• Les années 50 ! Les écoles de filles dirigées par les religieuses, les «petits Chinois» que l'on «achète», les interdictions, les tabous, les secrets... C'est toute l'atmosphère de ces établissements publics qui prend vie à travers les yeux de Jocelyne, une jeune élève qui fréquente l'école Sainte-Véronique sur le plateau Mont-Royal où son père, concierge, habite au rez-de-chaussée, avec sa famille, un modeste logement de fonction.

    Être «fille de concierge» comporte, bien sûr, des avantages, mais aussi son lot d'inconvénients...

  • Née aux Cèdres, un petit village à l'ouest de Montréal, Léa Bertrand voit très tôt ses projets contrecarrés par la volonté de son père, puis par la rigidité de l'Église qui refuse de la relever d'un serment. Dès lors, sa vie ne semble plus lui appartenir.
    Le parcours de Romuald et de Rodolphe est tout aussi étonnant, de l'orphelinat d'Huberdeau, dans les Laurentides, à leur arrivée à Montréal où Romuald se trouvera un travail permettant aux deux frères de vivre décemment. Quant à Roger et à Juliette, ils apprendront avec consternation qu'ils ne sont pas qui ils croyaient être.
    Comment ces destins atypiques sont-ils reliés les uns aux autres ? Micheline Tremblay nous l'apprendra dans ce singulier roman qui rappelle les tabous et les travers d'une époque pas si lointaine.

    Cette fascinante saga, à saveur historique, nous fait revivre le Montréal du début du XXe siècle avec ses grands bouleversements, tels le passage de la campagne à la ville, l'arrivée de la « fée électricité » et l'apparition du cinématographe.

  • Harry Bernard (1898-1980) a été, pendant plusieurs décennies, une figure importante du milieu littéraire québécois. Rédacteur en chef pendant 47 ans du Courrier de Saint-Hyacinthe, il a touché à presque tous les genres littéraires : poésie, nouvelles, contes, romans, essais, critiques, récits de voyages, sans compter ses innombrables articles journalistiques.
    Après s'être penchés sur sa correspondance avec Alfred DesRochers puis avec Simone Routier, Guy Gaudreau et Micheline Tremblay se sont intéressés à l'un de ses derniers romans, Une autre année sera meilleure, publié seulement sous forme de feuilleton dans le Photo-Journal (de février à juin 1952). Soixante ans plus tard, ils tentent, d'une certaine façon, de réhabiliter cet ouvrage. Soulignant la description précise et détaillée que Bernard y fait de la région de la Haute-Mauricie, ils y voient un documentaire très riche sur l'industrie de l'exploitation forestière, à une période charnière de son histoire, avec, en prime, un héros bien de son époque.

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