• Le titre de cet ouvrage collectif est à dessein ambivalent : pour ses auteurs, c'est aussi bien le système économique que la manière de l'analyser qui doivent être changés. Dans cette période troublée, où s'évanouit le rêve de l'emploi à plein temps pour tous durant toute la vie, et où les économies nationales tendent à se dissoudre sous le choc de la mondialisation, il devient urgent de repenser l'économie. Et plus précisément de repenser conjointement la théorie économique et les politiques économiques. Un ouvrage important, qui intéressera aussi bien les praticiens que les chercheurs et enseignants en sciences économiques insatisfaits des théories aujourd'hui dominantes.

  • Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • Jusqu'où le corps peut-il être un outil ? Nager, marcher, courir, faire l'amour, jardiner ou bricoler, donner naissance ou méditer : ces gestes et postures ne sont pas les mêmes d'une société à l'autre, d'une époque à l'autre, d'un âge à l'autre, ou selon qu'on est un homme ou une femme ; ils n'ont pas non plus le même sens et ne se transmettent pas de la même façon. Mauss, le premier, s'est attardé sur eux ; Bourdieu y puisera la célèbre notion d'habitus. Un classique, préfacé par David Le Breton, et suivi de deux essais : l'un qui montre que nos sentiments ne sont pas spontanés, l'autre qui s'interroge sur notre goût du risque et nos difficultés à voir la mort en face.

  • L'Essai sur le don de Marcel Mauss est l'un des textes majeurs, si ce n'est le texte majeur, de l'anthropologie du XXe siècle. Par l'étude des systèmes d'échange de la kula et du potlatch, il démontre que le don fut historiquement l'un des moteurs de nos sociétés. À l'encontre de tout rationalisme le potlatch, pratiqué chez certaines tribus amérindiennes, amène au sommet de l'échelle sociale les individus capables de se défaire de tout ce dont ils possèdent. Un système qui se révèle radicalement opposé au nôtre, où les possédants détiennent le pouvoir.

    Dans cet ouvrage précurseur, Mauss bat en brèche bon nombre d'idées reçues sur les principes de l'échange et du don. Par-delà leur dimension économique une dimension spirituelle. "Nous n'avons pas qu'une morale de marchand " conclut Mauss.

    Marcel Mauss (1872-1950) est la grande figure de l'anthropologie française, ainsi que le neveu du sociologue Émile Durkheim. Il a construit pendant plusieurs décennies une oeuvre protéiforme et a marqué en profondeur l'ensemble des sciences humaines de son siècle. Son essai anthropologique sur le don a bouleversé notre regard historique sur l'économie. Il a su conjuguer son travail de recherche à des convictions socialistes, et s'engagea en particulier en faveur du colonel Dreyfus.

  • Texte phare des sciences sociales, l'Essai sur le don, publié en 1925, a immédiatement suscité de nombreux commentaires. Ouvrant la sociologie durkheimienne à l'analyse ethnographique, il inscrit les sociétés du Pacifique, du potlatch amérindien à la kula mélanésienne, dans la culture occidentale.
    Dans une présentation essentielle, Florence Weber le situe dans l'histoire scientifique et politique du XXe siècle, et propose au lecteur d'explorer l'archipel des prestations sans marché.

  • L'ouvrage regroupe cinq textes majeurs de Marcel Mauss, rédigés entre 1921 et 1938, qui explorent la possibilité d'une coopération entre psychologie et sociologie à partir de l'analyse précise d'une documentation ethnographique et historique. Depuis l'expression obligatoire des sentiments dans les cérémonies funéraires australiennes jusqu'à l'histoire de la notion de personne comme catégorie de l'esprit humain, en passant par l'étude du rapport des individus à l'avenir dans différents contextes socio-historiques et par la genèse sociale des relations de hiérarchie et de rivalité, Mauss a tenté de construire avec les psychologues et les anthropologues de son temps, généralement formés en médecine, un modèle de l'homme bio-psycho-social avant de se tourner vers la psychologie historique et l'histoire des techniques. Cet ouvrage montre l'apport décisif de Marcel Mauss à la psychologie sociale.

  • La publication d'Esquisse d'une théorie générale de la magie en 1904 dans L'Année sociologique est l'aboutissement d'une longue collaboration entre Marcel Mauss et Henri Hubert, débutée avec la parution de l'Essai sur la nature et la fonction du sacrifice en 1899 dans cette même revue. Collègues à l'École Pratique des Hautes Études, Hubert étudiait la magie dans l'Antiquité grecque et romaine, tandis que Mauss en décrivait les formes en Australie, en Malaisie, en Inde, au Mexique ou dans le judaïsme ancien. Pourtant, si l'analyse de la magie résultait logiquement à leurs yeux de celle du sacrifice, ce lien s'est ensuite dissous dans les rééditions des textes de Marcel Mauss. Cette édition permet de réinterroger les liens entre les trois piliers de sa réflexion que sont le sacrifice, la magie et le don. L'approche d'Hubert et Mauss se ressent également du contexte politique très particulier de l'affaire Dreyfus, qui se déroule pendant la rédaction de leurs articles. Cette séquence historique révéle alors des phénomènes irrationnels au coeur de l'État républicain, et oblige les universitaires à utiliser la preuve scientifique pour les combattre. C'est dans cet espace entre l'individualisme et la raison d'État, alors au coeur des débats politiques, que prennent sens les analyses de la magie et du sacrifice entre l'officieux et l'officiel, entre l'individuel et le collectif.

  • Texte méconnu, Mauss en ayant sans cesse repoussé la publication, La prière fait suite aux études de Mauss sur le sacrifice et la magie et constitue une charnière avec son célèbre Essai sur le don (1925). La prière est un rituel, dans la foulée du sacrifice où le collectif agit par l'intermédiaire du prêtre, et de la magie, où un individu agit pour le compte d'un autre, mais elle diffère pourtant fortement. En effet, celui qui prie peut prier seul en s'adressant directement aux dieux, même si les professionnels accompagnent ou aident les fidèles. Et elle est un « rite oral », c'est-à-dire un rituel qui agit par l'intermédiaire de la parole et non du geste, qui tisse le collectif (en jeu dans le sacrifice) et l'individuel (en jeu dans la magie) dans des modalités différentes selon les contextes historiques. Ce texte fondateur de l'anthropologie sociale trouve sa place dans la continuité de l'édition critique des oeuvres complètes de Mauss menées par les Puf depuis plusieurs années.

  • À travers l'étude du sacrifice, Hubert et Mauss s'intéressent au sacré et au rapport au sacré. Cette étude ouvre une fenêtre sur la nature de la société puisque les choses sacrées sont choses sociales. À partir de l'idée de l'unité générique du sacrifice, la démarche suppose de s'intéresser à toutes les formes de sacrifices rituels pour en tirer le schème général. Ce parti pris méthodologique comparatiste, issu de l'école durkheimienne, fait toute l'originalité de l'essai à son époque et sa pertinence de nos jours, évitant les spéculations généalogiques qui établiraient l'antériorité d'une forme sur une autre. Ce texte classique permet de formuler une série de questions toujours actuelles pour l'ethnographie.

  • Dans une introduction substantielle, Nathan Schlanger traite des concepts de techniques et de technologie, des positions d'Émile Durkheim sur les techniques, l'originalité de l'apport de Mauss, les rapports entre l'homo faber et l'homme total, la technologie et l'ethnographie, les concepts de civilisation et de nation, la notion de travail indigène et ouvrier.
    La seconde partie rassemble seize textes - onze de Mauss, un d'Émile Durkheim, un de Henri Hubert, un de Durkheim et Mauss puis un de Georges Friedmann et un de André LeroiGourhan - qui constituent ensemble un véritable corpus. Y sont réunis des textes classiques tels l'Essai sur les variations Eskimo (1906), les Civilisations, éléments et formes (1930), les Techniques du corps (1935), les Techniques et la Technologie (1948), et des écrits plus courts, des interventions, des commentaires, des transcriptions de cours, etc. Chaque texte est précédé d'un chapeau de présentation. En fin de volume, on trouvera de brèves notices biographiques sur quelque 35 auteurs mentionnés par Mauss comme des sources ou des protagonistes de sa pensée technologique.

  • Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Durkheim et Mauss proposent de réécrire la table kantienne des catégories : l'acquisition de nos concepts fondamentaux et la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas, selon eux, le fruit des seules forces de l'individu, mais ont en fait une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et espèces. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord, chez les aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho : la classification des choses reproduit celle des hommes. Ce faisant, Durkheim et Mauss suggèrent qu'il y a continuité entre la faculté de classification déployée dans les sociétés primitives et celle à l'oeuvre dans nos sciences contemporaines - belle et généreuse manière de mettre en cause le Grand Partage.

  • Marcel Mauss a enseigné de 1926 à 1939 à l'Institut d'Ethnologie de l'Université de Paris-I-Sorbonne. Il n'a malheureusement pas pu rédiger ses Instructions d'ethnographie descriptive, mais la sténotypie du "cours de Mauss " nous en restitue toute la richesse d'informations, la rigueur dans l'analyse des faits, la force intellectuelle. Des techniques du corps à l'étude des phénomènes religieux, c'est toute la vie sociale qui est ainsi présentée grâce aux exceptionnelles compétences et connaissances que réunissait Marcel Mauss, l'un des maîtres des sciences sociales en France avec Emile Durkheim.

  • Dans un contexte marqué par la fin de la Première Guerre mondiale, Mauss s'attèle en particulier à un livre sur la nation, l'internationalisme et le socialisme, qui demeurera finalement inachevé.
    Marcel Fournier et Jean Terrier ont reconstitué au terme d'un important travail d'archive le texte que Mauss préparait. À la fois clair, systématique et profond, il propose une histoire du phénomène national, pose les jalons d'une sociologie des relations internationales et offre une interprétation du socialisme comme phénomène historique.
    Au-delà de ces enjeux spécifiques, cet ouvrage contient aussi une brillante réflexion sur la nature du politique dans les sociétés modernes.

  • Les juifs de France Nouv.

    De nouveau, il ne fait pas bon être juif en France. Du massacre d'Ilan Hamili aux attentats islamistes, un nouvel antisémitisme a tissé sa toile. Un livre nécessaire pour comprendre ce mal qui gangrène la France. Ce n'est jamais bon signe quand on recommence à s'en prendre aux juifs. Aujourd'hui, alors qu'ils ne représentent pas 1% de la population française, ils subissent une violence raciste sur deux.
    L'antisémitisme connaît un fort regain qu'encouragent les réseaux sociaux. Il est entretenu par la folle haine d'Israël. Il se nourrit des complotismes d'extrême droite et d'extrême gauche. Il grandit sous la rivalité des communautarismes. Il explose avec l'essor de l'islamisme. Dans le même temps, paradoxalement, la vie juive en France n'a jamais été aussi dynamique de toute son histoire.
    Qui sont vraiment nos compatriotes de confession ou de culture juive ? Le journaliste Robert Mauss a demandé à une bonne vingtaine d'entre eux de retracer leur passé, de décrire leur présent, d'envisager leur avenir. Responsables institutionnels, personnalités publiques ou citoyens ordinaires, ils se racontent. Certains expriment l'optimisme vital propre au peuple de la Bible. D'autres, l'inquiétude politique d'une minorité agressée. D'autres encore, le désir radical de l'exil.
    Quarante ans après
    Juifs et Français, l'ouvrage phare d'André Harris et Alain de Sédouy, cette enquête de terrain révèle comme jamais une réalité française sans laquelle la France ne serait pas ce qu'elle est.
    À lire absolument. Pour savoir et pour comprendre. Pour prévoir et pour parer.

  • Démocratie et relativisme constitue le témoignage écrit d'un débat public qui se tint en 1994 : les rédacteurs de La Revue du MAUSS [Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales], notamment Alain Caillé, Serge Latouche et Jacques Dewitte, avaient souhaité débattre avec le philosophe dissident de Socialisme ou barbarie, auteur de la série Les Carrefours du labyrinthe. En ces années qui suivent la fin de l'URSS et « de l'Histoire », les sujets ne manquent pas : Quelle conception de la démocratie ? Qu'est-ce que l'Occident ? Pourquoi la résurgence des intégrismes religieux ? Qu'est-ce que l'universalisme ? Qu'est-ce que le marché ? Quelle est cette forme que prend le capitalisme ? Quels sont les paradoxes du relativisme culturel ? En posant ces questions qui balisent aujourd'hui encore le champ intellectuel français, Cornelius Castoriadis enregistrait et décrivait l'effondrement que connaît l'Occident. Avec la vivacité et la grande clarté de son esprit, il diagnostiquait tous les maux qui se sont aujourd'hui aggravés.

  • This book presents a new method of asymptotic analysis of boundary-layer problems, the Successive Complementary Expansion Method (SCEM). The first part is devoted to a general presentation of the tools of asymptotic analysis. It gives the keys to understand a boundary-layer problem and explains the methods to construct an approximation. The second part is devoted to SCEM and its applications in fluid mechanics, including external and internal flows.

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