• Un premier amour détermine une vie pour toujours : c'est ce que j'ai découvert au fil des ans. Il n'occupe pas forcément un rang supérieur à celui des amours ultérieures, mais elles seront toujours affectées par son existence. Il peut servir de modèle, ou de contre-exemple. Il peut éclipser les amours ultérieures ; d'un autre côté, il peut les rendre plus faciles, meilleures. Mais parfois aussi, un premier amour cautérise le coeur, et tout ce qu'on pourra trouver ensuite, c'est une large cicatrice.
    Paul a dix-neuf ans et s'ennuie un peu cet été-là, le dernier avant son départ à l'université. Au club de tennis local, il rencontre Susan - quarante-huit ans, mariée, deux grandes filles - avec qui il va disputer des parties en double. Susan est belle, charmante, chaleureuse. Il n'en faut pas davantage pour les rapprocher... La passion ? Non, l'amour, le vrai, total et absolu, que les amants vivront d'abord en cachette. Puis ils partent habiter à Londres : Susan a un peu d'argent, Paul doit continuer ses études de droit. Le bonheur? Oui. Enfin presque car, peu à peu, Paul va découvrir que Susan a un problème, qu'elle a soigneusement dissimulé jusque-là : elle est alcoolique. Il l'aime, il ne veut pas la laisser seule avec ses démons. Il va tout tenter pour la sauver et combattre avec elle ce fléau. En vain...
    Mais lui, alors ? Sa jeunesse, les années qui passent et qui auraient dû être joyeuses, insouciantes? Il a trente ans, puis trente et un, puis trente-deux. Vaut-il mieux avoir aimé et perdre ou ne jamais avoir aimé ?

  • On pourrait commencer, prosaïquement, par ce qui peut être décrit comme une robe de chambre. Rouge - ou plus exactement écarlate - et allant du cou jusqu'à la cheville, laissant voir des ruchés blancs aux poignets et à la gorge... Est-ce injuste de commencer par ce vêtement, plutôt que par l'homme qui le porte ? Mais c'est ainsi représenté et ainsi vêtu que nous nous souvenons de lui aujourd'hui. Qu'en eût-il pensé ? En aurait-il été rassuré, amusé, un peu offusqué ?

    "L'homme en rouge", peint par John Sargent en 1881, s'appelait Samuel Pozzi. Né à Bergerac en 1847, il allait vite devenir à Paris LE médecin à la mode, particulièrement apprécié des dames de la bonne société en tant que chirurgien et gynécologue. Beaucoup d'entre elles, dont Sarah Bernhardt, étaient aussi ses maîtresses et le surnommaient "L'Amour médecin".
    À travers sa vie privée, pas toujours heureuse, et sa vie professionnelle, exceptionnellement brillante, c'est une vision en coupe de la Belle Époque qu'on va découvrir sous le regard acéré de Julian Barnes. Il y a d'une part l'image classique de paix et de plaisirs et, de l'autre, les aspects sombres d'une période minée par l'instabilité politique, les crimes et les scandales.
    Un grand récit.

  • Tony vit sa retraite sereinement. Autrefois, il a connu la passion avec Veronica qui l'a quitté pour son ami Adrian. Il a écrit une lettre épouvantable aux deux amou¬reux, et peu après, Adrian s'est suicidé. Pourquoi Adrian s'est-il tué ? Quarante ans plus tard, des souvenirs occultés remontent à la surface. Et puis, soudain, la lettre d'un notaire, un testament difficile à comprendre et, finalement, la terrible vérité.

  • Ils venaient toujours vous chercher au milieu de la nuit... Alors il avait dit à Nita qu'il passerait ces heures inévitablement sans sommeil sur le palier, près de l'ascenseur. Il attendrait que la porte s'ouvre, qu'un homme en uniforme hoche la tête en le reconnaissant, que des mains se tendent et se referment sur ses poignets. Il s'empresserait de les accompagner, pour les éloigner de l'appartement, de sa femme et de son enfant. On a beaucoup critiqué les artistes qui ont choisi de cautionner le régime soviétique, qui ont été des 'collabos'. Mais on ne doit pas oublier que Staline les surveillait de près. Vous deviez obéir, sinon... Un trait de plume du tyran suffisait à vous condamner à mort, ainsi, parfois, que toute votre famille, et à faire disparaître votre oeuvre. Alors quel choix aviez-vous ? Dans Le fracas du temps, Julian Barnes explore la vie et l'âme d'un très grand créateur qui s'est débattu dans le chaos de son époque, tout en essayant de ne pas renoncer à son art. Que pouvait-il faire ? Et, en corollaire, qu'est-ce que moi, j'aurais fait ? À ces questions cruciales, il y a peut-être des réponses dans ce roman qui raconte une histoire vraie.

  • Nous vivons à ras de terre, à hauteur d'homme et pourtant - et par conséquent - nous aspirons à nous élever. Créatures terrestres, nous pouvons parfois nous hisser jusqu'aux dieux. Certains s'élèvent au moyen de l'art ; d'autres, de la religion ; la plupart, de l'amour. Mais lorsqu'on s'envole, on peut aussi s'écraser. Il y a peu d'atterrissages en douceur. On peut rebondir sur le sol assez violemment pour se casser une jambe, entraîné vers quelque voie ferrée étrangère. Chaque histoire d'amour est une histoire de chagrin potentielle. Sinon sur le moment, alors plus tard. Sinon pour l'un, alors pour l'autre. Parfois pour les deux. C'est à différentes altitudes que se situent les trois récits qui composent ce livre. Le premier nous conte, avec souvent beaucoup d'humour, les différentes tentatives de l'homme pour voir le monde d'en haut. Et il s'attache plus particulièrement à celles de Nadar, qui, à bord d'un ballon, réalisa les premiers clichés aérostatiques en 1858. Le deuxième se penche sur les amours de Sarah Bernhardt - souvent photographiée par Nadar et qui fit un tour en montgolfière - avec un bel officier anglais. Là, on est 'à hauteur d'homme'. Le troisième nous parle - droit au coeur - de ce qui se passe quand 'tout est déjà arrivé', en l'occcurence, la mort de l'être qui vous était le plus proche et 'qu'on est tombé de la plus grande hauteur'. Disons simplement que Julian Barnes est sans doute là au sommet de son art.

  • "Flaubert pensait qu'il est impossible d'expliquer "une forme artistique par une autre forme d'une autre espèce", et que les bons tableaux n'ont pas besoin de commentaires. Braque pensait que l'état idéal serait atteint quand on ne dirait plus rien devant un tableau..."

    Mais fort heureusement, Julian Barnes va leur donner tort à tous les deux. Il a réuni dans Ouvrez l'oeil! dix-sept éblouissantes chroniques consacrées à autant de ses peintres préférés - Géricault, Delacroix, Courbet, Fantin-Latour, Manet... on ne les citera pas tous - presque tous français, soulignons-le. Et il va nous aider à mieux regarder, à mieux voir. Des descriptions ? Oui, mais aussi des anecdotes souvent savoureuses sur la vie de l'artiste, des points de repère sur son parcours, des commentaires sur ses succès ou ses échecs, tout ce qui va resituer dans son époque tel ou tel célèbre tableau. Plus quelques incises plus personnelles, à l'humour typiquement "barnésien".

  • Anglais Cross Channel

    Julian Barnes

    No one has a better perspective on life on both sides of the channel than Julian Barnes. In these exquisitely crafted stories spanning several centuries, he takes as his universal theme the British in France; from the last days of a reclusive English composer, the beef consuming 'navvies' labouring on the Paris-Rouen railway to a lonely woman mourning the death of her brother on the battlefields of the Somme.

    Clever, wise, reflective and imaginative, these stories are permeated with understanding of what it has meant for generations from these islands to cross the Channel.

  • Anglais Pulse

    Julian Barnes

    Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 The stories in Julian Barnes' long-awaited third collection are attuned to rhythms and currents: of the body, of love and sex, illness and death, connections and conversations. A divorcee falls in love with a mysterious European waitress; a widower relives a favourite holiday; two writers rehearse familiar arguments; a couple bond, fall out and bond again over flowers and vegetable patches. And at a series of evenings at 'Phil & Joanna's', the topics of conversation range from the environment to the Britishness of marmalade, from toilet graffiti to smoking, as we witness the guests' lives in flux.

    Ranging from the domestic to the extraordinary, from the vineyards of Italy to the English seaside in winter, the stories in Pulse resonate and spark.

  • Tony Webster and his clique first met Adrian Finn at school. Sex-hungry and book-hungry, they would navigate the girl-less sixth form together, trading in affectations, in-jokes, rumour and wit. Maybe Adrian was a little more serious than the others, certainly more intelligent, but they all swore to stay friends for life.

  • 'I don't believe in God, but I miss Him.' Julian Barnes' new book is, among many things, a family memoir, an exchange with his philosopher brother, a meditation on mortality and the fear of death, a celebration of art, an argument with and about God, and a homage to the French writer Jules Renard. Though he warns us that 'this is not my autobiography', the result is a tour of the mind of one of our most brilliant writers.

  • If Julian Barnes' new collection of stories has a theme, it is 'rage in age', as each character faces death in a different way. The settings range from 18th-century Sweden to the 'Barnet Shop', a hairdressing salon where an old man measures out his life in haircuts. In another story, a music lover campaigns against those who cough in concerts.

  • Shortlisted for the Man Booker Prize Arthur and George grow up worlds apart in late nineteenth-century Britain: Arthur in shabby-genteel Edinburgh, George in the vicarage of a small Staffordshire village. Arthur is to become one of the most famous men of his age, while George remains in hard-working obscurity. But as the new century begins, they are brought together by a sequence of events that made sensational headlines at the time as The Great Wyrley Outrages.



    This is a novel about low crime and high spirituality, guilt and innocence, identity, nationality and race. Most of all it is a profound and moving meditation on the fateful differences between what we believe, what we know and what we can prove.

  • With brilliant wit, idiosyncratic intelligence, and a bold grasp of intricate political realities, the celebrated author of Flaubert's Parrot turns his satiric glance homeward to England, in a sparkling collection of essays that illustrates the infinite variety of contemporary London life.
    From the Trade Paperback edition.

  • Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 Shy, sensible banker Stuart has trouble with women; that is, until a fortuitous singles night, where he meets Gillian, a picture restorer recovering from a destructive affair. Stuart's best friend Oliver is his complete opposite - a language teacher who 'talks like a dictionary', brash and feckless. Soon Stuart and Gillian are married, but it is not long before a tentative friendship between the three evolves into something far different.

    Talking it Over is a brilliant and intimate account of love's vicissitudes. It begins as a comedy of misunderstanding, then slowly darkens and deepens, drawing us compellingly into the quagmires of the heart.

  • Anglais The Porcupine

    Julian Barnes

    Stoyo Petkanov, the deposed Party leader of a former Soviet satellite country, is on trial. His adversary, the prosecutor general, stands for the new government's ideals and liberal certainties, and is attempting to ensare Petkanov with the dictator's own totalitarian laws. But Petkanov is not beaten yet. He has been given his chance to fight back and he takes it with a vengeance, to the increasing discomfort and surprise of those around him.

  • Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 Flaubert's Parrot deals with Flaubert, parrots, bears and railways; with our sense of the past and our sense of abroad; with France and England, life and art, sex and death, George Sand and Louise Colet, aesthetics and redcurrant jam; and with its enigmatic narrator, a retired English doctor, whose life and secrets are slowly revealed.

    A compelling weave of fiction and imaginatively ordered fact, Flaubert's Parrot is by turns moving and entertaining, witty and scholarly, and a tour de force of seductive originality

  • Anglais Metroland

    Julian Barnes

    Christopher and Toni found in each other the perfect companion for that universal adolescent pastime: smirking at the world as you find it. In between training as flaneurs and the grind of school they cast a cynical eye over their various dislikes: parents with their lives of spotless emptiness, Third Division (North) football teams, God, commuters and girls, and the inhabitants of Metroland, the strip of suburban dormitory Christopher calls home.
    Longing for real life to begin, we follow Christopher to Paris in time for les evenements of 1968, only to miss it all in a haze of sex, French theatre and first love, leading, to Toni's disappointment, back to Metroland.

  • Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 Staring at the Sun charts the life of Jean Serjeant, from her beginning as a naive, carefree country girl before the war through to her wry and trenchant old age in the year 2020. We follow her bruising experience in marriage, her probing of male truths, her adventures in motherhood and in China and we learn cannot fail to be moved by the questions she asks of life and the often unsatisfactory answers it provides.

  • Beginning with an unlikely stowaway's account of life on board Noah's Ark, A History of the World in 10½ Chapters presents a surprising, subversive, fictional history of earth told from several kaleidoscopic perspectives. Noah disembarks from his ark but he and his Voyage are not forgotten: they are revisited in on other centuries and other climes by a Victorian spinster mourning her father, by an American astronaut on an obsessive personal mission. We journey to the Titanic, to the Amazon, to the raft of the Medusa, and to an ecclesiastical court in medieval France where a bizarre case is about to begin...

    This is no ordinary history, but something stranger, a challenge and a delight for the reader's imagination. Ambitious yet accessible, witty and playfully serious, this is the work of a brilliant novelist.

  • Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 Graham Hendrick, an historian, has left his wife Barbara for the vivacious Ann, and is more than pleased with his new life. Until, that is, the day he discovers Ann's celluloid past as a mediocre film actress. Soon Graham is pouncing on old clues, examining her books for inscriptions from past lovers, frequenting cinemas and poring over the bad movies she appeared in. It's not that he blames Anne for having a past before they met, but history has always mattered to him...

  • Anglais Love, Etc

    Julian Barnes

    Winner of the Man Booker Prize for Fiction 2011 In Talking it Over Gillian and Stuart were married until Oliver - witty, feckless Oliver - stole Gillian away. In Love, etc Julian Barnes revisits the three of them, using the same intimate technique of allowing the characters to speak directly to the reader, to whisper their secrets, to argue for their version of the truth. Darker and deeper than its predecessor, Love, etc is a compelling exploration of contemporary love and its betrayals.

  • From the deceptiveness of Penelope Fitzgerald to the directness of Hemingway, from Kipling's view of France to the French view of Kipling, from the National Treasure Status of George Orwell to the despair of Michel Houellebecq, the author considers what fiction is, and what it can do.

  • You put together two things that have not been put together before. And the world is changed.



    In Levels of Life Julian Barnes gives us Nadar, the pioneer balloonist and aerial photographer; he gives us Colonel Fred Burnaby, reluctant adorer of the extravagant Sarah Bernhardt; then, finally, he gives us the story of his own grief, unflinchingly observed.



    This is a book of intense honesty and insight; it is at once a celebration of love and a profound examination of sorrow.

  • 'Flaubert believed that it was impossible to explain one art form in terms of another, and that great paintings required no words of explanation. Braque thought the ideal state would be reached when we said nothing at all in front of a painting. But we are very far from reaching that state. We remain incorrigibly verbal creatures who love to explain things, to form opinions, to argue... It is a rare picture which stuns, or argues, us into silence. And if one does, it is only a short time before we want to explain and understand the very silence into which we have been plunged.'
    Julian Barnes began writing about art with a chapter on Géricault's The Raft of the Medusa in his 1989 novel A History of the World in 10Âö Chapters. Since then he has written a series of remarkable essays, chiefly about French artists, which trace the story of how art made its way from Romanticism to Realism and into Modernism.Fully illustrated in colour throughout, Keeping an Eye Open contains Barnes' essays on Géricault, Delacroix, Courbet, Manet, Fantin-Latour, Cézanne, Degas, Redon, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Braque, Magritte, Oldenburg, Howard Hodgkin and Lucian Freud.

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