• Sur l'île aux cigales, se trouve un internat réservé aux ados dotés d'un talent exceptionnel : musique, sport, peinture, sciences... tous les dons sont valorisés dans cette vieille maison au bord de l'eau. Cette année, les cinq élèves de la classe de sixième, Marguerite, Cerise, Caleb, Agostino et Nordine se découvrent une passion commune pour la musique et décident de monter un groupe de rock. Mais lorsqu'ils dénichent dans une salle de répétition le dossier scolaire d'Alma, une jeune fille emportée lors d'une rafle de la Seconde Guerre mondiale, ils comprennent que leur internat a autrefois abrité des enfants juifs traqués par le régime de Vichy. Découvrir l'histoire d'Alma et de son frère devient alors une véritable obsession pour ceux qui se surnomment « les Tigres ». Entre musique et enquête, cette année sur l'île aux cigales s'annonce haletante...

  • Après l'été, Marguerite, Agostino, Caleb, Nordine et Cerise sont heureux de se retrouver à nouveau à l'internat de l'île aux Cigales. Ils ont hâte de reprendre les répétitions au studio de musique ! Cependant, l'année ne commence pas du tout comme ils l'avaient imaginé... La fondatrice de l'établissement fait un grave malaise et l'équipe enseignante, bouleversée, impose aux élèves une discipline plus stricte encore que l'année précédente. Seule une élève de sixième semble échapper au durcissement des règles du collège : la petite Annie, qui est arrivée en limousine et se fait livrer ses bagages par hélicoptère. Depuis la rentrée, elle éveille la curiosité des cinquièmes... Margot a aperçu dans son sac à main la broche fétiche de La Cigale. Quels secrets cache donc cette mystérieuse jeune fille ?
    À partir de 11 ans

  • 1971. Tout juste sorti de prison, Gégé, dit Blaise, retrouve le bar familial dont il a hérité à la mort de son père. Son rêve  de toujours  : le transformer en café-concert pour en faire un rendez-vous incontournable de la scène jazz. Il se lance, résolu à faire bouger sa ville terne et sans âme.
     
    Mais un bébé, la petite Nour, et sa mère défaillante arrivent par effraction dans sa vie solitaire. Blaise fait tout pour les garder à distance. Hanté par son passé, il craint plus que tout de s'attacher... Mais d'un regard, l'enfant fait tomber ses résistances, et il va désormais veiller sur elle à sa façon. Ce faux père la protège tant bien que mal, l'initie à la musique, lui offre sa première guitare et son premier concert. Il la regarde grandir, adolescente écorchée vive qui se brûle aux accidents de la vie, ceux qui menacent à coup sûr les gamines sans repères.
     
    En ville règne une atmosphère de perdus, d'à quoi bon, alcoolisée et souvent brutale. Au milieu de tous les dangers, Nour chante. Et entre deux concerts de jazz mythiques dans le bar de Blaise, elle compose, pour fuir son enfance, tracer son destin, tenter de défier la mort.
     
    Blaise, l'ancien taulard paumé et farouche, s'est mis à aimer. Et parce qu'il est la victime d'un secret de famille, il va tout faire pour sauver Nour. Jusqu'à la dernière page, nous respirons avec eux et tremblons pour eux. Romanesque, haletant, sensible et bouleversant.

  • AJOUT AU PROGRAMME DE SEPTEMBRE
    «  Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m'ont jamais quittée, jusqu'à ce que je devienne chanteuse, jusqu'à ce que j'écrive mes propres chansons.
    Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l'énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d'explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames.
    Je me suis immergée dans ce personnage que j'admire profondément, pour la comprendre, lui rendre hommage.
    J'ai joué avec la réalité, sa biographie, ce qui a été dit, ce qu'elle-même a dit dans ses mémoires, et la fiction, la place que Barbara prenait dans mon imagination. Je l'ai mise en scène, j'ai inventé, afin de me trouver au plus près d'elle, de transformer cette partie de sa vie en roman.
    Barbara est née Monique Serf. La chanteuse illustre est une création, une extension d'elle-même. Pendant des années, elle s'est cherchée, elle a tourné autour de son personnage. Pendant des années, la vie l'a propulsée sur scène, jusqu'à ne lui laisser aucun choix.
    De l'enfant juive cachée pendant la guerre à la création de la chanson Nantes, comment est-elle devenue Barbara ?  »Julie Bonnie 
    Julie Bonnie raconte comment Monique, enfant pauvre, petite juive fuyant la barbarie nazie, fille victime d'inceste, adolescente détestant son corps, pianiste empêchée, devint l'immense Barbara. Un regard sensible sur les années d'errance, l'apprentissage de son art, la quête de soi. 

  • Une maternité. Chaque porte ouvre sur l'expérience singulière d'une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d'autres encore, compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale.Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l'hôpital.Un hommage poignant au corps des femmes, et un regard impitoyable sur ce qu'on lui impose.Julie Bonnie a reçu pour Chambre 2 le prix du Roman Fnac 2013Chambre 2 a inspiré le film Voir le jour réalisé par Marion Laine avec Sandrine Bonnaire sorti le 12 août 2020

  • « Nous ne nous sommes rien dit. Tess a pris toute la place. Puis tu es parti en laissant entre nous un vide silencieux. Tu sais bien faire ça. Ce que tu choisis d'ignorer disparaît. Si on n'en parle pas, ça n'existe pas. Tu dis qu'il ne faut pas se gâcher l'existence. Tu as raison. Nous gardons la tête haute en nous aimant sans parasites.   La trotteuse tremblote, sautille, et continue de tourner en rond. Je suis immobile. Au moindre mouvement, quelque chose va commencer et j'ai l'intuition qu'il vaudrait mieux que tout s'arrête. »J. B.Un homme et une femme s'écrivent. Ils s'aiment, elle vient d'accoucher de leur enfant et lui, pianiste, est parti en tournée. Passion amoureuse, fusion maternelle, engagement artistique s'entremêlent et s'entredévorent tandis qu'un autre homme entre en jeu. Au fil des lettres et de l'inéluctable chassé-croisé amoureux, chacun se découvre livré à sa solitude.
    Julie Bonnie saisit avec une extrême sensibilité une histoire qui s'écrit autant dans les mots posés sur le papier que dans les marges d'échanges impossibles. Un regard bouleversant sur la fugacité des rencontres, la transmission et la force des silences.

  • Julie, quarante-six ans, a fait son lit et rangé sa cuisine équipée après le départ de ses enfants pour l'école. Elle est écrivaine et musicienne et, aujourd'hui, elle a rendez-vous avec Julie, treize ans, avec sa jeunesse.
    Sur les photyos d'époque, ses enfants ne la reconnaissent pas. Leur mère, crane rasé, violon en main, dans la nuit berlinoise, juste après la chute du mur. Leur mère enroulée dans un camion qui traverse les nouvelles frontières et mène aux scènes underground d'Europe de l'Est ? Inimaginable.
    Et la gamine survoltée qui a la rage et hrle dans le micro, est-ce qu'elle reconnaîtrait la femme qu'elle ne pensait jamais devenir ? Ce livre, c'est le groupe qu'elles forment à elles deux. Sa musique est pugnace, douce-amère, entêtante. Dans sa lucidité, elle nous berce tous.

  • « Alice est envahie par son histoire, une sale histoire dont elle voudrait tant se débarrasser. Parce que le silence tue, que la honte étouffe, Alice se met en quête des mots pour écrire son récit, puis le brûler, l'évincer une fois pour toutes de sa vie. Comment trouver les mots qui racontent l'indicible ? Sur le chemin d'Alice, on croise des monstres, des morts, des personnages loufoques. Tous vont l'aider à comprendre enfin ce qui lui est arrivé : très jeune, elle a croisé le chemin d'un garçon perturbé qui l'a agressée sexuellement.
    J'avais envie, j'avais besoin de raconter l'histoire d'Alice. J'aimerais délivrer les enfants non-coupables de la honte et de la culpabilité qui les hantent.
    En écrivant, j'imaginais des dessins. Leurs contours restaient flous, et puis j'ai eu un déclic : depuis le début, c'étaient les illustrations de Robin qui accompagnaient mon écriture. Je ne sais pas pourquoi.
    Robin, je l'ai rencontré il y a une quinzaine d'années dans des loges, sur des scènes, dans des bars, la nuit. Son groupe, Louise Attaque, avait invité le mien, Cornu, pour une trentaine de premières parties. Puis le temps a passé.
    Il a suffi d'un coup de fil. Sa réponse a pris deux jours. Il avait aimé Alice, il allait l'illustrer.
    Nous nous connaissons peu mais avec ce texte je lui en disais long sur mes angoisses, et il me répondait avec ses dessins. Nous n'avons pas eu besoin de nous parler, le projet s'est enfanté tout seul, comme une évidence. »
     J. B.

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