• 1940. Un officier inconnu des Français refuse l'armistice et la soumission de la France à l'ordre nouveau. Il deviendra le chef de toute la Résistance et finira par incarner la République. À la tête du gouvernement de 1944 à 1946, puis en 1958, il jette à deux reprises les bases du redressement de la France. Président de la République de 1959 à 1969, de Gaulle oriente son action dans trois directions : la stabilité politique, la croissance économique et l'indépendance nationale. La nouvelle République se trouve ainsi consolidée. Comment un militaire conservateur, de tradition monarchiste, peut-il à ce point incarner la République, alors que tous les « républicains orthodoxes » le rejettent au nom de la défense des libertés et de la démocratie parlementaire ? Qu'est-ce que le gaullisme ? La réponse ne semble pas aisée, compte tenu de l'absence de modèle similaire. Au fond, de Gaulle n'a-t-il pas réussi la synthèse entre les traditions monarchiste, bonapartiste et républicaine pour devenir le « législateur républicain » que la France attendait ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur agrégé d'histoire, Jean-Louis Rizzo a enseigné au lycée de Montargis et  à l'Institut d'études politiques de Paris.  Il a publié deux ouvrages sur Pierre Mendès France, ainsi qu'une biographie d'Alexandre Millerand. Il a également publié Les élections présidentielles en France depuis 1848 aux Editions Glyphe. Il a écrit de nombreux articles, notamment sur Pierre Mendès France. Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs comme Un siècle de radicalisme, Les grandes figures du radicalisme, Jean Zay et la gauche du radicalisme. Il a occupé des fonctions électives à l'échelon local.

  • Chef du gouvernement français, puis président de la République, Alexandre Millerand traverse toute l'histoire de la IIIe République. Promoteur du socialisme réformiste, il évolue vers les modérés, et devient un des chefs du centre droit. Dans les dernières années de sa vie, il est lucide face au danger hitlérien, mais devient de moins en moins écouté. La découverte de sa vie et de sa carrière montre l'importance de son rôle à l'époque d'une République qu'il a présidée, mais qu'il n'a jamais aimée.

  • Zoom sur 170 ans de course à la présidence ! Entre 1848 et 2017, la France a connu vingt-quatre présidents de la République et vingt-neuf élections présidentielles. L'élection de 1848 se déroule au suffrage universel masculin, mais l'heureux élu, Louis-Napoléon Bonaparte, tire parti de cette légitimité pour justifier le coup d'État du 2 décembre 1851. Dès lors, le modèle républicain classique consiste sous les Troisième et Quatrième Républiques à faire élire le chef d'État par les parlementaires et à faire de la présidence une simple fonction arbitrale. En 1958 et 1962, de Gaulle fait du président la clé de voûte des institutions. Sa désignation au suffrage universel direct renforce l'autorité du chef de l'État. Les élections se succèdent et le système change peu à peu de nature. Aujourd'hui, il semble évident que le système des primaires qui se généralise modifie une nouvelle fois la physionomie de l'élection présidentielle, en confortant la démocratie d'opinion et l'emprise des sondages. L'ouvrage de Jean-Louis Rizzo nous invite à réfléchir sur l'évolution de la culture politique en France. Il nous permet aussi de redécouvrir les candidats, les enjeux et les moments forts d'un scrutin présidentiel devenu un rite républicain. EXTRAIT Les 23 avril et 7 mai 2017, les Français éliront leur président de la République. Alors que sous les IIIe et IVe Républiques, le chef de l'État était choisi par les parlementaires réunis à Versailles, Charles de Gaulle a souhaité que la magistrature suprême résulte du vote populaire. Suite à la réforme constitutionnelle de 1962 adoptée par référendum, neuf élections présidentielles au suffrage universel ont déjà eu lieu entre 1965 et 2012. Il conviendrait d'ajouter l'élection de 1848, au suffrage universel masculin dans le cadre de la IIe République, pour donner un tableau complet de ces scrutins populaires. En comparaison, 16 élections présidentielles avec comme seul corps électoral un millier de parlementaires ont eu lieu entre 1879 (première élection de Jules Grévy) et 1953 (René Coty élu à la suite d'un scrutin complexe et indécis). Trois cas échappent aux deux modes de scrutin précédents, les élections de Thiers (1871) et Mac Mahon (1873) se déroulant hors du cadre constitutionnel et l'élection de Charles de Gaulle en 1958 résultant d'un mode de scrutin particulier expérimenté une seule fois. Au total, cela nous fait 28 élections présidentielles qui vont être rappelées dans le présent ouvrage. À PROPOS DE L'AUTEUR Professeur agrégé d'histoire, Jean Louis Rizzo a enseigné au lycée de Montargis et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a publié sous son nom deux ouvrages sur Pierre Mendès France, ainsi qu'une biographie d'Alexandre Millerand.

  • Biographie d'un homme politique (1907-1982) qui a longtemps été un maître à penser pour une génération qui désespérait de la politique.

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