• « Je pensais souvent à ce cinéaste japonais, Ozu, qui avait fait graver ces simples mots sur sa tombe : « Néant ». Moi aussi je me promenais avec une telle épitaphe, mais de mon vivant. »

    Adolphe Marlaud habite un appartement avec vue sur le cimetière qui domine la rue Froidevaux, une de ces rues où « on meurt lentement, à petit feu, à petits pas, de chagrin et d'ennui. » N'ayant réussi à n'être ni fantôme, ni homme invisible, en exil, cet étrange voyageur d'hiver s'est fixé une ligne de conduite : « vivre le moins possible pour souffrir le moins possible. »

    C'est sans compter sur Madame C., sa concierge, qui guette amoureusement son passage du haut de ses deux mètres pour le contraindre à des actes que la pudeur réprouve.

    Né en 1944 à Libourne où il revint mourir en 1993, Jean-Pierre Martinet a publié peu de livres. D'abord assistant-réalisateur à l'ORTF, il renonce au cinéma. Il se consacre à la critique et c'est sans doute à lui que l'on doit la redécouverte d'Henri Calet. Il est l'auteur de La Somnolence (1975), de Jérôme (1978), son chef-d'oeuvre, « un sommet dans l'épouvante » (A. Eibel), tous deux réédités chez Finitude avec succès, et de L'Ombre des forêts(1987) et de nouvelles publiées en revues.

  • Une paire de perdants. Des nés finis. Lui, c'est Maman, Georges Maman?; acteur raté, fin de droits qui se paupérise mollement entre une cannette vide, une boîte de Canigou et un téléphone qui ne sonne plus. L'autre, c'est Dagonard?; gros poings, grande gueule, la bourrade sonore et la liasse accueillante. Assistant de cinéma. Un soir, l'assistant percute l'assisté?; se renoue alors, pour une nuit, une louche amitié. Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l'autre le secours d'une bouée de plomb, la vue d'un naufrage plus rapide. La Dépression dans la joie.

  • Intraitable

    Pierre Martinet

    • Plon
    • 30 Juillet 2020

    La success-story incroyable d'un fils d'agriculteur modeste devenu le traiteur leader.
    Avec son accent rocailleux et sa passion pour la charcuterie, il est le mythique " traiteur intraitable ", l'une des plus célèbres incarnations du terroir français. Mais Pierre Martinet est surtout un chef d'entreprise débordant d'envies et d'énergie, à la tête depuis cinquante ans d'un des fleurons de l'agro-alimentaire hexagonal. Dans cet étonnant et truculent témoignage, il nous confie tous les secrets de cette exceptionnelle success-story. Ou comment le fils d'un modeste agriculteur de la Bresse, parti à la conquête de la grande distribution, est devenu un homme d'affaires à qui tout réussit.
    De son enfance à la ferme familiale - sans électricité ni eau courante, mais où les repas de fête étaient composés de trois entrées, trois plats et trois desserts - à son premier atelier de production, où l'on s'arrêtait à 9 heures du matin pour une pause saucisson-fromage de tête... De son accident de marmite - qui le noya sous 2 000 litres de bouillon à 80°C - à la recherche de nouveaux partenaires jusqu'au fin fond du Brésil, en passant par un match de rugby d'anthologie aux îles Fidji, la vie de Pierre Martinet se révèle aussi singulière qu'inspirante.
    Avec franc-parler et gourmandise, il nous raconte les moments forts de ce parcours hors du commun. Une très belle aventure qui illustre à quel point, quand on a le goût de l'effort, de l'excellence et de l'innovation, un petit échec précède souvent un gros succès.

  • Cellule delta

    Pierre Martinet

    Il ne s'agit pas d'un contrat, mais d'une mission ; le tireur est un agent qui va l'accomplir pour son pays, la France. Mais dans son dos. S'il a une existence officielle au sein de la DGSE, Vincent agit dans l'ombre de l'ombre, au coeur de la Cellule Delta.
    Entraînés à être des tueurs redoutables, des fauves agiles et rapides, les cinq agents de la Cellule Delta sont chargés des opérations spéciales dans lesquelles l'État français ne peut laisser traîner ses mains : Annie, Aymar, Hichad, Henry et Vincent ont un permis clandestin de tuer et une autorisation de chasse permanente.
    C'est après les terroristes qu'ils courent : en faire des cibles avant d'en être la cible.
    Informés que des islamistes radicaux étroitement liés à AQMI profitent du printemps arabe pour se fortifier, les Delta se préparent à rejoindre la Libye. À Benghazi précisément, où ils ont appris qu'une convention de terroristes venus de toute cette région du monde va se tenir dans le plus grand secret...

    Photomontage d'après : ville © Bryan Denton / Corbis et personnage © Roy Bishop / Arcangel Images.com

  • Si la gauche venait demain au pouvoir, que ferait-elle pour empêcher la fuite des capitaux ? De quelle manière concilierait-elle la réalisation de son projet avec les impératifs du marché et les règles de la communauté européenne ? Comment s'y prendrait-elle pour réformer l'administration ? Quelle serait exactement sa politique militaire ? Les programmes des Partis politiques répondent, en principe, à ces questions. Mais ils ne fixent que des objectifs. Ils ne prennent pas en compte les différents scénarios susceptibles de se dérouler. Or c'est en fonction de ces scénarios que l'on peut mesurer les chances de réussite et les risques d'échec de l'éventuelle expérience de la gauche. D'où l'intérêt de ces "dossiers pour 1978" établis par l'équipe de la revue "Faire". Comprenant un certain nombre de dirigeants du parti socialiste mais aussi des syndicalistes, des économistes et des sociologues, cette revue se trouve placée au carrefour de l'analyse sociale et de la responsabilité politique. Qui ami ou ennemi, sympathisant ou adversaire, veut connaître les problèmes réels qu'affronte la gauche doit lire ces dossiers.

  • La cellule Delta, spécialisée dans les opérations clandestines, est la cible d'un nouveau groupe terroriste, le Sabre d'Allah, qui a juré vengeance contre la France. Des missiles prélevés dans le stocks de Kadhafi sont acheminés vers Paris. Avertis par un informateur issu de l'Armée Libre Syrienne, les agents Delta, menés par Vincent, mettent tout en oeuvre : tandis qu'Hichad, le hacker surdoué, pénètre les réseaux virtuels Annie déjoue un projet d'enlèvement. L'ennemi met en place un système de désinformation : Vincent serait corrompu. Il est alors recherché par une milice privée, WarWing. Le chef du Sabre d'Allah, Iskandar, est aussi suspecté par ses commanditaires d'être peu fiable. S'engage alors une course-poursuite folle, où les deux leaders de mouvements ennemis cherchent à s'atteindre, tout en étant poursuivis par leurs propres hommes. La clé de l'intrigue se trouve en France, où une taupe est à l'oeuvre. Mais aussi au coeur de l'Afrique, au Mali, où les islamistes radicaux préparent leur action la plus spectaculaire. Rédigé dans un style haletant par Pierre Martinet, qui connaît bien les rouages de la guerre secrète pour en avoir été longtemps l'un des participants, «Opération Sabre d'Allah» est une fiction, mais proche, très proche, de la réalité. Dans ce Moyen-Orient clandestin où se croisent trafics d'armes, services secrets, affrontements idéologiques, tout est possible. Et on n'est jamais à l'abri d'une trahison... Né en 1964, Pierre Martinet a passé vingt ans dans les unités parachutistes d'élite, dont cinq au célèbre Service Action de la DGSE (services secrets français). Il est l'auteur de trois ouvrages le best-seller DGSE Service Action un agent sort de l'ombre qui relate son parcours et révéla l'affaire Canal Plus (l'espionnage de Bruno Caccio), De l'ombre à la lumière, et son premier roman Cellule Delta.

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