• La révolution racialiste et autres virus idéologiques Nouv.

    " On ne saurait segmenter une société sur une base raciale sans condamner chaque groupe à s'enfermer dans sa couleur de peau, qui devient dès lors l'ultime frontière au coeur de la vie sociale. "La vision racialiste, qui pervertit l'idée même d'intégration et terrorise par ses exigences les médias et les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique, s'est échappée de l'université américaine il y a vingt ans. Et la voilà qui se répand au Canada, au Québec et maintenant en France.
    Elle déboulonne des statues, pulvérisant la notion même d'histoire, elle interdit de parler d'un sujet si vous n'êtes pas héritier d'une culture, et vous somme de vous excuser " d'être blanc ", signe de culpabilité pour l'éternité. Le racialisme sépare et exclut, n'apporte pas de libertés quoi qu'en disent ses hérauts, et, plus dangereux, modélise une manière de penser le monde.
    Mathieu Bock-Côté est sociologue, et chroniqueur pour la presse québécoise et française. Ses travaux portent sur le régime diversitaire, le multiculturalisme et les mutations de la démocratie. Seul lui pouvait signer un essai aussi éloquent, percutant. Sidérant même.

  • Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.
    Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?
    En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou encore un Éric Zemmour en France, mais s'intéresse aussi à la régression de la liberté d'expression dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui distingue un infréquentable d'un modéré, un extrémiste d'un humaniste, un analyste d'un polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n'est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d'alimenter ce qu'on appelle la révolte populiste.
    Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d'aujourd'hui où le politiquement correct a remplacé la censure d'hier.

  • Le multiculturalisme serait l'alpha et l'oméga de la démocratie, le seul visage possible de la modernité. Mais comment en sommes nous arrivés là ? Comment des intellectuels ont imposé à la France et aux nations occidentales la notion d'« identités particulières », et comment lui ont-ils retiré celle d'« identité commune » ? Qu'est-ce qui se cache derrière le culte de la diversité ? Pour Mathieu Bock-Côté, mai 1968 marque le début d'une révolution inventée par une gauche métamorphosée. Constatant l'effondrement du marxisme, elle a inventé l'égalitarisme identitaire. Critique de l'Occident, déconstruction des traditions, invention de l'antiracisme, telles ont été les étapes d'un redoutable projet : la confiscation de la démocratie par une minorité. S'inspirant des oeuvres des plus grands penseurs de la modernité, de Tocqueville à Muray, en passant par Marcel Gauchet, Raymond Aron ou encore Jean-Pierre Le Goff, revenant sur cinquante ans de vie intellectuelle, de la faillite du communisme à la création de la contre-culture, en passant par l'avènement du droit de l'hommisme et de l'idéologie antidiscriminatoire, Mathieu Bock-Côté propose le décryptage lucide et sévère d'un autoritarisme qui ne dit pas son nom.

  • « La démocratie se mondialise, l'identité se diversifie, les moeurs traditionnelles se dissolvent, les sociétés occidentales font pénitence de leurs fautes passées, les minorités sexuelles et culturelles accèdent enfin à la reconnaissance publique et les droits de l'homme refondent intimement et profondément le pacte politique occidental. De gauche, du centre ou de droite, nous communions dans une même célébration de notre époque lumineuse. »
    Cette époque, celle du « dépassement » des vieilles contraintes et des préjugés hérités du passé, le discours commun et la propagande des puissants veulent nous la présenter comme l'aboutissement normal de la démocratie moderne, dont les promesses, enfin, seraient sur le point de se réaliser pleinement. Or ce n'est pas du tout ce que pense Mathieu Bock-Côté. Pour lui, le monde qui se met en place depuis un quart de siècle au Québec comme dans l'ensemble de l'Occident, loin de prolonger ou d'accomplir l'histoire qui l'a précédé, marque au contraire une rupture radicale, sinon une « trahison », c'est-à-dire l'abandon pur et simple de ce qui a guidé jusqu'ici nos façons d'être, de penser, de vivre en société, par l'instauration de ce qu'il appelle un nouveau régime, fondé sur une vision entièrement nouvelle de l'homme et de la cité, celle d'un homme coupé de toutes racines, de toute appartenance, soucieux uniquement de son bonheur et de ses droits d'individu, celle d'une cité qui cesse de se voir et d'agir comme communauté politique et culturelle pour n'être plus qu'un rassemblement de consommateurs semblables à tous les consommateurs de la planète.
    De ce nouveau régime, Mathieu Bock-Côté propose donc, dans la vingtaine d'essais réunis ici, à la fois un tableau et une critique, en abordant certaines de ses manifestations et certains de ses mythes les plus actuels, de la théorie dite du genre à la prétendue « fin des idéologies », du suicide assisté conçu comme un droit de l'homme à la célébration du « multiculturalisme ».

  • En une de ce numéro de printemps, un père et son fils, également maçon et apprenti. Qui de mieux placé pour incarner l'enjeu crucial qu'est la transmission des savoir-faire en ce qui attrait aux métiers d'art liés au bâtiment ? En une vingtaine d'années, le nombre d'artisans québécois aurait chuté de 2500 à 300. Et les apprentis ne se bousculent pas au portillon... Fort heureusement, un dynamisme renouvelé anime le milieu depuis quelques années. Le dossier de ce numéro de printemps nous fait découvrir de quelles façons les efforts investis commencent à porter leurs fruits, notamment grâce à la reconnaissance des artisans par le Conseil des métiers d'art du Québec et par la formation de la relève, avec des projets comme les Chantiers-apprentissage de la Fondation Saint-Roch.

  • La société québécoise termine douloureusement le cycle historique ouvert par la Révolution tranquille. L'espace politique est en pleine métamorphose. Souverainistes, fédéralistes, lassés de ce débat ? De gauche, de droite, « ailleurs » ? Les idéologies auxquelles nous étions habitués semblent frappées de désuétude. Les Québécois ne savent plus exactement comment penser leur avenir collectif. Partout, un sentiment d'impuissance se propage, alimenté par un cynisme généralisé. Et un pessimisme mortifère gagne la conscience collective. Dans cet essai, Mathieu Bock-Côté décrypte la crise politique québécoise à la lumière des tendances historiques et sociologiques lourdes qui ont fait le Québec depuis cinquante ans. De l'implosion de la question nationale à celle du mouvement souverainiste, en passant par le retour d'un certain conservatisme longtemps refoulé dans les marges du débat public, il cherche à dégager le sens d'une mutation historique. Surtout, il cherche à voir ce qui, dans cette fin de cycle, permet d'espérer un ressaisissement du Québec.

  • Depuis quelques années, on a dit de lidentité québécoise quelle sest métamorphosée, quelle nest plus héritière du parcours historique de la majorité francophone. Partout résonne un discours plaidant, au nom du multiculturalisme et dune ouverture à lautre, pour le dépassement de la mémoire nationale comme espace de rassemblement de la société québécoise.

    Pourtant, de nombreux indices, dont la controverse entourant les accommodements raisonnables, laissent croire que les Québécois sont encore attachés à une définition historique et existentielle de leur identité nationale.

    Dans La Dénationalisation tranquille, Mathieu Bock-Côté analyse la diffusion dune mauvaise conscience qui aura convaincu la pensée québécoise de se redéfinir en dehors des raisons fortes qui lavaient traditionnellement alimentée. À travers létude des acteurs politiques et des historiens qui ont contribué à forger la culture politique postréférendaire, en particulier Jocelyn Létourneau et Gérard Bouchard, il cherche à voir comment cette tentative de transformation de lidentité nationale aura été menée et comment elle se sera soldée, selon lui, par un échec.

    Cette étude en forme dessai permettra de mieux comprendre la culture politique postréférendaire, tout en ouvrant la réflexion sur une reconstruction de la conscience collective qui permettra au Québec de retrouver le sens de sa continuité nationale.

  • Aujourd'hui plus que jamais, le flot de l'actualité semble nous hypnotiser. À l'heure des médias sociaux, nous sommes avalés par l'instant présent et sommés de réagir à la moindre nouvelle. Dans ce monde nouveau, les opinions tranchées ont la cote - comme s'il fallait toujours choisir un camp et ne plus en sortir. Le débit de l'information s'accélère, certes, mais il étourdit à force de manquer de perspective. Le débat public ne vire-t-il pas à la cacophonie? Sans références ni repères communs, a-t-on les moyens d'être un citoyen ? Penser l'époque est une exigence essentielle de la vie de la cité. Mais pour y parvenir, il faut savoir dissiper les brumes de l'actualité et tenter de retrouver le sens de l'histoire.
    Dans ces "exercices politiques" qu'il pratique au quotidien depuis deux ans, Mathieu Bock-Côté explore plusieurs thèmes qui traversent sa réflexion, dont la démocratie, le multiculturalisme, le conservatisme, la souveraineté et le rapport à la lecture. Son objectif : inscrire les événements dans un contexte plus vaste pour dégager les véritables enjeux auxquels ils se rattachent.

  • La défaite du Parti québécois aux élections d'avril 2014 a créé une commotion majeure dans le camp souverainiste. Quand certains envisagent de faire le deuil du projet d'indépendance, d'autres s'interrogent plutôt sur la meilleure manière de le régénérer. Comment envisager aujourd'hui la question nationale ? C'est, en somme, ce que se demandent les auteurs réunis dans cet ouvrage à l'invitation de Mathieu Bock-Côté. Leurs analyses complémentaires - mais non pas univoques - jettent un éclairage sociologique, démographique, juridique et historique sur la situation. Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur. Charles-Philippe Courtois est historien du Québec. Patrick Sabourin et Guillaume Marois sont démographes, spécialistes de la question du français au Québec. Guillaume Rousseau est professeur de droit et ancien conseiller politique.
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