• Sans silke

    Michel Layaz

    Silke, 19 ans, se retrouve préceptrice de la petite Ludivine dans une maison de maître en pleine nature. Embrasser les arbres, apprendre à voler comme les oiseaux, dormir à la belle étoile... neuf mois durant, toutes deux vivront côte à côte dans un monde onirique, en marge des parents de Ludivine, absorbés par leur relation exclusive.

    On retrouve dans ce texte la fascination de Layaz pour l'enfance et sa mystérieuse innocence. Il attrape avec une précision remarquable les gestes d'une petite fille, qui s'arcboute de joie après un coup réussi au billard, qui se caresse les épaules de satisfaction lors d'un moment d'intense concentration et dont les mots peuvent rappeler ceux du meilleure des poètes : « J'ai envie de larmes »

    Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Parmi ses livres, Les Larmes de ma mère et La Joyeuse complainte de l'idiot ont été traduits en allemand, en italien, en bulgare et sont parus en poche chez Points.

  • Aujourd'hui mondialement reconnus, les peintures de Louis Soutter (1871- 1942) n'ont été remarqués de son vivant que par des proches. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l'artiste, vrai sismographe de l'âme. Violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, Soutter mène pourtant une vie d'errance jusqu'à son internement forcé à l'âge de 52 ans dans un asile du Jura suisse. C'est là qu'il parvient à donner forme à une des oeuvres les plus inclassables de l'histoire de l'art.Il fallait une langue souple et subtile pour faire ressentir l'étrangeté de cet homme et nous entraîner le long d'une vie marquée par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

  • La Joyeuse Complainte de l'idiot est le récit d'un internat peu ordinaire où vivent des adolescents encore moins ordinaires. En effet, La Demeure accueille de jeunes garçons dont l'intelligence décalée n'a pu s'accommoder du monde environnant. Racontée par l'un de ses membres, cette communauté tire force et originalité de son impérieuse présidente-directrice générale, Madame Vivianne.

  • Pourquoi cette mère, avec le cadet de ses fils, marque-t-elle autant de différences ? Et pourquoi des larmes le jour de l'accouchement ? Ce troisième fils, elle le vante et elle le persécute, elle le distingue et elle le tourmente. Devenu adulte, le dernier fils reconstitue son enfance grâce aux objets qu'il voit ou qu'il découvre dans l'appartement parental. Et si les objets se mettaient à parler ? Et si les objets détenaient la clé de l'énigme ?
    Grâce à une écriture précise, tendue, ce livre où se succèdent des épisodes cocasses et dramatiques, révèle l'intime en évitant l'écueil du sentimentalisme. Les mots sont à leur place sans jamais forcer et le lecteur voit son imagination croître au fil de ces récits d'enfance qui ne manqueront pas de résonner dans sa propre histoire.

    Michel Layaz vit à Lausanne et à Paris. À propos de l'écriture de son précédent roman Les Légataires, Tiphaine Samoyault, dans Les Inrockuptibles, parle d'« une liberté poétique qui fait toute sa force ».

  • On trouve dans les trois récits rassemblés ici la plupart des traits qui ont fait connaître le jeune romancier et l'ont fait aimer: des blessures d'adolescence, mal cicatrisées, jamais oubliées, des révoltes latentes, promises à de soudaines explosions ; une violence qui se trame au fond secret des relations les plus aimantes; de fragiles rédemptions amoureuses, dont la rareté fait le prix. Surtout on retrouve la langue jaillissante, volcanique et rythmée qui donne à toutes ces expériences leur vigueur.
    Postface de Guy Ducrey.

  • Deux soeurs

    Michel Layaz

    Les deux surs. Des agitatrices dont la grâce sauvage se pare de magie ? Des justicières rebelles ? Des adolescentes souveraines entre enfance et âge adulte ? Les deux surs ont le droit de vivre seules dans leur maison, cest le juge qui a tranché. Leur père est reclus dans un hôpital psychiatrique, leur mère vit à New York, cest ainsi, les deux surs lacceptent, elles aiment père et mère comme ça. Elles vivent sur un rythme rapide, léger, malicieux, parfois endiablé, dans une forme dallégresse musicale à deux temps. Près delles, il y a un grand arbre, des coquilles descargot, des fils de fer quelles ont délicatement suspendus dans la chambre vide de leur père, il y a aussi un amoureux quelles autorisent à venir jouer avec elles et une assistante sociale qui oublie joyeusement sa fonction à leur contact.

  • Cher Boniface

    Michel Layaz

    Marie-Rose, généreuse, idéaliste et orgueilleuse, aimerait que Boniface écrive. Boniface préfère rester "inoccupé et anonyme, et de loin". Houspillé par sa belle, Boniface peine à cultiver son indolence désabusée et se voit devenir le héros don quichottesque d'aventures finalement très joyeuses. D'érudit paresseux, il apprend sous nos yeux à devenir gourmand de la vie. Et même passionné. Brillante et acerbe, l'histoire de Boniface Bé et de Marie-Rose Fassa est une diatribe impitoyable mais aussi délirante et farcesque contre la société d'aujourd'hui.

  • Le narrateur, un garçon de quinze ans, travaille après l'école dans une boucherie. Il y rencontre Walter, un maître en sagesse. Dans le quartier populaire où il vit, le jeune homme est l'ami de Raton, maître de rien, et il se lie d'amour avec Charlotte qui va l'initier à d'étranges rituels et l'aider à grandir.

  • Le tapis de course

    Michel Layaz

    « Pauvre type ! » Prononcée avec calme par un adolescent dans une file de supermarché, cette interjection bouleverse son destinataire, le héros de ce livre. Sans le savoir, ladolescent vient de fissurer la vie intérieure dun homme qui se protège par une routine sans faille, un homme certain quaucun événement extraordinaire ne doit venir briser la logique implacable de lexistence quil sest construite.
    Pour éviter que son monde ne vacille, lhomme se résout à senregistrer sur son téléphone portable. Il raconte son quotidien : le travail, la bibliothèque, les collègues, le tapis de course, les quelques amis, la famille, la multitude de livres lus pour trouver quelques rares phrases à ajouter à son petit panthéon privé. Rien ny fait. Le « pauvre type » le hante.

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