• L'utopie a changé de camp. L'utopie, c'est de croire qu'on peut continuer à se comporter de la même façon. Le réalisme, c'est de considérer que nous devons radicalement changer de comportement. Entre acteurs de l'économie sociale qui se développent et acteurs de l'économie classique qui s'interrogent sur leurs pratiques, il s'agit de dépasser des modèles supposés inconciliables pour faire converger les meilleures pratiques, de créer plus de richesses et les répartir de manière plus équitable.

    L'entreprise, quelle que soit sa forme juridique, peut être le pivot à la fois de l'émancipation individuelle et de l'amélioration collective. Il ne s'agit pas de se substituer aux politiques publiques mais d'affirmer ensemble une réelle volonté de transformation sociale. C'est toute l'histoire du GROUPE SOS. À partir de ses valeurs, la première entreprise sociale d'Europe a suivi un cours entrepreneurial original avec un seul objectif : trouver les moyens concrets de transformer le monde en étant à son écoute.

    Jean-Marc Borello engage les entreprises à se donner les moyens de changer le monde, de passer de la comparaison des idéologies à la comparaison des impacts économiques, sociaux et environnementaux et de définir leur raison d'être. C'est à cette condition que l'entreprise constituera le meilleur moteur de la transition écologique et de l'inclusion sociale.

  • Et si il existait une troisieme voie economique ? Si, entre le capitalisme pur et dur d'une part et le monde associatif d'autre part, un nouveau chemin etait possible ? Aujourd'hui, les besoins economiques font emerger une nouvelle necessite nichee entre la recherche du profit pur et dur et le « non profit » qui vient relayer un Etat defaillant.

    Or si le capitalisme n'est pas la reponse a tout, le modele economique de l'associatif, lui, apparait aujourd'hui inadapte aux exigences actuelles et de moins en moins depositaire de l'interet general, s'etendant a de nouvelles problematiques sanitaires, environnementales, culturelles...

    De nouveaux acteurs economiques vont jouer leur role, relayant le secteur public qui n'en sera plus le seul responsable. En effet, les besoins societaux vont augmenter, et l'Etat ne pourra pas y apporter toutes les reponses. A cote du secteur lucratif (prive), le capitalisme non-lucratif prendra le relais du secteur public et apportera des solutions non polemiques.

    Jean-Marc Borello nous fait partager sa vision prospective sur l'evolution de l'economie a moyen terme : un capitalisme lucratif, des entreprises publiques ou parapubliques, des structures associatives ou mutualistes, et, de facon nouvelle, des entreprises capitalistes consacrees a l'interet general, pouvant acceder au capital prive, appuyees sur des pratiques vertueuses (management, gestion RH) qui assureront leur perennite. Ce modele economique tripartite sera mieux adapte a la situation actuelle et future, a l'etat du monde, a la realite sociale, a une croissance qui ne sera plus de 5 a 10 %, mais bientot de 1 a 3 %.

    Il est temps pour le modele economique en vigueur de changer de visage.

  • Why We Need Common Good Capitalism 
    Capitalism leads to excesses and the social and solidarity economy can't provide all the answers. That's why we need a new economic model. As head of the French nonpro t GROUPE SOS, Jean-Marc Borello has shown that business is about more than getting a return on capital but also that anyone concerned about the common good needs to know how the economy works. That's the message he tries to get across when he travels the world. It's the thinking that underpins the MOUVES (Mouvement des Entrepreneurs Sociaux, Movement of Social Entrepreneurs), a body that he set up in France in 2010. 

    GROUPE SOS, which now employs 15,000 sta and incorporates 405 structures, is impressive in many ways. It has become a large organization: it has a presence in 35 countries, provides services to a million people in France every year and its turnover is 900 million euros. It has led the way in showing why performance is relevant to the nonpro t sector. Finally, it does not hesitate to outline aims that are straightforward to articulate but tough to deliver. It quite simply seeks to provide solutions to our most pressing social questions when it comes to youth, employment, welfare, health and seniors... 

    In this book, Jean-Marc Borello pulls no punches. He argues that the social and solidarity economy must keep evolving, fully embrace its role as an economic actor and be bold when tackling issues, however di cult they may be. He believes those working in it need to think outside the box, grasp the signi cance of the challenges we face and take ownership of a new approach: common good capitalism.

  • Utopia has changed sides. It's utopian to think business as usual is an option. It's realistic to argue for radical change. Actors in the social economy are growing in size. As for conventional businesses, they are increasingly questioning their traditional practices. This presents us with an opportunity. We need to get beyond the idea that these models are irreconcilable. Let's disseminate good practices in all organizations, create more wealth, and share it more equitably.

    Whatever legal form they may take, all businesses can both contribute to individual emancipation and benefit wider society. This is not to do with taking the place of the state. It's about expressing a collective commitment to social transformation. This is what GROUPE SOS has always been about. Grounded in its values, Europe's lead- ing social enterprise has followed its own entrepreneurial path with one key aim: revolutionizing the world through a better understanding of it.

    Jean-Marc Borello believes businesses must rise to the challenge of changing the world. He argues they need to leave behind sterile ideological debates, focus on com- paring economic, social and environmental impacts, and define a raison d'etre. If they can do this, they will be ide- ally positioned to drive forward an ecological transition and promote social inclusion.

    Jean-Marc Borello started work in 1977 as a special needs educator. In 1981, he was appointed to the French joint ministerial taskforce on drugs and drug addiction. He then took on different roles as a government advisor. He left the public sector in 1987 to become director of an SME consortium. He has been working full time at GROUPE SOS since 1997. He isthe former pres- ident of the Union des Associations de Lutte Contre le SIDA (Union of Associations Working to Combat HIV/AIDS) and was the first president of the MOUVES (the French Movement of Social Entrepreneurs). Borello also co-founded the En Marche political movement. His efforts to promote social enterprise as a viable model were recognized in 2016 when he was named as social entrepreneur of the year. This is his sixth book. 

  • Un nouveau type d'entreprises, audacieuses et innovantes, émerge : les entreprises sociales écologiques. Elles inventent de nouveaux modèles économiques, et mettent en place une nouvelle gouvernance adaptée à leurs objectifs : faire mieux avec moins et préserver le capital économique, naturel et social.
    Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno nous emmènent à la découverte de ces entreprises qui non seulement proposent des réponses « vertes » aux besoins essentiels de tout un chacun - se nourrir, se loger, se déplacer, économiser les ressources, financer les activités - mais qui mettent aussi leur efficacité économique au service de l'intérêt général.
    En s'appuyant sur les petites mais passionnantes histoires de ces nouveaux acteurs économiques, Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno contribuent à rendre contagieuses leurs initiatives afin de réussir le défi du XXIe siècle : garantir la sauvegarde de la planète et l'accès de tous à une société du bien-vivre.

  • Manifeste pour un monde solidaire n'est pas seulement une description de belles expériences socio-économiques. Il est aussi une exhortation, un appel à la mobilisation. Face à la montée de l'exclusion, de l'injustice, de la souffrance et de l'exploitation, c'est un rappel à l'importance de valeurs sociales fortes comme la démocratie, la solidarité, la participation, la citoyenneté, l'inclusion. Ces valeurs ne sont pas des voeux pieux car, depuis plus de trente ans, Jean-Marc Borello et Jean-Guy Henckel les traduisent, en actes, dans leurs domaines respectifs, de la santé à la jeunesse, de l'emploi aux seniors, en passant par l'environnement.
    Ce Manifeste fait l'éloge de l'économie sociale et solidaire - dont le projet est de remettre l'économie à sa juste place, c'est-à-dire au service du plus grand nombre, de l'intérêt général et du bien commun -, et de l'agriculture biologique ou l'alimentation de proximité - le défi environnemental étant devenu une priorité sociale.
    La recherche du sens et la mise en place de nouvelles alliances - entre l'État, les pouvoirs publics, la société civile et les entreprises - sont des antidotes au désespoir, aux clivages et aux crises sociale et écologique.
    Dans cet ouvrage, les auteurs tirent aussi les leçons de leurs engagements professionnel, associatif et militant pour un monde meilleur.
    Entretiens conduits par Nathalie Calmé, écrivain-journaliste et reporter spécialiste des dialogues interculturels et religieux, engagée dans les luttes sociales.

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