• Que signifie « être adulte » ? Quels sont les enjeux qui se profilent derrière les évidences de cette situation ? Historiquement, la définition de cette période de la vie a beaucoup varié, et chaque époque a privilégié un âge : le chérubin a fait rêver le siècle des Lumières, tandis que l'adolescence a focalisé les regards de notre modernité. L'allongement continuel de l'espérance de vie et l'enracinement d'une civilisation des loisirs ont déplacé aujourd'hui l'attention vers les personnes âgées. Mais au-delà du premier, du troisième voire du quatrième âge, qu'en est-il donc du deuxième âge ?

  • Comment pense-t-on son devenir personnel ou celui d'une collectivité?? Par le projet, à travers lequel nous concrétisons nos intentions et les communiquons à notre environnement, que nous laissons juge de leur contenu. Ce recours obligé au projet dans nos vies quotidiennes s'inscrit dans une dynamique qui voit poindre sous les conduites à projet des cultures de projet. Jean-Pierre Boutinet définit ce qu'il faut entendre par ces deux notions. Il explicite ce qu'il en est de la méthodologie du projet et de ses dérives, de l'élaboration de celui-ci jusqu'à son évaluation, en passant par sa réalisation, sans oublier de prendre en compte les trois paramètres essentiels, constitutifs de toute situation à projet : l'espace, le temps et les acteurs.

  • En partant de la grande diversité des évaluations de projet ou de la constitution fréquente aujourd'hui de monographies de projet, il est possible d'identifier les règles incontournables sans lesquelles tout projet va se trouver inévitablement malmené ; mettre en évidence ces règles, c'est faire oeuvre de grammairien cherchant à définir le cadre incontournable à l'intérieur duquel va pouvoir se déployer l'espace de possibles que va utiliser l'écriture d'un projet ; ces différentes règles sont ici passées en revue, depuis l'art du jet et la démarche itérative du travail de conception et de réalisation jusqu'à la rose des vents des projets, la sémiotique des acteurs, en passant par le bon usage des paronymes du projet, les sept grandes familles de projet et les relations capricieuses entre programme et projet. Ces neuf règles identifiées permettent d'esquisser les caractéristiques fondatrices de toute conduite de projet.

  • Cet ouvrage est issu d'un projet commun du Groupe de recherche sur l'accompagnement des Universités de Tours et d'Angers, élaboré au début des années 2000 qui s'est concrétisé par un colloque international en mai 2003 et poursuivit par un travail de synthèse et de critique. Il existe en effet une grande diversité des modes d'accompagnement et cet ouvrage présente un bilan à la fois historique, méthodologique et pratique à partir de situations professionnelles analysées. Une ouverture finale présente les "futurs" possibles de l'accompagnement.

  • « Les conduites d'anticipation s'imposent aujourd'hui dans leur grande variété comme un fait majeur de notre temps », constatait l'auteur dès 1990 lors de la première édition de ce texte dans la collection «?Psychologie d'aujourd'hui?». Plusieurs fois réédité et corrigé, ce manuel est devenu une introduction classique à l'analyse de ce que l'on appelle les « conduites à projet » et « les cultures de projet ».
    Mais «?lorsqu'il passe de la phase de conception à la phase de réalisation, le projet constitue-t-il un guide efficace à l'action???» Que nous apprend le projet sur la condition humaine lorsque celle-ci se préoccupe du « faire advenir » ? Cette approche anthropologique du projet vise à identifier la diversité des situations, à repérer les invariants, à comprendre comment fonctionne le projet dans différents ensembles culturels, à s'interroger sur la façon dont les individus, les groupes, les cultures construisent et vivent leur rapport au temps.

  • Que s'est-il donc passé, dans les mutations de la vie adulte, depuis les années 1960 ? On magnifiait alors l'adulte en termes de développement de la personne, d'entrée dans la vie et d'inachèvement humain. Un tiers de siècle plus tard, nous nous retrouvons face à un individu incertain, parfois requalifié d'individu en friche. Dans une culture de transition à la recherche de nouveaux repères, la vie adulte a perdu ses perspectives maturationnelles, pour devenir l'âge problématique des défis à affronter : ceux liés à l'avènement d'une civilisation de l'immatériel, ceux d'une crise de l'action instrumentale, ceux aussi de temporalités malmenées et en voie de recomposition. Aussi, à l'instar des autres âges générationnels, la vie adulte s'identifie-t-elle désormais à une période existentielle faite de grandes perplexités génératrices de formes d'immaturité. Celles-ci vont se manifester, entre autres, dans des crises transitionnelles, un mal de reconnaissance identitaire, des situations limites à vivre, une expérience à régulièrement recycler, la tyrannie d'une multitude de décisions à prendre. À travers ces différentes épreuves, se manifeste une figure plurielle de l'immaturité, en même temps que s'impose une déconstruction du concept de vie adulte comme catégorie d'âge homogène. Cette catégorie ne relève plus de la banale normalité, mais d'un traitement que l'actualité rend de plus en plus capricieux. C'est ce traitement qui est ici identifié et situé face à un possible escamotage à venir de la vie adulte : un tel escamotage réduirait le cycle de vie à une dichotomie, d'une part une jeunesse adolescentrique qui se prolongerait indéfiniment, d'autre part un vieillissement de plus en plus précoce qui fait de notre société une société gérontocratique. La vie adulte en serait alors réduite à n'être qu'un passage plus ou moins flou, plus ou moins durable, entre les deux étants.

  • Dans notre société, un nombre croissant de personnes engagées dans des activités professionnelles, associatives ou autres activités, vivent l'agenda sur un mode "tyrannique" dès qu'il s'agit de fixer une rencontre ou même honorer des engagements pris antérieurement. Pourquoi cette nouvelle tendance à de multiples lamentations sur la "fuite du temps" qui certes n'est pas nouvelle mais semble provoquer stress, désorganisations et incompréhensions ?
    Il semble que nos coordonnées temporelles de prévision et de prospection évoluent et que cette mutation induit des temporalités inédites qualifiées de modernes. Le but de ce livre est de donner les outils théoriques pour comprendre les manifestations de cette fracture culturelle de rapport au temps. En mettant en évidence les pratiques sociales générées ces dernières années autour des conduites à projet, l'auteur essaie de définir les contours culturels de ces nouvelles temporalités.

  • Cet ABC représente une contribution originale, homogène, stimulante et relativement exhaustive de la VAE (validation des acquis de l'expérience) et de ses enjeux. A travers la définition de 80 concepts, il balise le champ sémantique de cette nouvelle pratique de formation professionnelle. Il a été réalisé par un réseau large de praticiens et chercheurs connus au niveau français pour leurs préoccupations ou leurs expertises professionnelles ou scientifiques autour de la VAE. Chaque entrée comprend une brève définition suivie d'un développement et d'une bibliographie. Un index et une bibliographie générale complète. Enseignant-chercheur en psychosociologie, Jean-Pierre Boutinet est professeur à l'Institut de psychologie et sociologie appliquées (université catholique d'Angers), directeur du laboratoire de recherches CAFORE (Carrières, formations et ressources humaines).

  • Créées en 1995 par la Commission européenne les Écoles de la 2e chance (E2C) sont aujourd'hui 118 et accueillent 15 à 20 000 jeunes de 18 à 25 ans, sortis sans diplôme des écoles de la 1re chance. Vingt ans après leur création, il semblait opportun de faire le bilan sur ce qu'elles étaient susceptibles d'apporter à ces jeunes en difficulté dans leur transition vers la vie adulte. Ces sept études interrogent chacune l'originalité du dispositif des E2C, leurs jeunes stagiaires et leurs formateurs.

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