• Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

    Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

  • Le patrimoine culturel immatériel, couvert par la Convention de l'UNESCO de 2003, est par définition un patrimoine vivant, nourri par les communautés qui le portent. Aujourd'hui, le numérique, notamment le web, ouvre des perspectives prometteuses pour sauvegarder et valoriser ce patrimoine. Comment les nouvelles applications numériques peuvent-elles dialoguer avec les démarches d'inventaire conduites au niveau institutionnel ? Comment protéger les droits des communautés dans le cadre de l'enregistrement et de la publication sur Internet de leurs éléments patrimoniaux ?

  • Comment fabriquons-nous nos territoires ? Que ce soit les discours, les écritures médiatiques, la visualisation cartographique ou l'analyse de données, ces dispositifs de mise en visibilités contribuent à la définition et à la production de nos quartiers, de nos lieux de socialisation et de nos activités dans l'espace public. Cet ouvrage aborde des processus sociaux de territorialisation par lesquels les sociétés, les collectifs, les acteurs donnent du sens à leur espace de vie et le redéfinissent. Il montre la manière dont s'engagent et se confrontent différentes représentations, par exemple autour des jeunes et des médias d'information, de l'inclusion numérique, de la mutation d'un quartier, de la gestion de crise, de ce qui fait mémoire et patrimoine.

  • Ces dernières années, les nouvelles technologies ont profondément changé les territoires. Ce qui rend ce changement particulièrement intéressant est le fait qu'il affecte à la fois les territoires dans leurs matérialités et la façon de les étudier et de les gérer. Les médias numériques sont intéressants dans la mesure où toute interaction qui les traverse laisse des traces qui peuvent être enregistrées, analysées et visualisées. Cette traçabilité intrinsèque promet, si contrôlée par une méthodologie adéquate, de fournir une source nouvelle de données pour l'étude des territoires. Face à l'abondance de ces nouveaux types de données, plusieurs études empiriques ont été réalisées, mais une réflexion théorique sur l'emploi de ces données dans les études territoriales est encore faible. Cet ouvrage vise à développer une réflexion partagée sur les questions liées à l'emploi des traces numériques dans les études territoriales. Trois questions seront abordées. Une première a trait aux méthodes digitales, dont un nouveau groupe a été récemment développé pour traiter ce type de données. Il est aujourd'hui nécessaire de conduire une réflexion critique sur ces méthodes et notamment sur les implications de leur emploi dans des études territoriales. L'ouvrage se plonge ensuite sur des questions plus théoriques soulevées par la rencontre des traces et des territoires. Entre autres, un des éléments les plus problématiques dans l'application de ces méthodes est la gestion des rapports de continuité et discontinuité entre trace numérique et espace. Enfin, cet ouvrage se confronte aux conséquences de l'utilisation des traces numériques pour l'aménagement et la gestion des territoires. Aujourd'hui, le décideur public doit intégrer les données traditionnelles aux nouvelles données générées, selon une approche bottom-up, par les acteurs du Web 2.0. On assiste ainsi à l'avènement d'un nouvel impératif participatif dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques territoriales.

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