Langue française

  • La vie en ose

    Lisa Azuelos

    • Belfond
    • 11 Juin 2020

    Et si le " nid vide " était le meilleur endroit pour prendre son envol ?
    Alice, 53 ans, fraîchement divorcée, vient de voir sa fille, la petite dernière, quitter la maison. Elle décide d'entamer un nouveau chapitre de sa vie. Elle doit se faire engager comme styliste d'intérieur, son rêve depuis toujours. Mais rien ne se déroule comme prévu, et elle se retrouve vendeuse dans une boutique de déco. Après un week-end de déprime passé à binger sur son canapé, le cheveu gras, elle décide qu'elle alignera sa nouvelle vie sur le mantra de Walter White, le héros de
    Breaking Bad : " L'ennemi, c'est la peur. " À partir de maintenant, elle sera celle qu'elle n'a jamais osé être : elle-même.
    Avec tout l'humour et toute la modernité de son univers, Lisa Azuelos s'empare joliment d'un fait de société... Et si le " nid vide " était le meilleur endroit pour prendre son envol ?

  • « Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde. » A. Camus
    Il n'existe pas, en France ni dans le monde, de terme neutre et unique pour caractériser l'ensemble des violences ou offenses qui sont faites aux femmes parce qu'elles sont des femmes. Et c'est de ce constat qu'est parti la réalisatrice Lisa Azuelos pour créer une association, et un livre collectif : Ensemble contre la gynophobie.
    Puisqu'une femme n'est définissable ni comme race ni comme religion, les violences et les inégalités qu'elle subit restent sans nom. Sans voix, donc.
    Le livre et l'association ont pour objectif de faire émerger le mot « gynophobie », de créer un mouvement mondial afin de qualifier et de dénoncer tous les actes de gynophobie, et de faire en sorte que ce mot devienne le pivot pour créer tant un observatoire qu'un outil pénal.
    À l'instar de l'homophobie, du racisme ou de l'antisémitisme, ce mot pourrait, sans stigmatiser un sexe, une culture ou une religion, tracer un cordon de sécurité autour de ce qui n'est plus acceptable au xxie siècle.
    La moitié de l'humanité doit cesser d'être une minorité pour le bonheur de tous.

  • Laissez-moi danser

    Lisa Azuelos

    « Dalida est venue me chercher du fond de sa mort et par la peau de mes doutes. Pourquoi moi ? Pourquoi elle ? J'en suis encore à me poser la question après ces cinq dernières années passées en sa compagnie. Enlevée par elle comme un agneau par un aigle, elle ne m'a plus lâchée. Elle m'a montré la beauté du ciel toujours bleu et l'ombre des nuages toujours noirs. Ceux qui ont couvert sa vie dès sa naissance. Elle s'est battue jusqu'au bout pour échapper à son destin maudit. Elle a essayé d'être heureuse. Elle y est arrivée parfois. »
    Lisa Azuelos ne faisait pas partie des fans de Dalida avant d'y consacrer les cinq dernières années. Bien entendu, elle avait dansé au son des chansons disco de la diva, mais n'avait jamais cherché à en savoir plus. Sa disparition en mai 1987 ne l'avait pas affectée outre mesure. Et pourtant, à la faveur d'un concours de circonstances pour le moins hasardeux, Lisa va devenir une experte de la vie de la chanteuse. Lorsqu'on réalise un biopic, il faut tout connaître de son sujet. Lisa maintenant connaît Dalida. Et comme le hasard fait bien les choses, ces deux-là étaient faites pour se rencontrer, leurs vies se répondent et s'imbriquent. Leurs douleurs et leurs joies se rejoignent.
    L'auteur nous raconte sa Dalida, et tout ce qu'elle n'a pas pu ou pas voulu mettre dans son film, elle nous le donne dans ce livre. Elle nous la décrit dans son intimité et son interprétation. D'une grande sensibilité.

  • « - C'est quoi le bras blanc ? je demande à Etienne, en faisant briller le strass de mon orteil.
    - Qui t'a parlé de ça ?
    - De quoi ?
    - Du bras blanc... C'est pas courant comme expression.
    - Je l'ai lu, dans le journal ! J'aime pas mentir mais il y a des moments, c'est vraiment un gain de tout.
    - C'est le membre qu'on t'a amputé mais que tu sens encore. Pour un bras, on appelle cela le bras blanc... C'est la partie inconsciente du manque, si tu préfères. C'est dingue, non ?
    Dingue.
    Tiens, une petite goutte de pluie sur le pare-brise. L'essuie-glace de la grosse teutonne ne lui laisse aucune chance. Comme moi avec Ivan. Qui rime avec bras blanc. »
    Quitter un homme pour une autre. Croire qu'on l'aimera pour toujours.
    S'apercevoir que la présence de l'un ne comble pas l'absence de l'autre.
    Et accepter que le voyage au coeur du manque ne soit pas un aller simple.

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