• Le terme « attention » peut s'entendre comme capacité de concentration de l'esprit sur un objet (la vigilance) ou comme disposition à prodiguer des soins (la prévenance ou le geste obligeant).

    Dans ses deux acceptions, l'attention, fonction psychique essentielle, est au coeur de l'interaction parents-bébé. D'ailleurs, le bébé Sapiens naît non seulement avec une socialité joyeuse, mais avec des capacités d'attention que les parents connaissent, que les soignants de la périnatalité reconnaissent et que les travaux scientifiques des psychologues du développement confirment.

    Dans une société en pleine mutation anthropologique, où l'attention (comme concentration) est sans cesse sollicitée, une attention (comme prévenance) bienveillante, continue et prévisible de la part des adultes (parents et professionnels) favorise le développement du bébé pour qu'il devienne un enfant et un adulte capable de se concentrer et attentif à lui-même et aux autres.

    Approches scientifiques, points de vue psychanalytiques, outils d'observation et observation comme outil, regards citoyens, dispositifs institutionnels et techniques, enjeux éthiques dessinent un panorama foisonnant destiné à l'ensemble des professionnels de la périnatalité et de la petite enfance (puéricultrices, sages-femmes, éducatrices, techniciennes en intervention sociale et familiale, médecins et psychologues...)

    Ouvrage publié avec l'ARIP.

  • Empathie autour de la naissance Nouv.

    Une des composantes de l'empathie est la capacité, propre à l'espèce humaine, de prendre le point de vue d'un autre, tout en demeurant soi-même. L'empathie nous permet de ressentir les émotions des autres, d'accéder à certaines de leurs intentions, de faire des hypothèses sur leurs motivations et leur prêter des représentations. Elle est au coeur des pratiques professionnelles en périnatalité et dans toutes les relations de soin.

    Comment mieux la définir et en comprendre les différentes dimensions ? Comment se développe-t-elle chez le nourrisson ? Et entre celui-ci et ses parents ? Et entre ses parents et ceux qui les entourent (soignants ou groupe familial) ? Pourquoi est-elle indispensable à la fois au fait de se sentir soi et à la relation à l'autre ? Peut-elle être altérée ? Comment la cultiver ? Et surtout quel rôle joue-t-elle dans les soins médicaux et les soins psychothérapiques d'un bébé, de la mère, du père, de la dyade, de la triade ? Quelle place doit-elle prendre dans la formation des soignants ?

    Les auteurs, chercheurs et cliniciens, issus de métiers et disciplines différents, s'attachent à répondre de manière concrète à partir de leur pratique et de leurs expériences aux nombreuses questions suscitées par le renouveau du concept d'empathie aujourd'hui.

    Une des composantes de l'empathie est la capacité, propre à l'espèce humaine, de prendre le point de vue d'un autre, tout en demeurant soi-même. L'empathie nous permet de ressentir les émotions des autres, d'accéder à certaines de leurs intentions, de faire des hypothèses sur leurs motivations et leur prêter des représentations. Elle est au coeur des pratiques professionnelles en périnatalité et dans toutes les relations de soin.

    Comment mieux la définir et en comprendre les différentes dimensions ? Comment se développe-t-elle chez le nourrisson ? Et entre celui-ci et ses parents ? Et entre ses parents et ceux qui les entourent (soignants ou groupe familial) ? Pourquoi est-elle indispensable à la fois au fait de se sentir soi et à la relation à l'autre ? Peut-elle être altérée ? Comment la cultiver ? Et surtout quel rôle joue-t-elle dans les soins médicaux et les soins psychothérapiques d'un bébé, de la mère, du père, de la dyade, de la triade ? Quelle place doit-elle prendre dans la formation des soignants ?

    Les auteurs, chercheurs et cliniciens, issus de métiers et disciplines différents, s'attachent à répondre de manière concrète à partir de leur pratique et de leurs expériences aux nombreuses questions suscitées par le renouveau du concept d'empathie aujourd'hui.

  • Qu'est-ce qui a poussé Roger Salbreux sa vie durant à mener sur tous les fronts un combat en faveur des enfants en situation de handicap ou en risque de le devenir ?

    A travers un entretien, mené par Michel Dugnat, et la reprise de quelques articles marquants, Roger Salbreux, pédopsychiatre, clinicien, enseignant et chercheur, retrace son parcours professionnel de presque soixante-dix ans au service des personnes en situation de handicap et de leurs proches, qui ont été longtemps malmenés par la médecine et la société, même si on note aujourd'hui d'indéniables, mais encore insuffisantes, améliorations.

    Dans les années 1950, tout ou presque  était à faire, à commencer par le diagnostic précoce. Mais que vaut un diagnostic s'il ne peut déboucher sur une prise en charge ? Celle-ci ne peut être raisonnablement envisagée au niveau des pouvoirs publics si on ne connaît pas l'étendue des besoins. Roger Salbreux a ainsi été l'artisan d'une grande enquête épidémiologique, à l'origine de la création des CAMSP (centres d'action médico-sociale précoce). Il n'a cessé, depuis, de militer dans un grand nombre d'organismes et d'associations qui se sont donné pour tâche le progrès des connaissances sur le handicap ou l'amélioration du sort des enfants en situation de handicap.

  • Avec la charge émotionnelle qu'il amène en naissant et la possibilité qu'il offre à ses futurs parents de payer une dette à l'égard de leurs propres parents, le bébé réveille bien des souvenirs conscients et inconscients. Les professionnels de la périnatalité doivent donc pour le bébé penser à accueillir ses parents, les soutenir, leur parler, parfois les protéger d'eux-mêmes, bref respecter leur "devenir père, devenir mère".

  • Dans le champ de la périnatalité et du soutien à la parentalité, la question de l'observation des bébés est actuellement une question clé pour chaque personne individuellement comme pour les équipes collectivement. Quatre axes sont explorés dans cet ouvrage : l'observation comme outil de formation, la place de l'observation dans le maintien de l'attention des équipes soignantes dans leur fonctionnement groupal, l'apport de l'observation au travail en réseau des différentes institutions, le rôle de l'observation dans le soutien aux parents. Après une présentation des différentes méthodes d'observation (selon Esther Bick, Emmi Pickler, les psychologues du développement, etc.), les différents auteurs interrogent leur pratique en maternité, à l'hôpital, en crèche, en PMI, en santé mentale, à l'Aide sociale à l'enfance, en placement familial...

  • Féminin, masculin : comment cette distinction, que l'on croit encore trop souvent « naturelle » alors quelle est en fait « culturelle », vient-elle aux bébés ? Comment est-elle construite dès la naissance par les rites ou par les soins dans diverses sociétés ou époques ? Avec leur dimension de sollicitude, les soins quotidiens au sens du « prendre soin » et les soins thérapeutiques, au sens du « soigner », sont-ils « neutres » ou marqués par la différence des sexes ? La conjugalité, la différence des sexes, le désir jouent-ils encore un rôle dans la parentalité, dans la fonction « paternelle » et dans les fonctions d'attachement qui contribuent à la pratique de la parentalité et aux soins ? Des hommes s'engagent aujourd'hui progressivement dans les métiers très féminisés de la périnatalité : quels effets de cette évolution sur les représentations des « devenant parents » ? Ces questions complexes et intriquées touchent les professionnels de la petite enfance et de la périnatalité au plus profond dans leur identité de personne et dans leur exercice quotidien. Mais elles constituent aussi des enjeux sur la façon de prendre soin des générations à venir et concernent donc aussi tous les citoyens. Michel Dugnat est pédopsychiatre, président de la Commission régionale de la naissance PACA  

  • La naissance du bébé, déjà prêt pour l'intersubjectivité, suscite chez ses parents d'abord, chez les professionnels ensuite, de multiples émotions. Comment les accueillir, les lire, les transformer, ces émotions (les nôtres, les leurs...) ? Car c'est bien dans la qualité du partage des émotions chez et avec les adultes qui l'entourent qu'émerge cette intersubjectivité du petit d'homme, et dans le regard et le désir de l'autre que se construit le sujet. Michel Dugnat est pédopsychiatre, psychothérapeute, chef de service de l'unité parents-bébé du centre hospitalier de Montfavet.

  • Avec les techniques d'AMP, la réanimation néonatale, les approches anté et postnatales autour de pratiques obstétrico-gynécologiques et de puériculture, la question des mères porteuses, voire la perspective de l'utérus artificiel..., il est nécessaire de prendre du recul en voyageant d'une culture à une autre, au sein du berceau culturel des tout-petits à travers le temps, les lieux, les expériences, les savoir-faire... « Comment accueille-t-on, porte-t-on, nourrit-on ces bébés de ces différentes cultures ? » Cette réflexion transdiciplinaire associant anthropologues, sociologues, psychologues, historiens, néonatologues, obstétriciens, sages-femmes, contribue à l'élaboration collective de ces questions sociétales dans les cliniques de la périnatalité. Michel Dugnat est psychiatre et pédopsychiatre, président de la Commission régionale de la naissance PACA, responsable de l'Unité parents-enfant du service du Professeur François Poinso (Marseille)

  • Le bébé, ou plutôt les bébés dans leur diversité sont une raison principale de réfléchir, de rêver, de penser ensemble pour les professionnels de la périnatalité car même si depuis une vingtaine d'années les représentations concernant le bébé, les pratiques professionnelles et le regard des parents ont évolué, il reste encore beaucoup de choses à faire pour améliorer l'accueil et le soin de la mère et du bébé.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans les réflexions récentes sur la périnatalité. Il confronte les pratiques novatrices comme celles des unités d'hospitalisation mère-enfant en Angleterre et en France, celle du travail en réseau, celle des psychothérapies brèves et des consultations thérapeutiques mère bébé, avec les préoccupations quotidiennes des équipes des obstétriciens, des pédiatres, des juges, des psychiatres d'adultes.

  • La « fabrique » du bébé est différente d'une époque à l'autre et d'un monde à l'autre, comme l'ont montré historiens et anthropologues. Cet ouvrage propose un riche bouquet de contributions d'actualité sur cette question.

    Soigner et prendre soin du bébé et de ses parents nécessitent groupes, techniques et objets. Pipettes, paillettes, babyphones, balancelles, CEPAP (ventilateur de réanimation), biberons, blogs, sucettes, poussettes, écho-
    graph(i)es, objets du marketing et objets du monde virtuel, entourent le bébé avant, pendant et après sa naissance. Ces objets périnataux encombreraient-ils la fabrication du lien entre le bébé et ses parents ? Correspondent-ils à un progrès dans l'art d'accommoder les bébés ?

  • Dans cet ouvrage, la notion paradoxale de prévention en périnatalité est mise au travail à partir d'expériences innovantes d'acteurs de terrain (sages-femmes, puéricultrices, auxiliaires, éducateurs, médecins, psys), quel que soit le cadre de leur intervention (maternités, services hospitaliers de néonatologie, secteurs de pédopsychiatrie et de psychiatrie générale, services départementaux de PMI, Aide sociale à l'enfance...). De ces échanges éclairés par l'apport transdisciplinaire de spécialistes reconnus, de nouvelles pistes de réflexion et d'action se dégagent concernant la prévention ultra précoce des troubles de la relation parents-bébés. Michel Dugnat est pédopsychiatre à Montfavet (84).

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    Cet ouvrage prend le pari que des connaissances rigoureuses sur le bébé et son environnement peuvent éclairer des pratiques professionnelles respectueuses du bébé et de ses parents. Il veut contribuer au développement de la psypérinatalité dont l'ambition est de soigner les parents souffrant de troubles psychiques pour prendre soin des bébés, et inversement.

    Pour cela, il s'appuie sur le socle fondamental qui consiste à reconnaître que les soins corporels au bébé, chargés d'émotions, sont ainsi des soins psychiques (Myriam David), que le corps est le berceau du langage (André Bullinger), qu'il y a co-naissance du langage dans l'interaction parents-bébé dès les proto-conversations (Colwyn Trevarthen).

    Favoriser la construction d'une relation indissociablement corporelle et langagière entre le bébé et ses parents, entre le bébé et ses soignants, entre les parents et les soignants exige une éthique de la considération  qui promeut le respect du bébé et des parents dans leurs corps, leurs rythmes et leur intégrité et la parole qui leur est adressée.

    Le déploiement de ces questions convoque les pratiques des professionnels des métiers de la périnatalité et leur ambition de prodiguer des soins suffisamment bons. L'alliance entre des disciplines aussi différentes que la psychanalyse, la sensori-motricité, l'histoire, l'anthropologie, la psychologie du développement et une clinique rigoureuse irrigue les réflexions et les pratiques de ces professionnels des mille et un jours, de la conception aux deux ans de l'enfant.

    Cet ouvrage comprend la traduction française du rapport « The Costs of Perinatal Mental Health Problems » édité par le Care Policy and Evaluation Centre  (CPEC) de la London School of Economics (LSE) © LSE & Centre for Mental Health

  • Parler d'un bébé sapiens marque une double (r)évolution. D'une part, le bébé ne peut plus être considéré comme un infans, être passif, sans langage et sans pensée, tel qu'il apparaît dans les représentations du passé des historiens. Et d'autre part, envisager le bébé acteur de son propre développement nous place à l'aube d'une ère nouvelle où sont sollicitées tout autrement les responsabilités personnelles et collectives vis-à-vis de cet individu désormais reconnu dans sa valeur et ses incroyables compétences qui vont jusqu'aux racines du sens moral.

    De l'embryogénèse cérébrale du foetus et du nourrisson à la position sociale de l'enfant dans les familles contemporaines d'ici ou d'ailleurs, la théorie de l'évolution revisitée par les neurosciences soulève aujourd'hui des interactions d'une infinie complexité entre patrimoine génétique et milieu extérieur, entre phénotype et génotype.

    Comment intégrer ces nouvelles données dans nos pratiques cliniques médicales et psychologiques mais aussi pédagogiques, juridiques ou plus largement dans nos politiques de santé et de santé mentale ? Comment protéger ce développement, en particulier des perturbateurs endocriniens et des effets de la précarité ? Enfin comment mieux aborder le renouvellement de nos modèles familiaux et sociaux et leur impact sur le futur des bébés ?  Nous sommes en situation de défi : redéfinir notre rapport aux origines et mettre en oeuvre notre sagesse et notre raison afin que les bébés sapiens d'aujourd'hui deviennent des Homo sapiens sapiens de demain dignes et libres.

    Cet ouvrage est issu du séminaire éponyme organisé par l'ARIP, tenu au Centre cuturel international de Cerisy-la-Salle, du 11 au 18 septembre 2015.

  • La façon dont les parents se positionnent à l'égard de leur bébé ou de leur très jeune enfant a beaucoup changé depuis quelques décennies, sous l'effet à la fois des transformations familiales qui ont bouleversé le cadre de la parentalité et des évolutions des savoirs et des discours sur la petite enfance et la relation parentale. Des chercheurs et des praticiens issus de diverses disciplines interrogent ces mutations dans le but de penser et de mettre en oeuvre les cadres d'une prévention psychique dans le domaine de la périnatalité, tant est désormais reconnu le poids des premiers moments de la vie pour la constitution des liens, le développement de l'intersubjectivité, la préservation de la vie affective et mentale et l'équilibre psychique du sujet.

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