• L'Arménie a-t-elle été le premier État chrétien ? Qu'est-ce qui relie les communautés arméniennes ? Pourquoi le gouvernement turc continue-t-il à nier le génocide ? Les Arméniens sont-ils à jamais dans la main des Russes ? Pourquoi l'Arménie est-elle membre de la francophonie ? Quel est l'impact géopolitique de la guerre du Haut-Karabagh ?

    Tiraillés depuis toujours entre Orient et Occident, dominés par de puissants voisins - Perses, Romains, Russes, Turcs -, les Arméniens sont restés unis, attachés à un christianisme singulier. Grâce à sa forte diaspora - deux Arméniens sur trois vivent en dehors du pays -, ce peuple s'est nourri de tous les mondes qu'il côtoyait et les a enrichis en retour. Depuis la première République fondée en 1918, leur existence collective est traversée par le besoin de reconnaissance du génocide de 1915, les fortes migrations vers la Californie et la Russie, le conflit avec l'Azerbaïdjan et une volonté farouche d'indépendance.

    En 100 questions, Michel Marian présente une histoire, une culture, un système de valeurs qui ont assuré aux Arméniens la continuité de leur identité. Il décrypte aussi la relation particulière que la France, premier pays d'accueil en Europe, entretient avec la communauté arménienne et montre la résilience d'un peuple en marche vers un idéal démocratique mais encore aux prises avec son passé.

  • Les idéologies agonisent, l'imaginaire - qui fut leur aliment divin - s'est tari et les hérauts de l'idéal sont fatigués. Mais cette fin de cycle est-elle un retour en arrière, à l'avant-68, au temps des silences et au poids des choses ? Quittant la scène où l'on brûle à petit feu et à grandes flammes les rêves d'une décennie, Mouléman Marlopré est allé flâner aux quatre coins de l'hexagone, avec une seule question : « Et pour vous..., la société idéale, ce serait quoi ?... », juste pour réamorcer la pompe de la parole. Un auteur, qui n'arrête pas de revenir lui-même d'une Histoire, se retrouve éparpillé dans une foule d'énoncés incodifiables, en marge des autocritiques sans faille comme de la sociologie chiffrée. Un voyage où les chuchotements qui se sont levés sur ses pas rencontrent l'éclat de ses souvenirs ou la froideur de ses déceptions. Où l'on découvre quelques-unes des figures inattendues sous lesquelles les images de l'idéal d'après 68 ont été saisies, digérées, intégrées jusqu'à devenir des évidences... mais pas toujours les mêmes pour tout le monde. Où l'on voit comment l'Idéal a perdu de son piment et de son mystère, comment par procuration les médias ont fait vivre à tout le monde le voyage de l'écologie à l'austérité, de l'autogestion à l'autocensure, des communautés aux sectes et des rapports libérés à l'ennui. Tout le monde est plus ou moins « dans le coup » mais plus personne n'« y » croit. Tout autour de l'autoroute Révolution-Désillusion se dessine un paysage de consciences mélangées, où chacun habille ses rêves au marché aux puces, attife son idéal comme Arlequin avec des secrets de Polichinelle.

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