• Ils ont entre 15 et 25 ans et ils ont grandi avec internet. Ils participent massivement aux réseaux sociaux et le web a révolutionné leur façon de regarder le monde et de sy projeter. Émergence dune « identité numérique expressive », conversation en continu, productions artistiques amateurs, culture lol, raids de hackers, actions protestataires, attachement à une économie du gratuit : se dessinent ainsi de nouveaux profils psychologiques, une façon inédite de vivre ensemble et de sorganiser, un mode de consommation dont le modèle économique reste à créer. Mais, face à une innovation technologique dune telle ampleur et aux transformations sociales quelle génère, ne peut-on dores et déjà parler de rupture anthropologique ?

  • La Californie, où sont nés Internet et les technologies qui ont bouleversé notre monde, est au coeur de l'économie mondiale. Elle est aussi le lieu où s'inventent un nouveau modèle de société et un autre imaginaire politique. Fondée sur la collaboration et le partage, valorisant l'innovation, l'entrepreneuriat et l'association, cette société nouvelle offre au reste de la planète l'image d'un avenir possible. Monique Dagnaud invite dans ce livre à examiner de plus près ce défi lancé par la Californie, et à mesurer aussi ce que cet esprit collaboratif peut apporter de neuf à notre pays. Une analyse du phénomène californien, jamais encore menée en France. Monique Dagnaud est directrice de recherche au CNRS, à l'Institut Marcel- Mauss (CNRS-EHESS). Spécialiste des médias et de la jeunesse, elle a publié de nombreux livres, dont L'État et les Médias. Fin de partie et, plus récemment, Génération Y. Les jeunes et les réseaux sociaux. Elle est coéditrice de la revue en ligne Telos-eu. 

  • Traditionnellement, la fête était un temps de compensation et de respiration dans une vie de travail et d'activités diverses. Pour une partie croissante de la jeunesse actuelle, elle désigne tout autre chose : un état durable, un mode de vie où se joue moins une compensation qu'un oubli du monde. Les noms qui lui sont associés – la " déjante ", la " défonce ", etc. – traduisent par ailleurs une recherche d'expériences extrêmes et de mise en danger de soi. Des conduites à risques qui peuvent avoir des issues dramatiques. Fondé sur une vaste enquête de terrain, ce texte décrit et interprète un phénomène émergeant où résident quelques-uns des symptômes les plus préoccupants du désordre des générations.
    Monique Dagnaud est sociologue, spécialiste des médias. Directrice de recherche au CNRS, elle enseigne à Sciences-Po et à l'EHESS. Elle a notamment publié Les Artisans de l'imaginaire. Comment la télévision fabrique la culture de masse (Armand Colin, 2006), Enfants, consommation et publicité télévisée (La Documentation française, 2005) et L'Etat et les médias. Fin de partie (Odile Jacob, 2000).

  • Vingt millions de fidèles chaque soir, en France. Plus de deux millions de téléspectateurs pour le moindre téléfilm. Plus de trois heures par personne et par jour : la télévision façonne largement notre univers mental. Elle colonise notre temps libre, « télémorphose » nos vies, et nourrit notre imaginaire, véhiculant une « culture de masse » qui nous imprègne tous, même ceux qui s'en défendent et la critiquent.
    Face à cet état de fait, rien de plus surprenant, et de plus limitant pour le débat que notre ignorance de la réalité sociologique et des finalités de ceux qui « fabriquent » cette culture spécifique dans sa variante française.
    Nous sommes ici loin de la puissante et riche industrie américaine du spectacle. Derrière nos quelques grands groupes télévisuels se cache un milieu restreint, fonctionnant dans une logique de réseaux et de connivence, modelé par l'intervention de l'État sous la bannière de l'« exception culturelle » : celui des producteurs de télévision et des petites entreprises qu'ils dirigent.
    Fruit de la première grande enquête jamais réalisée auprès des producteurs de télévision et d'une parfaite connaissance de ce milieu, cet ouvrage soulève le couvercle. Sans parti pris polémique, avec un regard sociologique parfois amusé, mais toujours rigoureux, il nous permet d'appréhender les modalités de l'intervention, sur notre vie démocratique, de ces industries de l'imaginaire qui se rêvent critiques et sont passées championnes dans l'art de renvoyer au public une vision « enchantée » et positive de la collectivité nationale.Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche au CNRS, enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a été membre du CSA de 1991 à 1999.

  • Quinze ans après la fin du monopole public sur la télévision, après tant de bouleversements technologiques et industriels, comment gère-t-on une activité qui est considérée comme un domaine de souveraineté nationale, mais s'inscrit sans cesse davantage dans l'économie globale ? Sociologue, Monique Dagnaud a été intégrée aux milieux dirigeants des médias. De cette observation privilégiée, elle tire aujourd'hui une analyse vivante et fine des mécanismes qui président aux prises de décision, des enjeux politiques et économiques. Elle s'interroge aussi sur certaines questions cruciales aujourd'hui : faut-il réguler la vidéosphère ? Faut-il militer pour la diversité culturelle des programmes ? Y a-t-il un modèle français en matière de régulation des médias, et pour combien de temps encore ? Monique Dagnaud est directrice de recherche au CNRS et chargée de cours à l'IEP Paris. De 1991 à 1999, elle a été membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel.

  • Et si la principale fracture au sein de nos sociétés n'opposait pas le 1 % des superriches aux 99 % restants, mais les 20 % des surdiplômés à tous les autres ? Environ un jeune sur cinq sort du système scolaire avec un master ou un diplôme de « grande école ». Faire partie de ces 20 % est aujourd'hui la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière : le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, celui des influenceurs culturels. S'appuyant sur une enquête de terrain, de nombreux entretiens auprès de jeunes actifs (25-39 ans) insérés dans le monde de l'innovation et un sondage exclusif, Monique Dagnaud et Jean-Laurent Cassely dressent le portrait de ces premiers de la classe et montrent que, loin de former un groupe homogène, ils se partagent entre tentation du pouvoir, confort et contestation du système. Alors que les 20 % se détachent du reste de la société, leurs prétentions à proposer un modèle de vie et à fixer un cap politique résisteront-elles à l'entre-soi social qui les caractérise ? Le changement peut-il avoir lieu sans le peuple ? Monique Dagnaud est sociologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la jeunesse et du monde numérique, auteur de nombreux livres dont Le Modèle californien (Odile Jacob, 2016). Jean-Laurent Cassely est journaliste et essayiste (Slate. fr, L'Express). Il est spécialiste des questions territoriales, de consommation et de modes de vie. 

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