• En dérivant avec Ulysse

    Jean-Paul Mari

    Si Ulysse revenait aujourd'hui en Méditerranée, que trouverait-il  ? Une Mare Nostrum, une mer commune à tous ses habitants ou un espace coupé en deux, éclaté, balkanisé. Divisé au gré des rivalités, des cultures et des religions, entre les «  civilisés  » et les «  barbares  ». Serait-il plus étonné par les progrès réalisés ou horrifié par ses plaies ? Les hommes auraient-ils réussi à avoir enfin le même Dieu autour de la même mer ? La Méditerranée aurait-elle réussi à rester le centre de la culture, la lumière du monde, un joyau de l'humanité ou, frappée par une décadence effrayante, s'était-elle transformée un cul de basse-fosse de l'intelligence  ? Ulysse pourrait-il nous dire qui nous sommes  ? Me dirait-il aussi, comme Tirésias, qui je suis  ?
    Être méditerranéen, est-ce avoir une identité ou n'être plus que le «  Personne  » de Polyphème, quelqu'un aux origines diluées dans un monde mondialisé. Moi qui suis né sur ces côtes, amoureux et souffrant au bord de la mer, sidéré par les guerres mais hypnotisé par la lumière d'après incendie, qui suis-je ? Qui sommes-nous  ? Perdus ou sauvés  ?
    Il n'y a qu'un seul moyen d'obtenir une réponse à toutes ces questions. Refaire, pas à pas, ce grand voyage avec lui. En dérivant avec Ulysse.

  • D´une descente aux enfers à la vie retrouvée.Un homme sort du coma. Touchéà la tête, par balle. Antoine, grand reporter, revient d´un pays en guerre. Sa plaie cicatrise mais il lui manque quelque chose d´essentiel. Une partie de son passé s´est évanouie. Il sait qui il est, ce qu´il faisait avant, il n´a pas oublié les gens, les numéros de téléphone et son quotidien. Mais il a oublié le coeur de son voyage en Afghanistan. La mission, l´embuscade, la blessure. Et il ne comprend pas pourquoi la femme de sa vie a disparu.

    Antoine souffre. Une douleur persistante à la tête, des cauchemars obsessionnels, des visions terrifiantes, la colère, l´envie de fuir ou de tuer. C´est un traumatisé qui ne sait plus parler aux autres, pense qu´il est suivi par un tueur, vit en reclus. Sa mémoire perdue par pans entiers le hante.

    Antoine le convalescent accepte un reportage en Méditerranée. Il a appris que son amour est parti en voilier pour un périple dans la région. De Troie en Turquie jusqu´au nord de la Grèce, de la Tunisie à la Sicile, des Îles éoliennes jusqu´en Italie continentale, de la côte romaine jusqu´à Naples, de Corfou à Ithaque, chaque lieu, chaque rencontre agit comme une série d´électrochocs. Étape après étape, il cherche son amour, en vain. Des pans de sa mémoire lui reviennent en désordre, offrant une nouvelle pièce du puzzle, posant plus de questions qu´elle n´apporte de réponse. Que s´est-il passé, ce jour-là, avec les militaires français, dans cette embuscade meurtrière tendue par les talibans dans le col d´Uz ? Pourquoi se sent-il coupable ? Les souvenirs se reconstituent et la Méditerranée fait son oeuvre magique. La mer le bouscule, le balance, le berce, le materne, comme celle de son enfance déchirée en Algérie.

    Au terme de son long voyage sur la mer bleue, il n´est plus le convalescent tourmenté par son amnésie, ni le reporter de guerre, tenté en permanence par la descente aux enfers. Il est quelqu´un d´autre. Un enfant retrouvé, un homme apaisé, un ressuscité qui a accepté de vivre.

  • Carnets de Bagdad

    Jean-Paul Mari

    • Grasset
    • 3 Septembre 2003

    Jean-Paul Mari, Grand reporter au Nouvel Observateur, a tenu un journal durant sa présence à Bagdad, qu'il a rendu accessible à tous sur le site internet du Nouvel Observateur.C'est ce texte d'écrivain, très personnel, qui est aujourd'hui publié dans son intégralité : non pas la guerre événementielle, mais la guerre en "caméra subjective", expérience-limite, telle qu'il l'a observée et vécue.

  • Un jour d'automne 1991, le narrateur se pose sur l'aéroport d'Alger. Jamais depuis trente ans, il n'est revenu dans ce pays où il est né et qu'il a mis sous clef dans sa mémoire. Dans un double travail d'enquête et de deuil, il fouille le présent et le passé de l'Algérie, revit son enfance et tente de comprendre un pays qu'il a tant aimé. En 1962, son père et son grand-père sont assassinés. À l'époque, les tueurs - FLN, OAS ou autres - n'ont jamais été identifiés. La violence et l'exode ont chassé le narrateur vers la métropole. Trente ans plus tard, l'enfant devenu journaliste reprend l'enquête. Aujourd'hui, entre le parti du sabre et le goupillon islamiste, les Algériens se torturent entre eux. On sait si peu de l'Algérie actuelle. Le narrateur plonge au coeur de l'islamisme algérien, de son organisation, des attentats et des massacres pour comprendre la nature et l'ampleur du mal algérien. Sans prendre parti, l'auteur fait en écrivain son métier de grand reporter. Il dit un pays devenu fou, en décrit les tourments. Mais par ce jeu de miroirs entre hier et aujourd'hui, il plonge en lui-même comme dans Alger la rouge, rude confrontation et descente aux enfers dont il ressort lavé.

  • Depuis trente ans, Jean-Paul Mari a couvert toutes les guerres du globe. Il a parcouru les champs de bataille, de l'Irak au Rwanda, du Moyen-Orient à la Bosnie, au Sierra Leone, en Somalie, au Sri Lanka. Il a rencontré des héros et des assassins, il a vu des massacres, des villages brûlés, des enfants égorgés dans leur école, des civils découpés devant leur maison. Les plus grandes peurs comme les courages les plus admirables ont passé sous ses yeux. Il raconte.Que peut-on faire de la douleur de la guerre ? Cette question obsédante, il l'a posée à des médecins qui tentent de rendre à la vie ceux qui ont vu la mort et s'en sont sortis " sans blessures apparentes ". Ceux-là ont vécu un moment d'effroi indicible, une rencontre avec la mort sous des formes diverses : une odeur, un regard, un cri, une vision insoutenable. Après quoi ils se sentent morts bien qu'ils soient vivants. Ils ne font plus partie de ce monde, ils peuvent devenir fous. Des milliers d'anonymes, mais aussi des écrivains, des peintres, des cinéastes ont subi et décrit cette expérience ultime. L'auteur aussi a vu la mort en face.Le premier mérite de Jean-Paul Mari est d'avoir affronté l'épouvante pour en témoigner. Le second, probablement plus grand encore, est d'avoir enquêté, réfléchi, analysé. Il n'a pas voulu que restent enfouis l'horreur et les traumatismes. Il a choisi d'écrire pour sortir de ces ténèbres-là et affirmer que la vie peut être la plus forte.

  • "Je crois que nous entrons dans la nuit", lui avait dit un ami algérien. Depuis dix ans Jean-Paul Mari, né à Alger, correspondant de guerre rompu aux grands conflits, a vu la confirmation de ce pressentiment. Voyage après voyage, il plonge au coeur d'un pays où les islamistes armés des GIA affrontent les militaires et les Ninjas du régime. Il explore les banlieues de la capitale, la Casbah, la plaine de la Mitidja et les montagnes de Kabylie. Il observe les partis politiques, les élections et les manifestations, écoute les cris des torturés et des tortionnaires, militants islamistes, miliciens pro-gouvernementaux, jeunes, chômeurs, femmes, journalistes ou écrivains d'un peuple pris en otage. Loin du sectarisme et d'une vision monolithique, il se livre à une enquête des profondeurs sur les lieux des meurtres, des grands massacres, dans les rues, les villages, les cimetières et les mosquées. Avec en tête une question, obsédante: quelle est la nature de ce mal algérien, de cette violence cruelle et délirante? Dangereuse enquête à la fois rigoureuse et pleine de compassion. Comment l'auteur ne se tournerait-il pas aussi vers le passé, le sien et celui de la guerre d'indépendance. Pour mieux comprendre pourquoi aujourd'hui, là-bas, on assassine l'Algérie.
    Ce livre a déjà été publié sous le titre Il faut abattre la lune.

  • Les bateaux ivres

    Jean-Paul Mari

    L'odyssée des migrants en Méditerranée « Trente-cinq ans que je cours le monde et ses tourments. La première fois que j'ai vu l'exode d'une population, en dehors d'une guerre, c'était les boat-people qui fuyaient le régime d'Hanoï. Des jonques en bambou sur la Mer de Chine, les naufrages, tous les éléments étaient déjà là. Mais ces migrants étaient des réfugiés politiques et le monde les regardait d'un oeil bienveillant et attentif. Avec le temps, l'exode des migrants n'est plus devenu un phénomène exceptionnel. Et le monde s'est lassé. J'ai suivi les barques, les pateras qui affrontaient le détroit de Gibraltar, les pirogues de la mort pour les Canaries, les zodiacs de Turquie vers l'île grecque de Lesbos, le flot des épaves vers le Canal de Sicile. Jusqu'à Lampedusa, caillou submergé par le flux. J'ai suivi le sillage de ces bateaux ivres, sur mer et sur terre, dès leur point de départ, un village subsaharien, un désert érythréen de la corne de l'Afrique, une capitale arabe, une montagne d'Afghanistan ou de Syrie. Je voulais faire le récit choral de ces centaines de milliers d'hommes et de femmes qui ne voient qu'une seule issue, partir, pour la grande traversée, à travers notre mer, la méditerranée. Nous, Européens, nous hésitons toujours, entre aveuglement volontaire, compassion et répression. Sans parvenir à définir une attitude réaliste, une politique commune. Pendant ce temps-là, ils partent. Avec la force des désespérés ou des conquérants. Et rien ne les arrêtera. » Jean-Paul Mari

  • Comment élaborer et rédiger une dissertation d'histoire ?
    Les étudiants sont souvent à la recherche de conseils et d'orientations : comment lire et comprendre un libellé de sujet, poser une problématique, choisir et bâtir un plan, rédiger... en résumé, maîtriser les divers types de dissertation ? Que lire et où se documenter ?
    Cet ouvrage propose une démarche claire et progressive pour les guider dans cette mise en oeuvre délicate. Il comporte plus de cent exemples de sujets, vingt plans et quatre devoirs entièrement rédigés, concernant les grandes périodes de l'histoire : Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes et époque contemporaine. Il ne s'agit pas de modèles, mais d'une palette d'exercices qui doivent permettre de connaître les démarches intellectuelles et les méthodes de composition indispensables.
    Ce livre est destiné en premier lieu aux étudiants de L1 et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, mais il pourra également se révéler profitable à ceux qui préparent le CAPES, voire l'agrégation d'histoire.

  • Avec Jean-Marie Pelt (JMP), tout part du jardin et tout revient au jardin. Tel est le fil rouge de ce livre à deux voix, écrit en alternance : JMP parle de l'importance des jardins dans la maison, la rue, la ville, sur la Terre. En contrepoint, Paul Couturiau apporte une biographie thématique du grand savant. Préface de Pierre Rabhi. Avec Jean-Marie Pelt, tout part du jardin et tout revient au jardin. Tel est le fil rouge de ce livre à deux voix, écrit en alternance : JMP parle de l'importance des jardins dans la maison, la rue, la ville, sur la Terre. En contrepoint, Paul Couturiau apporte une biographie thématique. Le livre est construit en huit chapitres : 1- Le jardin des supplices - de la mort de sa mère à la découverte d'une vision " humanisée " de la nature. 2- Le jardin des Wendel - au coeur du jardin des maîtres de forges de Wendel, le petit Jean-Marie hérite de son grand-père, jardinier, l'amour de la nature. 3- Du jardin d'enfants au jardin d'Éden - durant la Seconde Guerre, JMP découvre l'art du vivre de peu. 4- Le jardin Terre - grand voyageur, Jean-Marie Pelt a parcouru le monde pour étudier " les plantes qui guérissent " et promouvoir une médecine naturelle. 5- Les jardins de la ville - En tant que premier adjoint du maire de Metz, JMP a inventé l'écologie urbaine et fait de Metz une ville jardin. 6- Les jardins de l'esprit - JMP cultive aussi les jardins de l'esprit. La science est-elle dissociable de la conscience ? 7- Le jardin des délices - Voici venu le temps des solutions porteuses d'espoir. 8- Les jardins Jean-Marie Pelt - JMP donnera la recette de son jardin idéal...


  • C'est un étrange feuilleton médiatique. L'histoire sans fin d'une fermeture. Celle de la plus vieille centrale nucléaire de France : Fessenheim.
    Pourquoi tant de manoeuvres politiques pour retarder l'inévitable ? À quel prix ? Avec quels risques pour la population ? Et si le crépuscule de la centrale alsacienne reflétait celui de la filière tout entière ?
    Cette enquête, la première du genre, réunit des chercheurs réputés et des militants aguerris. Elle fait la lumière, débusque la désinformation. Elle expose les dérives d'un système national de production d'électricité devenu une exception dans le monde. Un système imposé aux Français dès l'origine et dont ils subissent aujourd'hui les lourdes conséquences sanitaires, environnementales, financières, fiscales et même géopolitiques.
    Mais heureusement, il existe un chemin qui va du diktat atomique à la révolution verte. Avec ses bénéfices insoupçonnés pour l'économie, l'emploi, la société dans son ensemble. Vers un futur plus lumineux...
    Voici donc un ouvrage sous haute tension. Un document-vérité. Un livre de salubrité publique.

    [Jean-Marie Brom est physicien des particules et directeur de recherches au CNRS. Floriane Dupré travaille à Strasbourg dans le secteur de l'environnement et du développement durable. André Hatz est président de l'association Stop Fessenheim. Jean-Paul Klée est un écrivain et militant écologiste alsacien. Olivier Larizza, coordinateur de l'ouvrage, est professeur à l'Université de Toulon et chercheur en sciences humaines au laboratoire Babel.]

  • Un état des lieux des recherches tant en sciences du langage que dans d'autres sciences humaines (cognition, neurophysiologie, psychologie...) dans une optique transdisciplinaire pour répondre aux problèmes que la didactique des langues doit résoudre. 

  • Il a fallu plusieurs décennies pour que, peu à peu, la cuisine, en tant que pratique sociale, trouve sa place dans les journaux. Mais il faudra attendre la deuxième moitié du XXème siècle pour qu'elle s'impose réellement, jusqu'à produire de la presse spécialisée. Aujourd'hui, la cuisine confine à la "gastrolâtrie", et les chaînes de télévision l'accommodent à toutes les sauces. De la presse écrite à Internet, en passant par la radio et la télévision, cet ouvrage suit l'évolution de la présentation et des contenus des programmes consacrés à la cuisine. Il en interroge les ressorts historiques, et parfois politiques, mais il constitue surtout un miroir de l'évolution de notre société.

  • Cet ouvrage revient sur l'oeuvre, les héritages et l'actualité de deux figures magistrales et fondatrices - mais aussi "encombrantes" et débattues - de la géographie française et mondiale. Il propose à travers quatre volets des éclairages sur ces deux grandes figures : Reclus géographe de la liberté et son regard sur le monde, la vulgarisation géographique des deux auteurs et leurs visions sur l'organisation territoriale des sociétés.

  • Comment élaborer le rédiger une dissertation d'histoire? Les étudiants sont souvent à la recherche de conseils et d'orientations : comment lire et comprendre un libellé de sujet, poser une problématique, choisir et bâtir un plan, rédiger... Que lire et où se documenter?
    L'ouvrage comporte plus de 100 exemples de sujets, vingt plans et quatre devoirs entièrement rédigés concernant les grandes périodes de l'histoire : Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes et époque contemporaine. Ces exercices doivent permettre de connaître les démarches intellectuelles et les méthodes de composition indispensables.
    Destiné aux élèves de licence, cet ouvrage peut également se révéler profitable aux étudiants des classes prépatoires et de l'agrégation d'histoire.

  • Dans ce numéro : pour la sortie du sublime De rouille et d'os, Nicolas Gendron, sur 6 pages, passe en revue la filmographie du remarquable cinéaste qu'est Jacques Audiard. Huit pages sur Catimini dont un long entretien avec sa réalisatrice, Nathalie Saint-Pierre. Un texte détaillé sur le travail des cinéastes d'animation Quay à l'occasion de l'exposition au MoMA : Quay Brothers : On Deciphering the Pharmacist't Prescription for Lip-Reading Puppets. Dix pages - un texte exclusif - sur les guides de scénarisation. Des analyses de la filmo d'Alain Resnais sous l'angle de son approche théâtrale et des oeuvres Le Torrent et The Master. Aussi, des textes sur les films The End of Time, Amour, Life of Pi, A Late Quartet, À perdre la raison, Après la neige, Avant que mon coeur bascule, Dans la maison, Ésimésac, Frankenweenie, Le Horse Palace, Les Manèges humains, Thérèse Desqueyroux.

  • Que mangeait-on autrefois? Dans quelles mesures la diversité du peuplement a-t-elle façonné une tradition culinaire bien gaspésienne? Des pratiques mi'gmaq à la cuisine familiale et traditionnelle et aux tables des restaurants, un art culinaire, un goût pour le bien-manger a pris forme en Gaspésie, marqué par des influences tant locales qu'étrangères. Les articles de ce numéro nous font découvrir des méthodes anciennes de préparation des aliments, comme la cuisson à la cambuse, pratique bien courante chez les pêcheurs d'autrefois, et la cuisine de camp de bûcheron des années soixante, entre autres. D'autres textes témoignent de plats marquants, comme le cipâte de Haute-Gaspésie, la « kiaude » d'Alma Pelletier de Pointe-Jaune ou les « langues de morues », un mets très prisé des Gaspésiens, mais pas par les visiteurs! Cuisiniers, mères de familles et restaurateurs sont à l'honneur dans cette édition parsemée de recettes d'antan que les lecteurs pourront s'amuser à cuisiner à la maison.

  • Le « Trou » est un thème à la fois banal et mystérieux. Paradoxal aussi, évoquant une absence nécessaire à l'émergence du sens. Que nous tombions dans un trou, que nous y trouvions refuge, que nous en redoutions la présence dans notre mémoire ou sur la voie pavée... Les nouvelliers Normand de Bellefeuille, Benoît Cayer, Hélène Fafard et Maude Poissant, pour ne nommer que ceux-ci, n'ont pu résister à son pouvoir d'attraction. Le numéro d'automne d'XYZ est aussi l'occasion de présenter le lauréat de son concours de nouvelle. Cette année, Johanne Renaud mérite cet honneur pour sa nouvelle Judith, tandis qu'une mention spéciale est décernée à La marionnette de Myriam Linguanotto. À lire aussi, un premier article d'une série de trois par Renald Bérubé sur l'histoire de la nouvelle aux États-Unis.

  • Il est faux de croire que le fascisme n'avait pas élu domicile au Québec alors qu'il était en pleine émergence en Europe peu avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce numéro d'Histoire Québec explore diverses facettes de ce mouvement à l'aide de sources telles que des discours politiques, des photos ainsi que des caricatures et publicités tirées de journaux commandités par le Parti national social chrétien (PNSC) fondé par Adrien Arcand. Également dans ce numéro, un article soulignant les 100 ans du Cercle des Fermières du Québec par Louise Lagarde, présidente de l'organisme, un texte de Jean-Marie Fallu portant sur la chanson en Gaspésie et un portrait de l'enracinement du théâtre et de la musique dans la ville de Québec au dix-neuvième siècle.

  • La navigation le long des côtes accidentées de la péninsule gaspésienne a toujours été des plus périlleuses. On le doit à l'abondance des récifs et à l'absence, avant le milieu du 19e siècle, de phares et de cartes marines adéquates. Confrontés à d'épais brouillards imprévisibles, les navigateurs confondent parfois l'entrée de la baie des Chaleurs avec celle de la baie de Gaspé ou du fleuve Saint-Laurent. La Gaspésie s'avère donc ainsi la scène de centaines de naufrages et de tragédies humaines. Grâce à une abondance d'articles sur le sujet, le lecteur découvre au fil des pages de ce numéro un univers fascinant fait d'échouements, de mutineries, de pillages, de survivants et d'épaves... Des récits aux péripéties et aux dénouements tous plus imprévisibles les uns que les autres.

  • À la veille des élections législatives de mars 1973, le club Nouvelle Frontière, présidé par Jean Charbonnel, ministre du Développement industriel et scientifique, présente à tous ceux qui refusent de décider sans savoir - et de voter sans comprendre - une radioscopie des oppositions. L'opposition, en 1973, c'est d'abord le Programme commun signé par les Communistes, les Socialistes et les Radicaux de gauche. Ce que révèle de nostalgies, d'inconséquences - et de duplicité - cette prétendue charte de l'unité, c'est ce que Nouvelle Frontière a voulu savoir ; sous les litanies rassurantes d'une vie peinte en rose, quels sont les grands choix nationaux qui sous-tendent le Programme commun ? Passant au fil d'une critique - souvent acerbe mais toujours rigoureuse - les institutions, la politique militaire, l'action internationale et le modèle économique rêvés par la Gauche, Nouvelle Frontière met en lumière les contradictions d'un projet qui ne doit qu'à son ambiguïté de n'être pas perçu immédiatement - et par tous - comme l'acte inaugural d'un désastre national. Mais l'opposition, en 1973, ce n'est pas seulement un texte, il y a aussi les forces politiques : où en sont centrisme réformateur, Parti communiste et Parti socialiste, près de quinze ans après l'établissement de la Ve République : c'est à quoi la seconde partie de cet ouvrage s'efforce de répondre, en décrivant « les trois visages de l'opposition ». Cette étude du club Nouvelle Frontière est suivie d'un véritable dossier d'information, composé d'une série d'analyses réalisées par des membres du club.

  • Parallèlement à ses études à l'École nationale des beaux-arts de Bourges, Paul Pouvreau suit les cours d'histoire de l'art de licence à la Sorbonne. En 1982 il participe à la rédaction de la rubrique « photographie » des Cahiers du Cinéma. Il rejoint en janvier 2010 l'équipe pédagogique de l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Il enseignait auparavant la photographie à l'École supérieure des beaux-arts du Mans. Il développe un travail plastique sur l'interférence des signes visuels dans notre quotidien et les modifications que ceux-ci entraînent sur notre perception du réel. La photographie y occupe une part importante mais non exclusive.
    La présente monographie couvre l'ensemble de son travail depuis les années 1990 et présente photographies, dessins, vidéos, interventions dans le paysage et l'architecture.

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