• De la Russie post­soviétique à l'Irak de l'après-Saddam et de la chambre à la rue, les trente-­trois nouvelles qui composent ce recueil décrivent quelques­-unes des in­nom­brables façons d'abandonner le monde des vivants.

  • Quand le bon docteur Freud, lors d'une promenade, a soulevé la pierre qui recouvrait l'inconscient, toutes sortes de bestioles peu ragoûtantes, grouillant dans tous les sens, lui sont apparues. Ce recueil vous en présente quelques-unes. Chacun reconnaîtra les siennes.

    Cent ans plus tard, nos bestioles à nous ne courent-elles pas les rues ? Nous sommes en effet à l'heure de tous les possibles, des avatars aux doubles, des jeux de rôle aux deuxièmes vies cybernétiques et de la téléréalité au karaoké.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre a été publié en mai 1958. Pierre Vidal-Naquet y démontrait que la thèse de l'évasion expliquant la disparition de Maurice Audin était une imposture et émettait l'hypothèse que le mathématicien, assistant à la faculté des Sciences d'Alger, était mort au cours d'une séance de tortures. Ayant eu accès par la suite aux différents dossiers judiciaires, Pierre Vidal-Naquet put retracer l'intégralité de l'histoire de l'affaire dans l'ouvrage réimprimé en 1989.

  • " Face à un Eichmann réel, il fallait lutter par la force des armes et, au besoin, par les armes de la ruse. Face à un Eichmann de papier, il faut répondre par du papier. " Faurisson et ceux qui nient avec lui la réalité du génocide hitlérien n'ont pas désarmé, et certains médias continuent à réserver un accueil surprenant à leurs thèses délirantes. Comprendre cette aberration est donc plus que jamais nécessaire. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la seconde édition de 2005.)
    " Face à un Eichmann réel, il fallait lutter par la force des armes et, au besoin, par les armes de la ruse. Face à un Eichmann de papier, il faut répondre par du papier. Nous sommes quelques-uns à l'avoir fait et nous le ferons encore. Ce faisant, nous ne nous plaçons pas sur le terrain où se situe notre ennemi. Nous ne le " discutons pas ", nous démontons les mécanismes de ses mensonges et de ses faux, ce qui peut-être méthodologiquement utile aux jeunes générations. " Ces lignes, qu'écrivait en 1981 l'historien Pierre Vidal-Naquet, gardent toute leur actualité dix ans plus tard : Robert Faurisson et ceux qui nient avec lui la réalité du génocide hitlérien n'ont pas désarmé, et certains médias continuent à réserver un accueil surprenant à leurs thèses délirantes. Comprendre comment une telle aberration a pu voir le jour est donc plus que jamais nécessaire. Tel est le but des essais réunis dans ce livre."

  • " Ce petit livre est destiné à rappeler les crimes de l'armée française. Je dis bien de l'armée française, non de quelques officiers. Même si la majorité de l'armée a occupé le terrain plus qu'elle n'a torturé ou massacré [...], elle n'a jamais désavoué ceux qui égorgeaient, coupaient les têtes, mutilaient les femmes, les hommes et les enfants d'"en face'. "Cet ouvrage est un document contre l'oubli. À l'heure où la question de la torture pratiquée par les militaires français pendant la guerre d'Algérie revient sur le devant de la scène politique, la réédition de cet ouvrage, publié pour la première fois en 1975, offre une nouvelle occasion de regarder la vérité en face et de reprendre un travail jusqu'à présent inachevé : celui de la mémoire.Document exceptionnel, Les Crimes de l'armée française rassemble en effet des textes émanant des autorités militaires, politiques et administratives françaises et des témoignages d'officiers et de soldats. Ils apportent la preuve de ces crimes dont l'armée française s'est rendue coupable en Algérie, mais aussi en Indochine, et dont les responsables ont tous été amnistiés sans avoir même jamais été sérieusement inquiétés.

  • Remontant à l'Antiquité et à la création du Panthéon sous la Révolution française pour retracer la longue histoire qui va des héros aux saints, l'auteur décrit le processus de construction du mythe. Et il explique la démarche erronée qui transforme Jean Moulin en " homme du Parti communiste ", mythe créé dès 1950 par Henri Frenay.
    Publié en 1993, cet essai réagissait à une investigation frauduleuse sur Jean Moulin, premier président du Conseil national de la Résistance, mort sous la torture en juillet 1943. Ce journaliste à scandale affirmait alors que Jean Moulin, héros national inhumé au Panthéon, avait été un agent soviétique dès le début des années trente. De nombreux intellectuels ont répondu à cette accusation absurde. Mais cette affaire soulève d'autres questions que Pierre Vidal-Naquet analyse ici : peut-on, et surtout, a-t-on le droit de critiquer nos héros nationaux ? Quel sens confère-t-on au Panthéon ? Pourquoi la critique du " mythe Jean Moulin " par la résurrection d'un autre mythe - celui de Jean Moulin communiste - a-t-elle eu un impact aussi fort ? Remontant à l'Antiquité et à la création du Panthéon sous la Révolution française pour retracer la longue histoire qui va des héros aux saints, l'auteur décrit le processus de construction du mythe. Et il explique la démarche erronée qui transforme Jean Moulin en " homme du Parti communiste ", mythe créé dès 1950 par Henri Frenay.

  • Comment saisir le sens des mythes et la pensée de la Grèce ancienne ? En analysant leurs traces, très concrètes et individuelles, dans la société de leur temps et dans ses marges. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2005.)
    " Le chasseur noir ", titre d'un chapitre de ce livre -; devenu un classique depuis sa parution en 1981 -;, est un personnage de la mythologie grecque : c'est un jeune homme qui part à l'aventure pour subir l'initiation, qui s'emploie aux techniques de la ruse, mais qui disparaît pour ne plus revenir. Par là, l'auteur entend montrer qu'il aborde le monde grec, non par la voie royale de l'agora, de l'assemblée du peuple et de la plaine, mais par celle des marges : les jeunes gens, les femmes, les artistes, les esclaves, les lointains de la cité. Il s'agit pourtant d'une entreprise globale : la pensée grecque -; celle des poètes, des mythologies, des philosophes -; et la société grecque sont ici étudiées dans leur liaison, pour l'effet de miroir qu'elles exercent l'une sur l'autre, tant l'une est incompréhensible sans l'autre. Les textes rassemblés ici abordent quatre thèmes principaux : l'espace et le temps ; les jeunes et les guerriers ; les femmes, les esclaves et les artisans ; la cité pensée et la cité vécue. Ainsi apparaît l'unité de l'ensemble, fondée sur la mise en rapport de ce qui semble a priori séparé. Au terme du livre, bien des rapprochements inattendus apparaissent comme nécessaires et prennent ce qu'il est convenu d'appeler un sens. Ces études ont en effet une ambition commune : montrer qu'il y a un sens. C'est là une entreprise qui concerne un tout autre public que celui des seuls spécialistes du monde grec. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2005.)

  • Trois événements littéraires sont au coeur de cette édition des Écrits. Le numéro s'ouvre avec quatre textes lus lors la journée d'étude sur « la transmission », qui s'est tenue lors des célébrations des soixante ans de la revue en novembre dernier. On lira d'abord le texte de l'invité d'honneur, Alexandre Prstojevic, puis les contributions de Jean-Pierre Vidal, Guillaume Asselin et Vincent Filteau. On trouvera aussi, au coeur du numéro, les discours de réception de deux nouveaux membres de l'Académie des lettres du Québec, Monique Deland et Rober Racine, accompagnés des textes de présentation des auteurs ayant proposé leur candidature, soit Pierre Ouellet et Marie-Claire Blais. Un dernier groupe rassemble les textes de cinq écrivains qui ont participé au colloque de l'Académie sur « la traduction poétique », organisé par André Vanasse et produit par Nicole Brossard. Un dernier groupe de textes rassemble les contributions de cinq écrivains qui ont participé au colloque de l'Académie sur « la traduction poétique », organisé par André Vanasse et produit par Nicole Brossard.

  • « Dès le boulevard il obsède. Campé sur son éminence, s'imposant aux yeux par les perspectives de quelques rues transversales, il entend qu'on ne l'oublie point. Par-dessus les toits, il crie sa prétention à être vu. Le soir, il se constelle de points de feu qui semblent, sur l'écrin de la nuit, des étoiles imprudentes qui auraient glissé. C'est sa réclame lumineuse. Elle incite le passant à s'informer et à apprendre que Montmartre est là... » BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • « La bibliothèque n'est que l'un des noms que nous donnons à l'univers », disait Borges. Ainsi se termine l'essai d'Alberto Manguel, premier texte du dossier intitulé « Hommage à la Bibliothèque universelle ». À l'image de cet énoncé, ce numéro des Écrits convie ses lecteurs à une grande partition visuelle, verbale et sonore. Ainsi les rapports entre poésie et musique font l'objet d'un dialogue inédit entre le compositeur Maxime McKinley et le poète Philippe Beck. Puis, dans un univers d'une grande véhémence empreint d'inquiétude et de désir, les peintures de Rafael Sottolichio, qui parsèment ces pages, offrent un prolongement visuel aux contributions de poètes confirmés tels que Cédric Demangeot et Larry Tremblay ainsi qu'aux essais de Madeleine Ouellette-Michlaska et Filippo Palumbo, pour ne nommer qu'eux.

  • L'allègement des thérapeutiques pour traiter le cancer fait que le patient peut exercer une profession et doit "faire avec" son cancer. Les témoignages recueillis examinent l'articulation des trajectoires (maladie/profession), la négociation permanente et l'incertitude liés à la maladie, aux statuts et aux conditions des sujets vulnérables dans l'entreprise.

  • En explorant inlassablement le chemin et ses détours qui, depuis la Grèce ancienne, mènent au monde dans lequel nous vivons, Pierre Vidal-Naquet a construit une oeuvre singulière aux facettes multiples. Personnalité complexe, se définissant lui-même comme « double » - historien et philosophe, historien et philologue, historien et citoyen -, il n'a cessé d'intervenir dans les affaires de la cité. Ses combats - la torture, la « raison d'État », le négationnisme -, il a toujours voulu les mener en historien qui cherche les documents, établit les faits, démonte les mythes, anciens comme contemporains, confond les falsificateurs et les imposteurs. Une enquête qui, selon ses mots, lui a donné le sentiment d'engager sa propre existence.
    Dans ces entretiens, interrompus par la mort, Pierre Vidal-Naquet exprime, avec la force de la simplicité, l'ardeur et la constance de ses convictions, sa passion pour la vérité, sa foi en l'amitié.

  • L'Ordre dans le chaos, par les mêmes auteurs que L'Espace chaotique qui paraît aujourd'hui, avait offert une présentation accessible du chaos déterministe, notion qui a constitué l'aboutissement des idées visionnaires de Poincaré et d'Hadamard sur les problèmes sensibles aux conditions initiales. Une véritable rupture épistémologique avec le déterminisme de Laplace s'est produite à cette occasion. En effet, disposer de relations mathématiques pour décrire l'évolution d'un système ne signifie plus aujourd'hui être capable, en toutes circonstances, de prévoir son devenir. Ce point de vue, largement étayé par l'expérience en laboratoire, à heureusement bouleversé l'étude de nombreux comportements temporels. L'Espace chaotique expose les progrès accomplis dans la description des phénomènes lorsqu'on prend en considération la variation des grandeurs à la fois dans le temps et dans l'espace. Réunissant pour la première fois nombre d'observations et de travaux récents, ce livre montre combien la compréhension en profondeur des comportements spatio-temporels de la matière est en voie d'être complètement renouvelée. Sans rien sacrifier de la rigueur, mais en évitant d'avoir recours à un appareil mathématique dissuasif, l'ouvrage met en lumière les idées maîtresses de cette partie de la physique moderne. Le livre contribue à la diffusion de concepts nouveaux dont le champ d'application touche, bien au-delà de la seule physique, l'ensemble des sciences de la nature.

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