• « Quand j'avais dix ans, j'ai vu mon père mourir devant mes yeux. Peut-être est-ce une des raisons qui a fait que je suis devenu un assassin. »
    C'est ainsi que commence ce roman, par les mots du serial killer dont la traque va bientôt devenir l'obsession d'Élodie Artzner, la commissaire principale officiant dans les nouveaux locaux de la police judiciaire de Paris. Personne ne sait ce qui le motive, personne ne sait qui il est, opérant en plein jour, aux yeux de tous, sans avoir l'air de craindre d'être vu.
    Élodie Artzner est la seule à comprendre qu'un tueur en série sévit dans la capitale.
    Durant toute cette chasse à l'homme, le lecteur a une longueur d'avance. Car l'assassin partage avec lui son secret. Il fait part de ses blessures d'enfance, de ses révoltes et de ses motivations. Il nous fait vivre cette histoire, telle qu'il la ressent, et telle qu'il voudrait qu'elle se termine. Il livre son témoignage, comme un journal intime, comme une confession dénuée de tout remords, abordée avec un recul froid et une dose non négligeable d'ironie. Qui est donc ce tueur mystérieux, ce Jack l'éventreur des temps modernes, venu pour punir les citoyens trop impolis, trop indifférents, ou trop grossiers à ses yeux ?

  • Alors qu'il vient de renoncer à se marier avec une femme superficielle et manipulatrice, Olivier Le Guellec décide de s'offrir un week-end en solitaire, au cours duquel il va visiter le château de La Roche-Guyon. C'est ici qu'il va retrouver la trace d'Alexandrine-Charlotte de Rohan-Chabot mariée en 1780 à son oncle, le Duc de La Rochefoucauld, à l'âge de 15 ans. Désenchantée, elle parvint malgré tout à se faire une place à la cour de Versailles grâce à sa grande beauté et son esprit des plus fins. Mais à peine avait-elle apprivoisé ce monde, que la Révolution française la projeta dans une époque incertaine, lui faisant connaître des épisodes tragiques. Sa rencontre avec William Short, assistant personnel de Thomas Jefferson, lui permit de traverser cette période en maîtresse passionnée. Ils s'écrivirent durant des années, offrant à l'Histoire un témoignage essentiel sur ces temps sombres pour la noblesse.
    Obsédé par cette grande aristocrate, Olivier Le Guellec reviendra hanter les couloirs du château la nuit, en toute illégalité, cherchant à comprendre les sentiments étranges qu'il ressent pour cette inconnue, morte presque deux ans plus tôt. Dans les dédales de la Roche-Guyon, seul au milieu des portraits et des bruits inquiétants, propres aux vieilles bâtisses, il trouvera les réponses à ses questions, qui lui apparaîtront bouleversantes.  

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