• Condamnée par la lecture gaulliste de l'histoire comme le " régime des partis ", parfois devenue ensuite une sorte de modèle dont il fallait honorer la mémoire afin de mieux se démarquer de l'ombre du Général, la IVe République demeure la " mal aimée " des Français.
    Fondée en partie sur l'ouverture progressive des archives et la multiplication des témoignages, cette étude se nourrit d'une approche à la fois compréhensive et connectée. Compréhensive car elle donne la parole aux acteurs. Connectée car elle met en relation des thématiques souvent séparées : dimensions internationale et nationale, réformes de structure et vie quotidienne, grands destins et vie des Français " ordinaires ".
    Jenny Raflik propose ainsi une lecture profondément renouvelée de ces années où s'invente la modernité.
    Maîtresse de conférences à l'université de Cergy-Pontoise, Jenny Raflik est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont deux sur cette même période : La Quatrième République et l'Alliance atlantique (PUR, 2014) et La Société française depuis 1945 (avec Ludivine Bantigny et Jean Vigreux, La Documentation Photographique, 2016).

  • Cette étude éclairante ne se veut pas une histoire du terrorisme en tant que telle, mais une approche critique des liens intrinsèques entre terrorisme et mondialisation depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours.
    Le recours au temps long et à l'analyse comparée montre qu'au-delà de leurs différences formelles les terrorismes ressortissent à trois grandes familles : le terrorisme d'inspiration révolutionnaire (anarchistes, extrême gauche des années 1970-1980) ; le terrorisme ethno-nationaliste (Balkans puis monde entier avec la décolonisation) ; le terrorisme identitaire, souvent issu du précédent (Ku Klux Klan, Black Panthers, terrorisme islamiste).

    Apparus dans la seconde moitié du XIXe siècle, ces terrorismes se signalent dès l'origine par leurs dimensions à la fois internationales, transnationales et globales. Il est donc illusoire d'imaginer que le terrorisme international serait passé peu à peu de l'une à l'autre de ces dimensions. Ce qui le caractérise d'emblée, c'est sa faculté de jouer sur des échelles différentes.

    Depuis la première Conférence internationale contre le terrorisme anarchiste, en 1898, les États ont tenté sans succès de s'unir pour endiguer la menace terroriste. Jusqu'à aujourd'hui, ils paraissent incapables de dépasser leurs intérêts individuels pour parvenir ne serait-ce qu'à donner une définition commune du terrorisme. Quant à le combattre...

    Prix Emile Perreau-Saussine 2016

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