans la collection L'âme des peuples de Vietnam, l'éphémère et l'insubmersible (2015) et de Cambodge, les maîtres de la terre et de l'eau (2017).

  • Pour les Africains, aujourd'hui, l'Afrique est à prendre. Les constructions actuelles, mises en place avec l'indépendance, leur demeurent pour l'essentiel étrangères. Si certains dirigeants paraissent s'en accommoder, les populations, elles, demeurent frustrées et se rebellent. Car un Africain est un rebelle tant que ce qu'on lui propose n'a pas de sens à ses yeux, tant qu'il ne voit pas une lumière au bout de son tunnel. De là un immense désordre, et un néant idéologique qui commence à peine à se défaire. De là aussi une quête de tous les instants, incertaine, souvent courageuse, parfois, vue d'Europe, incompréhensible. L'espoir qu'avait fait naître, dans les années 60, l'accession à l'indépendance, a-t-il été trahi ?

  • À peine arraché à un tiers de siècle d'interventions étrangères et de luttes pour la décolonisation, le Viêtnam reste déchiré par une manière de guerre civile. Mais il affirme, à travers les épreuves qui auraient abattu ou laminé tout autre peuple, une inlassable puissance de renouveau. Pourquoi se battent aujourd'hui, dans les rizières et les montagnes, les hommes qui ont fini par chasser l'étranger pour imposer au monde l'idée de leur indépendance, sinon de la fondamentale unité ? Pourquoi, les Français partis, les Américains mal camouflés mais privés des moyens qui ont fait d'eux pendant vingt ans les maîtres de Saigon, les Vietnamiens poursuivent-ils cet implacable combat ? Il y a bien des façons d'être vietnamien, le fût-on, de part et d'autre, avec rage. Ces façons, Jean-Claude Pomonti, qui rend compte depuis sept ans pour le Monde de la vie de l'Indochine et du Sud-Est asiatique, est mieux placé que personne pour les décrire, en un livre tout frémissant de sensibilité, ruisselant de justes sensations, de notations pénétrantes. Sous la plume fervente et précise de Pomonti, c'est le Viêtnam souffrant et renaissant, divisé et indomptable qui vit, dans sa grâce fluette et sa puissante vitalité. Des maquisards à Thieu, des politiciens d'opposition aux petits marchands, des lycéennes graciles aux policiers de Cholon, un pays frémit là sous nos yeux, un pays qui a fait l'histoire et cherche à faire enfin sa vie.

  • À peine arraché à un tiers de siècle d'interventions étrangères et de luttes pour la décolonisation, le Viêtnam reste déchiré par une manière de guerre civile. Mais il affirme, à travers les épreuves qui auraient abattu ou laminé tout autre peuple, une inlassable puissance de renouveau. Pourquoi se battent aujourd'hui, dans les rizières et les montagnes, les hommes qui ont fini par chasser l'étranger pour imposer au monde l'idée de leur indépendance, sinon de la fondamentale unité ? Pourquoi, les Français partis, les Américains mal camouflés mais privés des moyens qui ont fait d'eux pendant vingt ans les maîtres de Saigon, les Vietnamiens poursuivent-ils cet implacable combat ? Il y a bien des façons d'être vietnamien, le fût-on, de part et d'autre, avec rage. Ces façons, Jean-Claude Pomonti, qui rend compte depuis sept ans pour le Monde de la vie de l'Indochine et du Sud-Est asiatique, est mieux placé que personne pour les décrire, en un livre tout frémissant de sensibilité, ruisselant de justes sensations, de notations pénétrantes. Sous la plume fervente et précise de Pomonti, c'est le Viêtnam souffrant et renaissant, divisé et indomptable qui vit, dans sa grâce fluette et sa puissante vitalité. Des maquisards à Thieu, des politiciens d'opposition aux petits marchands, des lycéennes graciles aux policiers de Cholon, un pays frémit là sous nos yeux, un pays qui a fait l'histoire et cherche à faire enfin sa vie.

  • Pour les Africains, aujourd'hui, l'Afrique est à prendre. Les constructions actuelles, mises en place avec l'indépendance, leur demeurent pour l'essentiel étrangères. Si certains dirigeants paraissent s'en accommoder, les populations, elles, demeurent frustrées et se rebellent. Car un Africain est un rebelle tant que ce qu'on lui propose n'a pas de sens à ses yeux, tant qu'il ne voit pas une lumière au bout de son tunnel. De là un immense désordre, et un néant idéologique qui commence à peine à se défaire. De là aussi une quête de tous les instants, incertaine, souvent courageuse, parfois, vue d'Europe, incompréhensible. L'espoir qu'avait fait naître, dans les années 60, l'accession à l'indépendance, a-t-il été trahi ?

  • Héritier d'une ancienne monarchie absolue, façonné par un colonialisme négligent, enserré dans la trame du conflit indochinois, le régime politique cambodgien était rongé par les contradictions. Il a cahoté jusqu'à sa chute, en mars 1970, sous la direction d'un prince éclairé et omnipotent. Ce livre en rappelle l'histoire et en démonte les mécanismes. Le déroulement de la crise au cours des "journées" de mars, le massacre de milliers de Vietnamiens, le début de la guerre sur ce nouveau champ de bataille, l'organisation par les partisans d'une paysannerie presque entièrement impréparée, font l'objet de cet essai d'interprétation. Un ébranlement durable secoue un vieux monde paysan. Deux témoins en analysent avec minutie les causes et le devenir politiques.

  • Ces « enfants de la guerre », ce sont les enfants de plus de quarante ans d'une situation de conflit qui n'en finit pas de bouleverser les peuples des pays de l'Indochine. Par-delà les dépêches d'agences et les analyses des politologues, les plus pauvres souffrent et pourtant, il faut bien vivre. Avec Jean-Claude Pomonti, nous allons partager la vie - ou plutôt la survie - au jour le jour, d'une famille parmi tant d'autres. Au fil des pages, le lecteur se prend d'affection pour Truong - le père de famille vietnamien - et sa marmaille souvent affamée, et apprend à partager leurs peines et leurs rêves dérisoires. C'est tout le petit peuple des réfugiés - bien que vietnamien, Truong vit à Phnom Penh - mais aussi des orphelins, des pauvres, des paumés qui s'anime... Un livre merveilleux sur l'enfance confrontée à la débrouille quotidienne, aux coups d'un sort trop lourd, sans autre remède que la prière confiante et naïve à une divinité pas toujours nettement identifiée, avec, de-ci de-là, des instants de bonheur saisis au vol. Un regard différent sur des pays et des peuples fragilisés, aujourd'hui menacés par l'invasion des sex-tours et des hommes d'affaires. Une contribution à un nouveau combat pour que les enfants de la guerre ne deviennent pas des enfants de l'argent et du préservatif. On ne tue pas ceux que l'on aime : avec Jean-Claude Pomonti, apprenons à connaître et donc à aimer Truong, Tri, Thanh et tous les autres...

  • Dernier bastion du communisme théorique, le Viêt Nam, dont l'histoire est intimement liée à celle de la France, sera-t-il le nouveau dragon de l'Asie du Sud-Est ? Le grand allié soviétique qui faisait contrepoids à la Chine a disparu. Les États-Unis, avec le Japon, entendent privilégier un dialogue transpacifique. La France saura-t-elle faire de son ancienne colonie une alliée ? Étude rétrospective et prospective, le passé éclairant comme souvent le futur, ce livre multiplie les angles de vue : on y regarde le Viêt Nam depuis Moscou et Pékin, Bangkok et Tokyo, Washington et Paris. Depuis Hanoï et Hô-Chi-Minh-Ville(l'ex-Saigon) aussi, puisque, réunifiés par les armes en 1975, le Nord et le Sud, « les deux paniers » du Viêt Nam, sont en équilibre fragile. Le pays qui a mis à genoux l'Occident, qui fut au centre de l'histoire du demi-siècle, reste secret et fascinant, hésitant entre repli et ouverture. Après la levée de l'embargo américain, il semble s'orienter dans une voie étroite, celle d'une libéralisation... communiste. Pari difficile auquel s'ajoute une nouvelle inconnue : le poids de deux millions de « réfugiés » vivant à l'étranger, phénomène inédit dans l'histoire du pays.

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