• L'homme qui écrit ce livre n'est pas celui dont les Français croient tout connaître. Encore aujourd'hui, il suscite les moqueries, l'hostilité, rarement l'indifférence. Trop européen et libéral pour une gauche frondeuse ne se reconnaissant plus dans la social-démocratie  ; trop laïque au goût des communautaristes ; trop social pour une République en marche qui découvre - jamais trop tard - le peuple en gilets jaunes... Mais Manuel Valls est un homme surprenant, qui dissimule, sous une raideur dont il ne s'est jamais départi, une profondeur et une culture inattendues.
    Aujourd'hui apaisé,   il se livre  avec sincérité. Images de jeunesse, entre son père, peintre, sa mère et sa soeur, dans le petit appartement du Marais. Combats politiques  : de Michel Rocard à Emmanuel Macron, engagé à sa seule cause  ; du quinquennat Hollande, qu'il observe avec lucidité, au combat sans fin contre Dieudonné et Soral  ; sans oublier des pages engagées sur les Badinter, Eric Zemmour ou l'affaire Traoré.
    L'homme nous raconte aussi ses passions  : la peinture, la musique et la scène, de Vianney débutant à Blanche Gardin risquant tout ;   la littérature, dont il est fou, de Jules Verne à Camus , et en passant par Pagnol ; le football, bien sûr, depuis Battiston et Rocheteau.
    Manuel Valls regarde, s'interroge, découvre, et sa double nationalité lui donne sur la France un regard particulier  : à la fois jacobine et girondine, laïque et chrétienne. Intenable, politique, merveilleux, ce pays tant aimé.

  • Ce livre est une gifle aux vains espoirs, un camouflet au confort de la déresponsabilisation et surtout une ode militante aux combats optimistes. Les Français n´ont rien à attendre d´un hypothétique changement du monde. Ce changement ne viendra pas sans eux, car ils sont le monde. Manuel Valls, avec ce livre, veut leur redonner une place et l´énergie de croire en eux-mêmes. Car, de l´énergie, il en faudra pour tourner la page du sarkozysme et son cimetière d´espoirs déçus.

  • Pouvoir

    Manuel Valls

    En ce début du XXIe siècle, la social-démocratie traverse une crise majeure en Europe. Alors que les règles du capitalisme sont partout remises en cause par la récession mondiale, elle ne convainc plus les électeurs et désespère ses sympathisants.Depuis la chute du Mur de Berlin, la gauche démocrate européenne peine à redéfinir son projet. Longtemps, l´existence du bloc soviétique lui a permis de se présenter comme le versant lumineux de la force obscure. Mais l´effondrement du communisme a remis en cause l´idée même qu´une autre société soit possible. Dépouillée de toute perspective historique, la gauche doit désormais se contenter d´un compromis social-démocrate dont la réalisation fait globalement consensus.Pire, faute d´affronter les conséquences de la mondialisation et de l´individualisation, elle s´avère incapable d´adapter ce modèle aux évolutions contemporaines. Enfermée dans une vision dépassée du monde, elle réduit aujourd´hui sa conception du progrès au sauvetage de ses vieilles conquêtes.Pour la gauche, l´urgence est donc de redéfinir un projet qui suscite à nouveau l´espérance. En partant de sa ligne de clivage avec la droite (l´appréciation différente de l´origine des inégalités entre les hommes), Manuel Valls s´efforce de dessiner les contours d´une « utopie relative » pour le XXIe siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche. Alors que la droite tend toujours à minorer les contraintes sociales, la gauche a pour mission d´aider l´homme à s´en défaire à toutes les étapes de la vie.Mais cette lutte pour l´autonomie individuelle ne pourra être menée que si le citoyen est mieux respecté dans l´électeur. La réévaluation du projet suppose la révision de la méthode. À l´avenir, la gauche devra faire de la pédagogie la marque, le but et la force de ses discours. Partir du réel a toujours été et restera la seule manière de trouver des marges pour l´action.

  • L'exigence

    Manuel Valls

    • Grasset
    • 6 Janvier 2016

    Il y a un an, le 13 janvier 2015, au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de Vincennes, Manuel Valls prononce devant les députés un des discours majeurs de l'histoire de la Ve République, un discours d'unité nationale, applaudi sur tous les bancs, qui dit quelle est l'exigence de notre époque. Lorsque Manuel Valls, après les attentats de novembre dans les 10e et 11e arrondissements de Paris et à Saint-Denis demande à la représentation nationale de prolonger l'état d'urgence, il réaffirme cette exigence qui désormais ne doit plus jamais faiblir. Ces deux discours sont ici publiés.  Ces deux discours sont ici publiés. Tous les droits de cet ouvrage sont reversés aux associations de soutien aux victimes.

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