• Grizzly Nouv.

    Grizzly

    Nan Aurousseau

    Après des années de galère, Dan et Jon, deux vieux potes, ont décidé de s'associer. Depuis trois ans, leur camp installé en haute altitude dans les Rocheuses propose aux touristes un lieu exceptionnel et sauvage. Là, trek, randonnée, pêche, safari photos sont au programme.
    Un client riche et inconscient a décidé, malgré une tempête de neige qui se prépare, de prendre des photos d'un énorme grizzly qui rôde dans le coin. A reculons, Dan part avec lui à la recherche de l'ours. Le client, malgré les injonctions de Dan, s'approche trop près de l'animal et se fait tuer.
    La tempête se déchaîne et Dan se retrouve avec un cadavre sur les bras. Un mécanisme étrange s'enclenche dans son cerveau : il faut absolument se débarrasser du corps pour avoir la paix. Alors que le scénario qu'il échafaude est parfait, Dan, à la dernière minute, ne résiste pas à voler la montre du mort. Un objet de luxe qui le fascine.
    A partir de là, les emmerdes vont s'accumuler...
    Nan Aurousseau a passé son enfance dans le XXe à Paris. A 18 ans, il est condamné à 6 ans de prison pour braquage. En 2005, paraît Bleu de chauffe (Stock) - roman où il raconte sa vie. Il publie désormais chez Buchet/Chastel.

  • « Un loup dans la jungle, voilà ce que je suis. Un inadapté, un solitaire avec la rage au ventre parce qu'on m'a toujours méprisé. Une gueule un peu en biais, c'est vrai, une carcasse d'oiseau de proie qu'a rien croûté depuis six mois, et alors ? Je suis né dans la mort pour résumer. » À Fresnes où il fait un séjour pour vol avec ruse, François partage sa cellule avec Medhi, un cador du grand banditisme. Ce Mehdi, c'est du méga lourd. D'ailleurs, il ignore superbement François qui, de son côté, joue les serviteurs zélés. Au fil des semaines, les intentions de François vont se révéler... Observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, dans ce nouveau roman, dresse le portrait fascinant d'un meurtrier hors du commun. Humour noir garanti. Nan Aurousseau a passé son enfance dans le XXe à Paris. A 18 ans, il est condamné à 6 ans de prison pour braquage. En 2005, il publie Bleu de chauffe - roman où il raconte sa vie. Des coccinelles dans des noyaux de cerise est son premier roman chez Buchet/Chastel.

  • Quartier charogne

    Nan Aurousseau

    • Stock
    • 31 Octobre 2012

    « Est-ce que notre enfance est importante pour quelqu´un d´autre que nous-même ? C´est la question que je me suis posée avant d´écrire les premières lignes de Quartier charogne. Pourtant, une fois la première phrase jetée, le reste a suivi. Je ne voulais surtout pas faire un livre sur toute ma vie d´un coup, c´est pour ça que j´ai choisi la tranche de six à quinze ans, de notre arrivée rue des Maraîchers dans le XXe, le quartier Charonne, jusqu´à notre expulsion un matin de juin, quand ils nous ont jetés sur le trottoir, ma mère et nous, les cinq gosses, sans nulle part où aller. J´ai essayé d´être le plus franc possible, ça n´a pas été toujours facile, il y a des choses qu´on préférerait garder secrètes, d´autres qu´on aurait tendance à romancer, on est tenté de faire des petits arrangements avec sa mémoire. J´ai vraiment tout fait pour être au plus près de ce qui s´est passé pendant ces neuf années. » N. A.Et c´est bien comme ça qu´il l´a écrit, ce livre, Aurousseau. Le parler brut et sans fioritures de l´ancien taulard fait revivre le gamin en culottes courtes dans le Paris populaire des années 1950. Tout y est, les couleurs, les senteurs, les marchands de quatre saisons, les petits bals et l´accordéon, les fêtes foraines, les bars et les poivrots, les voyous et les bastons. Quartier charogne est le récit d´une enfance marquée par l´amour d´une mère courage, l´alcool et la violence d´un père raté mais pardonné, le basculement progressif dans la délinquance. Quand on referme le livre, on est un peu triste, on aurait voulu que ça dure encore. On a ri (le braquage de la libraire de la place de la Réunion est un morceau d´anthologie), on a pleuré, et, surtout, on s´est attaché. C´est qu´on n´est pas près de les oublier, le grand Serge, la grosse Josée, le copain Jo, Jacky le Bordelais, Marco, Schtoro, Jojo Lezard et les autres...

  • Les amochés

    Nan Aurousseau

    Après une vie de bâton de chaise et de nombreuses errances, Abdel Ramdankétif se retire dans le village de montagne où ses parents étaient venus vivre quand ils étaient arrivés en France. Tout a bien changé en quelques décennies : ses parents sont morts, et le village est quasi abandonné...
    Seuls, Jacky et Monette, un couple de voisins, survivent à la manière de vieux sages. Abdel s'est installé là, loin des hommes et de la modernité dont il se contrefout. À la fête annuelle du village, il a même rencontré Chris, une psychiatre de la ville la plus proche. Leur histoire d'amour a duré trois mois.
    Peu après la rupture qui a mis notre homme k.o., un évènement surnaturel se produit qui va conduire Abdel Ramdankétif au bord de la folie et le mêler aux histoires gratinées d'une étrange famille.
    Observateur attentif du genre humain, Nan Aurousseau, dans ce nouveau roman noir, explore, avec un regard non dénué d'humour, une certaine province française - avec ses pauvretés et ses amochés
    Nan Aurousseau a passé son enfance dans le XXe à Paris. À 18 ans, il est condamné à 6 ans de prison pour braquage. En 2005, paraît Bleu de chauffe (Stock) - roman où il raconte sa vie. Il publie désormais chez Buchet/Chastel.

  • Bleu de chauffe

    Nan Aurousseau

    • Stock
    • 2 Novembre 2005

    Cela ressemble à une histoire vraie. Ça tombe bien, c'est une histoire vraie. Enfin, à peu près, puisqu'il s'agit d'un roman, le premier roman de Nan Aurousseau, plombier, chauffagiste, maçon, ferronnier, scénariste et auteur de films. « Douze métiers, treize misères », disait le grand Céline. Après avoir raconté de vive voix à ses amis autour d'une table ses aventures dans le bâtiment, Nan Aurousseau a décidé, un beau jour de chômage, de les coucher sur le papier. Dans une langue qui est la sienne, drue et bouillante à la fois, notre OHQ (ouvrier hautement qualifié) n'épargne personne. Espérons que Dolto, son patron, ne se procure jamais les pages de ce livre, ni Dujardin, ni Louise, commis dans la même entreprise, ni tous les autres qui gravitent autour de lui, architectes, man½uvres, intérimaires. Un jour, Nan Aurousseau a peut-être eu de la chance quand il est allé réparer, par hasard, deux radiateurs chez Jean-Patrick Manchette. Ce matin-là, Manchette lui révèle un secret de fabrication : « Si d'aventure vous voulez écrire, inspirez-vous des vaches : il faut mâcher longuement pour faire du bon lait. » Nan Aurousseau a suivi à la lettre le conseil de l'écrivain, n'oubliant pas au passage d'adopter les règles du polar auquel son premier roman finit par s'apparenter. Écrit et porté par une énergie spectaculaire, Bleu de chauffe ne ressemble décidément à aucun roman du paysage littéraire français.

  • Le ciel sur la tête

    Nan Aurousseau

    • Stock
    • 7 Janvier 2009

    la prison dtry, jour du printemps, cest la mutinerie chez les jeunes
    dtenus de lunit 221. Au dbut, il sagit juste de demander deux heures de
    promenade, en refusant de rintgrer les cellules. Mais les vnements
    dgnrent. Et a fait mal. Policiers lhosto, surveillants enrags. La
    mutinerie est mate par les groupes dintervention, et les meneurs envoys au
    quartier disciplinaire des adultes. Se retrouvent alors en cellule isole : un
    jeune braqueur dtermin, mais non dpourvu didalisme ; une graine de mafia
    capable de tuer avec un stylo ; un tudiant apeur, qui na rien faire l ;
    un dangereux illumin, chapp du quartier de haute scurit. Face eux : un
    sous-directeur un peu dpass, obnubil par une vengeance personnelle, un
    surveillant-chef proche de la retraite et des ducateurs sans moyens.

    L o rgne la loi du plus fort, beaucoup tentent de sauver leur peau. Comme
    partout ailleurs.

    Le ciel sur la tte est un roman noir, qui nous plonge avec violence et crudit
    dans lunivers carcral. travers une description saisissante de la prison, il
    pointe les checs du pouvoir politique, le manque de moyens des ducateurs, le
    problme des jeunes en prison. pre, sans concessions, cest un livre
    profondment humain.


  • La ballade du mauvais garçon

    Nan Aurousseau

    • Stock
    • 17 Septembre 2014

    « J´étais sorti de prison depuis cinq ans. J´avais déjà quatre livres publiés et je venais de terminer mon premier courtmétrage, tourné avec l´équipe de La Bande du Rex, dont j´avais coécrit le scénario. J´avais vachement souffert parce qu´on était tenus pour la rédaction des séquences à un cahier des charges qui ne me plaisait pas du tout, mais bon, mon fils venait de naître, j´avais besoin de fric, alors j´avais signé. Pendant les préparations du film, le producteur, qui nous avait invités à manger chez lui, s´est fait cambrioler. "Ça serait pas Nan ?" qu´il a demandé. Encore une fois mon passé me poursuivait. J´ai haussé les épaules et j´ai continué ma route. » Nan Aurousseau poursuit la narration de ses souvenirs entamée avec Quartier charogne. Dans ce récit où la gravité et l´émotion côtoient le comique et le burlesque, on retrouve le monde de la prison, de la démerde, mais on croise aussi François Truffaut, on dîne avec Claude Berri, on boit du Ricard avec Gainsbourg, dans cette autre vie d´Aurousseau, moins connue que celles du taulard et de l´écrivain, celle d´un cinéaste atypique et déterminé.

  • La bande du Rex a traîné tout l'après-midi à moto. Elle s'est avalé de la borne sans débander, d'un point à l'autre du désert, un seul animal d'acier et de cuir, un fugitif pris au piège du cercle infernal, et prêt à démolir n'importe qui s'en prendra à la longueur de ses cheveux, à la coupe de ses sapes ou au relief agressif de son sexe dans son jean's, prêt à démolir n'importe qui n'importe quand, prêt à foutre le feu au château de cartes sur un simple signe du destin. Mais, en cet après-midi, le destin restait muet. Le soleil tapait. Les femmes dans les foyers étaient près de leurs hommes, et les chiens aussi. Les voitures étaient au parking, et les joueurs sur les stades sautaient en l'air en s'embrassant quand le ballon pénétrait entre les poteaux. Le rock avait tellement saigné, qu'il n'avait plus rien dans les veines, alors, en bas, sur les routes, la bande s'ennuyait à en crever. Les grands frères étaient en prison avec, dans la tête, des rêves éternels de fortune et puis, soudain, Petit Jeannot fit signe aux autres d'arrêter les moteurs. Au loin, un individu anonyme flottait dans son costume.

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