• Le propos de cet ouvrage est d'initier ses lecteurs à la critique historique, en leur présentant un choix de notions et d'exemples propres à leur faire mieux comprendre les difficultés de l'histoire, et la mission de l'historien. Une copieuse bibliographie, et des notes érudites, orienteront lectures et réflexions. Une table détaillée des matières est destinée à faciliter l'utilisation du volume. La première partie du livre commence par l'évocation du travail des historiens au cours des âges, et se termine par la description de la crise actuelle de l'histoire. Entre ces deux exposés, dix chapitres proposent un itinéraire soigneusement balisé à travers les paysages stimulants de la critique. La seconde partie présente quelques problèmes d'histoire : l'universalité d'Érasme, Philippe II en proie au scrupule, Napoléon et le Blocus continental, le drame de la Résistance allemande contre Hitler, l'horreur des exécutions capitales sous l'Ancien Régime, l'évolution du concept de l'honneur, l'Inquisition en procès, l'exubérance du Premier Congrès des étudiants. De ces études diverses, les règles fondamentales de la critique peuvent se dégager. Les lecteurs trouveront dans ce livre des raisons nouvelles d'approfondir, et d'affiner, leur intérêt pour l'histoire.

  • Le propos de cet ouvrage est d'initier ses lecteurs à la critique historique, en leur présentant un choix de notions et d'exemples propres à leur faire mieux comprendre les difficultés de l'histoire, et la mission de l'historien. Une copieuse bibliographie, et des notes érudites, orienteront lectures et réflexions. Une table détaillée des matières est destinée à faciliter l'utilisation du volume. La première partie du livre commence par l'évocation du travail des historiens au cours des âges, et se termine par la description de la crise actuelle de l'histoire. Entre ces deux exposés, dix chapitres proposent un itinéraire soigneusement balisé à travers les paysages stimulants de la critique. La seconde partie présente quelques problèmes d'histoire : l'universalité d'Érasme, Philippe II en proie au scrupule, Napoléon et le Blocus continental, le drame de la Résistance allemande contre Hitler, l'horreur des exécutions capitales sous l'Ancien Régime, l'évolution du concept de l'honneur, l'Inquisition en procès, l'exubérance du Premier Congrès des étudiants. De ces études diverses, les règles fondamentales de la critique peuvent se dégager. Les lecteurs trouveront dans ce livre des raisons nouvelles d'approfondir, et d'affiner, leur intérêt pour l'histoire.

  • Les règnes de Corneille de Berghes et de Georges d'Autriche, par contraste avec celui d'Érard de la Marck, qui les précède, paraissent sans relief, voire sans intérêt. Cette appréciation défavorable semble inscrite dans les jugements des historiens : Joseph Daris, plutôt prolixe, n'accorde pas plus de quinze pages à l'histoire religieuse du pays de Liége de 1538 à 1557 ; Henri Pirenne, dans sa magistrale « Histoire de Belgique », ne consacre que quelques lignes aux successeurs du cardinal de la Marck, il serait aisé de retrouver chez d'autres auteurs des critiques aussi sommaires et peu flatteuses. Seuls, des préjugés dont je voudrais faire justice expliquent, à mon sens, cette indifférence ou cette sévérité. Loin de moi l'illusion de voir dans Corneille de Berghes un grand homme méconnu ; au contraire, je crois pouvoir lui enlever même l'auréole de désintéressement qu'on avait eu la pitié de lui concéder. Mais j'estime que son époque, sinon sa personne mérite de retenir l'attention de l'historien. Quant à Georges d'Autriche il n'est pas seulement l'« humble chapelain » de la régente des Pays-Bas mais un prince intelligent fin et avisé qui les aventures les plus extraordinaires. Son épiscopat, enfin, n'est pas moins digne d'intérêt. N'est-ce rien que d'avoir signé l'édit de 1545 contre l'hérésie publié les Statuts synodaux, les Statuts consistoriaux et le Rituel ? En outre la première moitié du xvie siècle est riche d'enseignements puisqu'elle est une période de transition entre la civilisation médiévale et moderne, un temps propice aux conflits juridictionnels les plus mesquins comme aux controverses religieuses de grande envergure.

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