• Comment juger ? Qu'ai-je à faire avec la justice ?
    De telles questions ne s'adressent pas aux seuls professionnels du droit, mais à tout citoyen, à tout homme, dès lors qu'il vit en société.
    L'infini de cette responsabilité démesurée à l'égard d'autrui demande mesure et définition.

  • L'enfant que nous prétendons mettre "au centre" de nos préoccupations, est ici l'objet des regards croisés d'acteurs professionnels : éducateurs, anthropologues, psychologues. Issu des confrontations entre chercheurs, le présent ouvrage se fait l'écho de la vulnérabilité et de la souffrance des enfants comme des dispositifs où leur parole est prise en compte.

  • Comment évoquer le regain énigmatique de l'intérêt du public pour les différents modes d'expression de la spiritualité : mystique, sagesse, tradition renouées, attrait pour l'ésotérisme... ? Loin d'une exhaustivité par définition impossible, loin d'une apologétique déplacée, l'espace laïc de l'université a voulu sur ce sujet répondre à sa seule " vocation " : permettre l'examen critique et argumenté. Question de tolérance.

  • Le propos de ce recueil est de développer deux thématiques : raison et folie et déraisons de la raison. Il interroge la décision spéculative et politique qui lie et sépare à la fois raison et folie dans les termes mêmes employés par Foucault. Celle-ci s'aborde aujourd'hui de manière préoccupante dans les politiques de santé mentale qui visent à criminaliser la folie. La psychiatrie est menacée d'un retour à la violence et à l'enfermement mais est déjà sur la voie de la résistance. Enfin, la rationalité elle-même se construit sur fond d'irrationalité...

  • Par la place qu'elle occupe dans les textes qu'on dit "fondateurs", dus aux premiers philosophes comme aux récits mythiques et religieux des origines, la justice figure au principe de la philosophie pratique. Ces contributions portent sur la place de la philosophie du droit, comme sur la sécularisation ou les traces du théologico-politique dans le discours du droit. Mais aussi sur la tentation d'utiliser les peurs collectives pour asseoir l'autorité de l'Etat sur la seule fonction sécuritaire.

  • L'avantage avec une notion comme celle de l'autre c'est qu'elle est indéterminée. L'inconvénient c'est qu'elle est vide. Mais ce n'est pas en termes de concept qu'il faut la penser. C'est tout au plus, et rien de moins, qu'un axe. Déplacer l'axe égocentré autour duquel tourne notre modernité, telle serait une des contributions de ce recueil. Comment penser l'humanité multiple, le droit, l'identité personnelle à l'épreuve de l'altérité singulière d'autrui ? Le parcours choisi va du visible sous l'espèce du corps, du sentir, de la chair ou, si l'on veut, de l'identité et de la culture à l'invisible: la personne objet de respect et le sujet du droit. Question de responsabilité. Question de liberté. Questions ouvertes.

  • Embrasser toute l'histoire russe dégage des lignes de force et des permanences structurelles, en dévoilant les réalités complexes d'un État-continent.

    Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.

    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive et la guerre ; elle est mise à terre par la Révolution de février 1917
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et d'incertitudes, tenter de renouer avec sa grandeur passée.

    D'Ivan III, «grand-prince de Moscou et de toute la Russie» au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.
    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive, la guerre, et mise à terre par la Révolution de février 1917.
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel.
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et de fragilité, tenter de renouer avec sa grandeur passée.
    D'Ivan III, « grand-prince de Moscou et de toute la Russie » au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • La prodigieuse histoire d'une vieille femme qui, au seuil de la mort, veut s'inventer le passé qu'elle n'a pas eu et proposé à un jeune homme d'écrire sa fausse biographie, qu'elle tentera de faire passer pour vraie. Arrogante, méprisante, avare, sordide, intéressée et machiavélique, cette vieille femme, surnommée la "Connétable" par son entourage, achève sa vieillesse dans le Paris d'aujourd'hui. Dévoreuse de maris qu'elle dépouille, ce personnage inouï est l'incarnation du mal. En accumulant le récit de ses aventures, de ses exploits scandaleux et en multipliant les détails les plus scabreux, Henri-François Rey réussit une peinture du mal qui en fait un grand romancier du tragique et de la dérision. Autour de la "Connétable" s'agite tout un monde de serviteurs, de valets et de jeunes gens, qui constitue un contrepoint de fraîcheur dans ce livre poignant et dur. Le plus grand roman d'Henri-François Rey depuis les fameux {Pianos mécaniques}, prix Interallié 1962.

  • Hé ! Muriel, en taule on gamberge. Je suis sûr qu'on aurait pu s'en sortir si tu n'avais pas fait la conne. Tu aurais dû m'écouter mais tu n'en as jamais fait qu'à ta tête, c'est pas vrai ? Hé ! Muriel, j'ai l'impression que le blues va être maintenant mon seul chemin...

  • Un cadavre qui laisse, en guise d'adieu, vingt diams dans un théâtre hard de la 32e Rue, c'est pas forcément un cadeau. Quand ça commence à sentir le roussi, tout le monde cherche l'issue de secours. Comme le précise le dictionnaire, l'issue c'est l'endroit par où l'on sort.

  • Ce livre s'intéresse à une rencontre : celle de deux philosophes, mais aussi celle de deux siècles et de deux régimes de pensée. Leibniz (1646-1716) et Diderot (1713-1784) appartiennent à deux traditions en apparence opposées : on associe généralement la pensée leibnizienne aux grands systèmes métaphysiques du XVIIe siècle, et celle de Diderot à la mise en pièces de ces édifices par la voie d'une philosophie expérimentale radicalement antisystématique. Pourtant, plusieurs liens entre les deux oeuvres sont visibles, qu'il s'agisse d'emprunts conceptuels ou thématiques par Diderot ou de convergences plus difficiles à circonscrire. Le premier objet de ce livre est d'identifier ces liens et de faire le point sur cette sympathie entre les deux philosophies. Mais ce livre s'intéresse aussi à cette rencontre pour ses effets transformateurs, tant sur le plan des concepts, des thèses et des arguments que sur celui des méthodes. Il s'agit alors de voir comment la rencontre avec le leibnizianisme a nourri la pensée diderotienne, comment la lecture du texte leibnizien par Diderot en modifie le sens, comment elle peut parfois en être une interprétation ou un devenir possible. Pour saisir ces transformations, les auteurs ont examiné divers contextes théoriques dans lesquels les pensées de Leibniz et Diderot dialoguent : métaphysique et philosophie de la nature, épistémologie et philosophie des sciences, théorie de la perception et esthétique. À travers ce dialogue, l'ouvrage contribue à une réflexion générale sur les méthodes requises pour mettre en perspective les rapports entre des philosophies à la fois proches et éloignées.

  • Le bonheur de tout dire en ayant tout oublié, le jeu de parler pour parler, la jouissance de se contredire, voilà le passe-temps favori de deux amis de toujours. Chacun connaît l'autre mieux que lui-même, mais cherche encore à découvrir chez son complice une plage inconnue qu'il n'aurait pas explorée. Le plus souvent, ils sont en désaccord, pour à la fin s'entendre comme larrons en foire, car ils savent que parler pour ne rien dire est un exercice très efficace. Il s'appelle Arthur, il s'appelle Horace, l'un est écrivain, l'autre cinéaste. Dès qu'ils le peuvent, ils partent presque à pas de loup se réfugier dans la paisible maison qu'Arthur entretient comme un trésor, solidement ancrée dans un village de soleil. Là, ils travaillent, ils dorment, ils se promènent ou ils lisent, ils n'ont aucune obligation, aucune règle. Un rite, seulement, à l'heure très exacte de l'apéritif, ils se rendent d'un pas lent au café Meliton, ce lieu qu'ils ont choisi depuis toujours pour être le théâtre de leurs interminables dialogues. Ainsi renouent-ils avec cette admirable tradition espagnole que l'on appelle la Tertulia. À heure fixe, autour du vin ou de l'anis, dans tous les villages et les villes d'Espagne, se réunissaient des amis, des compagnons de toujours. Alors ils refaisaient le monde et le défaisaient, ils condamnaient, ils absolvaient, ils se vantaient et se plaignaient, quelquefois poètes, quelquefois philosophes, quelquefois économistes, à la recherche d'une confuse vérité...

  • Feu le palais d'Hiver : un pamphlet étourdissant où Henri François Rey tour à tour brillant, drôle et sarcastique, démonte les vieux mécanismes du Parti communiste français, « abandonné par l'Histoire ». Pour l'auteur, homme de gauche depuis la guerre d'Espagne, ce parti est devenu préhistorique tant dans sa stratégie que dans ses objectifs, faisant ainsi de plus en plus, ce qui est grave, le jeu d'une droite dépourvue d'idées mais toujours pragmatique. Pour Henri François Rey, expliquer la crise actuelle et celles à venir, c'est expliquer la crise d'une gauche dépassée où les communistes rêvent encore de prendre le palais d'Hiver, ignorant sans doute que ce palais d'Hiver est devenu un musée. Afin d'obtenir plus de justice pour les hommes, une seule solution, selon l'auteur, même si elle n'est guère exaltante, ce qu'il reconnaît volontiers : instaurer en France une social-démocratie flanquée d'un contre-pouvoir dans le style des radicaux italiens. Un jour futur peut-être...

  • Le mystère Dali n'a pas fini d'intriguer. Génie ou imposteur ? Pour la première fois, se tenant à égale distance du dithyrambe et du dénigrement, un livre tente de faire le point en toute objectivité, à partir d'éléments raisonnés.D'abord, la race : nul ne peut comprendre Dali sans connaître la force de son enracinement dans la terre espagnole, plus précisément dans la Catalogne, foyer de démesure, de morosité, de génie et de mauvais go-t. Ensuite la famille, petite-bourgeoise, qui inculque à l'enfant les notions sacrées d'argent et d'ordre. Puis le triple apprentissage social : le stage universitaire à Madrid, entre Lorca, qui incarne la trouble ardeur méditerranéenne, et Bunuel, l'ange noir ; la rencontre avec les surréalistes, tremplin d'où l'artiste prend son vol ; la fréquentation de la Hight Society, qui permet au peintre de vivre de son art et de vérifier sur ses clients l'efficacité de sa provocation.Le caractère de Dali étant historiquement et psychologiquement expliqué, tous les problèmes s'éclairent : celui de la " folie " du personnage, celui de l'onirisme de son oeuvre. Henri-François Rey s'appuie sur la connaissance intime qu'il a du peintre et sur sa propre intuition de romancier pour dégager la véritable originalité de Dali, et montrer en quoi son art est un effort pour libérer l'homme et le restituer dans sa totalité délirante.

  • Julius, musicien de jazz, et Lana, étudiante américaine, se rencontrent sur une petite île italienne. Sans s'être jamais vus, ils s'attendaient. Deux moitiés du "même" dont ils rêvent depuis toujours. De leur île, ils gagneront Rome, puis Paris. Mais leur vrai voyage est celui de leur amour initiatique, mystique, marqué de signes obscurs, où soudain s'insinue l'imparable lézarde : la folie de Lana. Amour fou, amour à la folie. Folie où Julius acceptera de suivre celle qui est lui. Pour deux êtres, l'amour porté au plus haut ne peut que les confondre en un seul. Comme les jumeaux que la nature a fait semblables, tout en les séparant, et qui aspirent à devenir un.

empty