• À quel âge est-on vieille aujourd'hui? Comment les femmes perçoivent-elles l'effet de seuil du processus? Si Balzac périmait nos aïeules à trente ans, la réalité perçue par les intéressées s'avère moins tranchée: George Sand septuagénaire encourage son «vieux troubadour» déprimé de Flaubert à patienter jusqu'à ce «plus bel âge de la vie» pour accéder au bonheur. Duras se dit vieille à dix-huit ans, Beauvoir s'étiole dans ses vingt, avant de vivre l'itinéraire à rebours. Leurs cadettes sénescentes confient désormais à leurs journaux intimes l'émoi de leurs reverdies successives et se sentent assez gaillardes pour renouveler leur jouvence jusqu'au marathon final.
    Face à la parole des anthropologues, philosophes, gérontologues et autres psychologues, les femmes écrivains (Beauvoir, Cannone, Cixous, Detambel, Duras, Ernaux, Huston, O'Faolain, Rolin...) libèrent au XXIe siècle une énergétique de crise aux antipodes des idées reçues. Vieillir est bien un art du temps, avec ses ruses, ses foucades et ses têtes à queue turbulents. C'est aussi une affaire de style existentiel et d'intelligence du rapport au monde, auquel l'écriture confère une griffe complice.
    Le lecteur est convié dans cet essai de gai savoir à une anthropologie littéraire de l'âge au féminin, depuis l'effroi de la première ride jusqu'aux surprises ultimes de la connaissance de soi.

  • Écrivain de langues tchèque et française, Milan Kundera a reçu de nombreux prix littéraires dont le Grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre en 2001. Auteur politique et polémique, il interroge les thèmes de l'identité, de la parole et de l'illusion. Il a publié, entre autres succès, La Vie est ailleurs et l'Insoutenable légèreté de l'être. Ce livre présente la vie et l'environnement de Milan Kundera. Les thèmes et les structures de ses textes sont analysés. Le contexte de l'oeuvre, son co-texte et les dialogues avec les autres arts sont enfin présentés.

  • Quel écrivain conçoit l'écriture d'un roman comme un strip-tease à l'envers ? Quel confrère voulut bâtir son oeuvre comme une robe, au motif qu'une nouvelle mode de Worth avait autant d'importance que la guerre de 70 ? Lequel soutient que nous ne changeons pas plus d'opinions et de maîtres que de chaussettes ? Quel poète aurait préféré être renversé et dardé par l'éblouissement d'une jupe relevée plutôt que par un garçonnier pantalon? Quel personnage célèbre ne porta jamais de bonnet de nuit, ni de robe de chambre, ni de peignoir, ni de pantoufles ?
    Le lecteur amateur de vêtements et de livres trouvera la réponse à ces questions considérables - et à bien d'autres encore - dans ce livre frivole et savant qui explore les liens multiples entre mode et littérature.

    Denis Reynaud a enseigné une dizaine d'années dans des universités britanniques, américaines et japonaises, avant de devenir professeur de littérature française du xviiie siècle à l'université Lumière-Lyon2. Il a publié, en codirection avec Chantal Thomas, Le Régent, entre fable et histoire, CNRS éditions, 2003.
    Martine Boyer-Weinmann est professeur de littérature française contemporaine à l'université Lumière-Lyon2. Elle a notamment publié Vieillir dit-elle (Champ Vallon, 2013).

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