• L'ayatollah Kanuni? Un juge tout puissant qui conduit depuis vingt-cinq ans la répression des opposants en Iran. Tous souhaitent sa mort: Moudjahedin du peuple, anciens Fedayin et autres adversaires du régime. Mais le jour où celle-ci survient mieux vaut ne pas se trouver sur les lieux du crime. C'est pourtant ce qui arrive à Narek Djamshid, de retour dans son pays natal quelques semaines avant les élections présidentielles de 2005. Pris malgré lui dans cette affaire entre une féministe islamique et un opposant laïque membre de la jet set, il a l'impression de passer à côté des raisons du meurtre et de cette société hermétique. Et ce n'est pas sa grand-mère arménienne, occupée par ses petits plats et ses feuilletons télévisés, qui peut l'aider à comprendre. Pas plus que les compagnons de lutte de ses parents, étrangement évasifs sur le passé...

  • Interdit de montrer ses cheveux. Interdit de s'habiller sans respecter l'uniforme islamique. Et interdit de chanter en public. Les ayatollahs ne manquent pas d'idées quand il s'agit d'entraver la liberté des femmes. Pourtant, lorsque la grande chanteuse Roxana revient dans la ville de son enfance, après un long exil aux États-Unis, certains de ses airs résonnent encore dans les taxis d'Ispahan. Son projet? Donner un concert dans lequel se produiront d'autres femmes. Un projet qui ne verra jamais le jour car Roxana sera définitivement réduite au silence. Et elle ne sera pas la seule à subir ce sort... C'est justement à ce moment-là que Narek, un jeune journaliste franco-iranien venu prendre le pouls de la révolte de 2009, rejoint la ville. Cette enquête lui permettra encore une fois de découvrir une facette insoupçonnée de la réalité iranienne.

  • Un prestidigitateur iranien, le mage Farzadi, est assassiné dans un grand hôtel au bord du lac Léman. Il a, peu avant sa mort, reçu dans sa chambre un mystérieux journaliste persan ainsi qu'une jeune Irano-Américaine aux très érotiques cuissardes...Farzadi a-t-il été victime de dissensions internes au régime islamique ? Ou bien a-t-il été liquidé par la CIA ?L'enquête est confiée à la DGSE et Florence Nakash, persuadée qu'une partie de la réponse se trouve dans un traité d'alchimie, aura besoin de l'aide d'un vieil ami nommé Parviz. De Paris, il lui faudra aller jusqu'à Téhéran pour démêler le vrai du faux et retracer le parcours de cet étonnant mage aux multiples existences.Une enquête rondement menée, efficace et subtile.Naïri Nahapétian est née en 1970 dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu'elle a quittée après la révolution islamique. Journaliste, elle a depuis fait de nombreux reportages en Iran. Elle a notamment publié, chez le même éditeur, le point de départ de cette série : Un agent nommé Parviz.

  • Parviz est un être mystérieux. Les Iraniens le disent mort ; lui se plaît à raconter les circonstances dans lesquelles des hommes aux ordres de Khomeyni l'ont assassiné. Il travaillait alors pour la CIA, mais vend désormais son savoir-faire aux services secrets français. C'est ainsi que Kiana se retrouve à écouter sa confession dans un pavillon impersonnel de banlieue parisienne : il semblerait que son mari, Nasser, un scientifique iranien, ait des choses à cacher. Peu après, Florence Nakash, jeune recrue de la DGSE, est chargée d'une nouvelle enquête : son ami Parviz, celui-là même que l'on disait mort en 1979, a disparu...Un roman subtil et efficace qui nous entraîne au coeur des secrets nucléaires iraniens et des manipulations des services secrets occidentaux pour ralentir l'avènement d'une «

  • Romina Wagner a toujours fait l'objet de rumeurs plus ou moins farfelues. Aussi, quand elle évoque auprès de son psychanalyste une drôle d'ambiance sur son lieu de ­travail, celui-ci n'y prête que peu d'attention. « Qui ­pourrait en vouloir à cette belle femme d'origine roumaine, ­ingénieure au sein de Microreva, une entreprise de haute techno­logie ? » se dit Moïni, un Iranien qui pratique des thérapies alternatives pour la clientèle huppée du quartier de la Butte-aux-Cailles, à Paris. Jusqu'à ce que l'étrange Parviz lui dérobe le dossier de sa patiente. Romina, bientôt accusée d'espionnage industriel pour le compte de puissances étrangères, plonge dans un cauchemar ­paranoïaque et ne peut plus faire confiance à personne, et surtout pas à son mari...
    /> C'est Florence Nakash, de la DGSE, qui a pour mission de tirer cette affaire au clair.

    Naïri Nahapétian est née dans une famille arménienne à Téhéran, ville qu'elle a quittée après la révo­lution isla­mique. Journaliste, elle est égale­ment ­l'auteure de plusieurs romans.

  • Morte et enterrée, la classe ouvrière ? Non ! Et même en renouvellement. De nombreux jeunes sont embauchés dans l'industrie chaque année. Mais ils ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs. Ils ont un niveau de qualification plus élevé, mais sont aussi peu syndiqués, peu politisés, et n'ont plus ce sentiment de classe - voire cette fierté - qu'affichaient leurs aînés. Frappés par la précarité, ils ne constituent plus une force. On les rencontre aux chaînes de montage, mais aussi dans la restauration collective, soumis à de nouvelles cadences infernales. En même temps, leurs conditions de travail se rapprochent de celles des employés : vont-ils constituer avec les plus précaires d'entre eux une nouvelle " classe sociale " ? Naïri Nahapétian est allée à la rencontre de ces jeunes ouvriers - et quelques ouvrières - dans les usines et les lycées professionnels. Elle a écouté leurs témoignages et le récit de leur parcours familial et scolaire. Leurs paroles nourrissent son enquête et dessinent le portrait d'une nouvelle population laborieuse.

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