• Nicolas Crousse assemble ici les pièces éparpillées du puzzle de son enfance.

    Au fil des pages, il convoque ses souvenirs d'enfant rêveur et solitaire, hypnotisé par les oeuvres de Marc Chagall, et s'interroge sur ses relations familiales. Notamment celle qu'il entretient avec son père, poète égaré, voyageur, souvent absent.
    À travers cette quête identitaire, l'écrivain interroge la notion de paternité, d'abord en tant que fils, puis dans son rôle de père. Par l'écriture, il parvient à se détacher progressivement de la figure paternelle pour retrouver sa propre identité.
    Retour en pays natal est l'histoire d'une enfance portée par l'amour et le respect d'un fils pour son père.

  • Ils s'appellent Ferrat, Montand, Barbara, Brel, Reggiani, Aznavour, Ferré, Gainsbourg, Gréco...
    Rien ne les rassemble, sinon la musique. Une formidable envie de chanter. Et la nécessité de s'épancher dans des cabarets de fortune, qui, dès la Libération, sortent de terre comme des champignons. Ils se croisent alors. Apprennent à se connaître. S'aiment, se fâchent, mesurent leurs talents. Et ne caressent qu'un rêve : faire entendre leur voix.
    Ils ne sont pas à la mode. Ne font ni dans la chanson de crooner, ni dans les numéros de distraction. Non : ils racontent le mal de vivre. Chantent, les poètes maudits. Fraient avec l'existentialisme. Libèrent les moeurs. Se mêlent de politique. Surtout, ont de drôles de gueules. Tout en leur défaveur ! Et pourtant, ce sont les mêmes qui vont devenir beaux, puissants de charisme, atteints par le panache. Ovationnés par des salles debout. Et bientôt intronisés de leur vivant « monstres sacrés ».
    Les Magnifiques livre le portrait de cette authentique famille, artistique autant qu'humaine.

empty