• Maria Zaki reprend ici le dialogue avec Abdelkébir Khatibi à propos de l'aimance, cette notion qui couvre à la fois la relation amoureuse et la relation culturelle, dans les variations complexes autour de la liberté humaine, et ici tout particulièrement de la femme. Elle fait évoluer et évolue le creusement de l'aimance selon trois cercles de danse : La danse de la Fête, la danse du voyage, la danse bleue du déclin.

  • Certains mots ont leur côté inoubliable, par leur sonorité, leur figuration graphique, leur présupposé imaginaire comme le terme "aimance"; mot qu'on voit, qu'on entend, qu'on conçoit différemment, appartenant plus à la mémoire poétique des usagers de l'altérité qu'aux raisonneurs de l'affect et de la confusion des sentiments. C'est également une réponse au temps et à la domestication par les dogmes. En cela, l'aimance est de l'ordre de la libre pluralité et de l'idée que nous ne sommes que mouvement, quête, geste, identité, forme, principe.

  • Dans cet ouvrage, il s'agit à travers un voyage permanant en soi-même aussi bien que dans le monde, à travers des espaces culturels différents, en tenant compte de l'environnement proche et lointain de la personne (ici figurée par Laila), d'une quête longue et patiente de l'équilibre intérieur.

  • Trois aventures attachantes dans le royaume de l'inconscient et des rencontres extraordinaires : "Le masque de Venise", "La métamorphose numérique" et "Le mystère de la bibliothèque". Ce roman est un tryptique fantastique où le voyage dans le virtuel rejoint le réel et où la fiction emprunte et dévoile les éternelles questions de l'existence.

  • Aprés Le velours du silence et Sur les dunes de l'aimance, Maria Zaki, dans ce troisième recueil, porte le souffle libre de la parole pour l'affirmer haut et librement. Contre le voile noir, c'est en poète debout qu'elle évoque un monde où les roses et les joies sont à cueillir et à vivre. Elle creuse et affirme de cette voix féminine de poésie "à pas décidés", sensuelle et mystique, l'expérience de vivre et d'aimer que la poésie rend plus belle. Nicole Barrière

  • Je me suis longtemps demandé s'il existait une poésie féminine spécifique. En lisant ce très beau recueil de Maria Zaki, je persiste à me poser la même question. Mais, penserais-je de la sorte, parce que chez elle, prévalent retenue, pondération et pudeur ? Non, car les poétesses arabes contemporaines font preuve d'une audace qu'on ne pouvait pas soupçonner. " Enfin je le regarde / Sans cacher mon désir / Sans détourner les yeux / Ni clore les paupières / Sur un autre que lui ! ". Abdelmajid Benjelloun.

  • L'auteure réussit à rapprocher de nous les sensations qu'elle a réellement vécues et celles que son imaginaire a tissées, ainsi que les fulgurances émotives introduites ça et là dans ses poèmes qui sont particulièrement axés, dans ce recueil, sur l'affection, la générosité et l'empathie. Elle réussit à nous rendre plus proches du sentiment qui l'a animée durant " son chemin vers l'autre " dans une première langue puis dans une seconde. Une oscillation entre deux mondes qui ont marqué sa démarche créative.

  • "Rien ne relève d'une "plume errante" : ni les thématiques qui ancrent la narration dans le terrain fertile de l'imaginaire, ni le profil des personnages et des environnements familiaux, ni le défilement des composantes des paysages et des éléments constitutifs d'usages locaux ou régionaux. Tout est construit, pesé, sous pesé. Et par-dessus tout, "inséré" (Jacques Herman)".

  • Dans ce recueil, les poètes Maria Zaki et Jacques Herman nous offrent leurs voix tissées, jouant tour à tour des vagues et de la grève, pour nous offrir par le dialogue poétique, leur présence et leur parole. Cet ouvrage est l'occasion de poser le rapport qu'entretiennent les voix des deux poètes avec l'histoire et l'écriture, à la fois seuls et ensemble.

  • "Dans ce recueil, Maria Zaki et Jacques Herman se livrent à une exploration du sort de l'Homme, leur interrogation au sujet du Sens y est centrale. Est-ce qu'un virus, une pandémie, peuvent faire régresser l'humanité ? Ou bien seulement accentuer les désordres et pertes de sens déjà à l'oeuvre avec la mondialisation ? Le dialogue entre ces deux poètes témoigne de cette période d'incertitude exacerbée qui marque l'année 2020. Ce dialogue se structure selon des lignes assurant le passage d'une voix à l'autre dans une continuité faite de ruptures, laissant transparaître quelques figures de différenciation entre femme et homme." Nicole Barrière

  • "Avec ces aphorismes, Zaki et Herman ne cessent de pousser le langage audelà de ses dimensions humaines et linguistiques, que ce soit par rapport au corps, à la matière, à la nature ou au divin, et ce sont les deux derniers qui priment. L'apparente solidité de l'humanité se trouve mise à l'épreuve de la langue qui est censée être son garant. Ce n'est pas dans le but d'en finir avec l'humain, mais de s'en approcher dans toutes ses intrications. En faisant abstraction d'expressions langagières, on cherche à énoncer les conditions matérielles et spirituelles de l'existence, lesquelles ne peuvent pas être exprimées par la parole.
    Matthew Brauer

  • "Voyage au coeur des mots entre deux poètes contemporains. Deux regards sur le monde, féminin, masculin, africain, européen. L'exercice peut paraître funambule, « ici Monsieur c'est la révolution », deux fenêtres s'ouvrent, métaphores du réel, et conversent poétiquement sur le jeu et les enjeux d'être au monde. L'exercice est stimulant, car tout a été dit, mais assis sur la vague ou au bord des rêves, les poètes inventent un nouveau dire complice, nomment les traversées du quotidien et de l'éternel, interrogent les muses, redessinent l'usage des mots." Nicole Barrière

  • Après "Et un ciel dans un pétale de rose" (2013), "Risées de sable" (2015) et "Un tout autre versant" (2016), Maria Zaki et Jacques Herman, continuent dans ce recueil à transcender leurs visions personnelles du monde pour nous livrer leur expérience poétique formée par leurs souffles conjugués.

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