Littérature argumentative

  • « Un enseignement privé vaut mieux qu'une sous-éducation nationale. »
    « Qui fait l'ange fait le traître. »
    « L'enfant est un ange ; l'adulte le diabolise. »
    « A mes yeux, les libertés ne sont jamais venues de l'Etat, mais, au contraire, des limitations apportées au pouvoir de l'Etat. Dans la société à mon goût, l'Etat n'administre pas les affaires des hommes; il administre la justice parmi des hommes qui s'occupent de leurs propres affaires. »
    Recueil des chroniques que l'auteur a rédigés, de 1981 à 1983, pour le Figaro et le Figaro-Magazine. Ses idées et ses textes plaisent ou déplaisent, ils ne laissent jamais indifférent.

  • « Du temps de ma grand-mère [], les pauvres élevaient durement leurs enfants, afin qu'ils deviennent tôt adultes, et cessent dêtre à charge. Le niveau de vie du peuple a bien monté depuis, et l'on est devenu mou avec les mômes, comme sont les nouveaux riches. En ces temps, pas très lointains, les riches de tradition élevaient durement aussi leurs rejetons, pour qu'ils aient l'énergie de garder la fortune et le pouvoir. Un peu d'égalité s'est faite. Les riches, moins riches, ont relâché l'éducation. [] Les vertus, disons plus simplement le caractère et ce sens de la qualité, dépérissent dans les zones moyennes. De sorte que les familles prolongent bien au-delà de lâge, des adolescents sans carapace. Et cela dans une société de plus en plus libérale. Le relâchement a été doublement fâcheux. Car plus la société est indulgente, plus l'éducation devrait être stricte. Plus il serait nécessaire d'avoir acquis une autodiscipline, afin de ne pas abuser de cette indulgence contre soi et les autres. [] On a fait des gosses-de-personne, des dadais inadaptés, des mous mécontents. Mécontents de nous, d'eux-mêmes et du monde, bien entendu. Dans ces fils mous, les délires anarchistes et la féerie exotique pénètrent comme des doigts dans le beurre. Cela donne une dialectique pompeuse aux déçus de papa. [] Quand les petits font du laisser-aller, de la grogne et du chambard leur règle de vie, c'est par regret d'avoir manqué de règles. Ils ont les vices de la prospérité rapide. [] Ce n'est évidemment pas que le monde soit si injuste qu'ils ne le puissent tolérer. Ce qu'ils ne tolèrent pas, c'est l'injustice qu'on leur a faite en négligeant de les durcir. »
    Louis Pauwels

  • Le droit de parler

    Louis Pauwels

    Recueil des chroniques que l'auteur a rédigés, d'octobre 1977 à mars 1981, pour le Figaro et le Figaro-Magazine sur des sujets de société. Ses idées et ses textes plaisent ou déplaisent, ils ne laissent jamais indifférent.

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