• Le faible peuplement blanc avant 1763 au nord du Nouveau-Brunswick explique le peu d'intérêt qu'ont démontré jusqu'à aujourd'hui les historiens pour cette région. Nicolas Landry montre, au contraire, qu'elle est très fréquentée à la fois par les Micmacs, qui la parcourent selon leur cycle saisonnier de subsistance alimentaire, mais également par des exploitants euro-canadiens et des missionnaires qui tentent d'évangéliser les Amérindiens et de les garder dans le giron des alliances françaises contre l'envahisseur britannique.
    Le territoire de cette portion du Nouveau-Brunswick actuel devient, durant la guerre de Sept Ans (1756-1763), un avant-poste primordial pour la défense de la Nouvelle-France et un refuge pour des milliers d'Acadiens fuyant la déportation de 1755. Au milieu du XIXe siècle, les Micmacs sont toujours aussi attachés à la France, même bien des années après le traité de Paris de 1763. Ils continuent de réclamer la présence missionnaire française.
    Nicolas Landry détient une maîtrise en histoire de l'Université de Moncton, où il enseigne depuis 1990, ainsi qu'un doctorat en histoire de l'Université Laval. Il a publié plusieurs livres et articles portant principalement sur l'histoire des francophones du Canada atlantique depuis le XVIIe siècle, dont Éléments d'histoire des pêches, Histoire de l'Acadie et Plaisance, tous parus au Septentrion.

  • Infatigable travailleuse, organisatrice et négociatrice chevronnée, pédagogue d'une grande modernité, Marie-Esther Robichaud a oeuvré à la professionnalisation de l'enseignement et a favorisé, par ses méthodes et son mentorat, le développement de nombreuses carrières dans le domaine. Dans cet ouvrage, Nicolas Landry retrace le parcours de Marie-Esther Robichaud et met au jour sa contribution inestimable à l'avancement de l'éducation en français en Acadie.

    L'examen minutieux de la correspondance que Marie-Esther Robichaud a entretenue avec plusieurs enseignant-e-s et administrateurs, de même que l'étude de ses rapports d'inspection des écoles révèlent ses vues sur le recrutement et la formation des maîtres, la langue d'enseignement, l'absentéisme des élèves, la discipline ou encore les conditions matérielles d'enseignement. Surtout, ces documents d'archives donnent à connaître une femme d'avant-garde dans un milieu et à une époque où le pouvoir décisionnel est encore détenu par les hommes.

    La biographie professionnelle de cette pionnière ouvre une fenêtre sur les défis vécus par les enseignant-e-s francophones du comté de Gloucester, dans la Péninsule acadienne, et plus largement sur les enjeux de l'éducation en Acadie entre 1929 et 1965.

  • Lauréat du Prix France-Acadie Cette nouvelle édition de l'Histoire de l'Acadie confirme son statut de synthèse incontournable sur le sujet. Nicolas Landry et Nicole Lang jettent un nouveau regard sur l'histoire de l'Acadie des Maritimes, de la première tentative de colonisation à aujourd'hui. Ils revisitent les défis posés à ses habitants durant plus de quatre siècles d'histoire en intégrant les études à la fois nouvelles et traditionnelles. L'importance des expériences particulières, que ce soit celles des femmes, des Amérindiens, des gens ordinaires ou celle des élites, est enfin mise de l'avant.
    Nicolas Landry oeuvre au campus de Shippagan de l'Université de Moncton depuis 1991, où il enseigne l'histoire. Il détient un doctorat en histoire de l'Université Laval. Il a publié plusieurs livres et articles portant principalement sur l'histoire des francophones du Canada atlantique depuis le xviie siècle. Il a fait paraître plusieurs ouvrages aux éditions du Septentrion.
    Détentrice d'un doctorat de l'Université de Montréal, Nicole Lang est professeure d'histoire acadienne et canadienne au campus d'Edmundston de l'Université de Moncton depuis plus de vingt ans. Ses plus récents travaux portent sur l'histoire du travail en Acadie. Elle s'intéresse également aux lieux de mémoire qui rendent hommage aux Acadiens et aux Acadiennes du Canada atlantique.

  • Caraquet, l´une des trois plus anciennes paroisses acadiennes du Nouveau-Brunswick, fait partie de cette nouvelle Acadie qui surgit au lendemain de la Déportation lorsque les rescapés de 1755 s´établissent un peu partout dans les provinces maritimes, au Québec et en Louisiane. Cet ouvrage, qui puise dans les travaux de nombreux historiens acadiens, ne prétend pas être une synthèse historique de Caraquet de 1760 à 1860, mais plutôt une série d´études thématiques de sa population francophone à l'ère où elle se dotait d'institutions religieuses, éducationnelles, politiques et économiques. Les paramètres, l´approche et les sources de ces études sont applicables à d´autres régions côtières de l´est du Canada à la même époque.

    Les six chapitres de cet ouvrage dressent un portrait de la communauté en abordant des constituantes incontournables de son histoire. Ils s'intéressent à l'occupation du territoire et aux tendances dans le comportement démographique; à la structure économique de la région et plus particulièrement à celle de la pêche alors que les pêcheurs étaient subordonnés au système de crédit jersiais avant la Confédération de 1867; à l´Église missionnaire et à l´éducation. Grâce à la collaboration du Musée acadien de Caraquet, des photos permettent d'effectuer une convergence entre l´histoire fondamentale et l´histoire appliquée, surtout matérielle.

  • Depuis les origines coloniales, et même avant avec les pêcheurs basques au XVIe siècle, l´industrie de la pêche représente un élément essentiel de la société qui prend place le long des rives du Nouveau-Brunswick. L´ouvrage cherche à mieux faire connaître l´industrie de la pêche du début du XXe siècle dans la Péninsule acadienne du Nouveau-Brunswick et l´évolution du rôle des pêcheurs acadiens participant aux activités de pêche dans la région. L´évolution des débarquements, des embarcations, de la main-d´oeuvre, des prises, des marchés, de la diversification des espèces exploitées et de la réglementation sont autant de thèmes qui sont abordés ici. À compter des années 1890, on observe des changements majeurs en ce qui concerne la participation acadienne à l´exploitation des ressources. Les Acadiens passent ainsi peu à peu de simples fournisseurs de matière première à exploitants. Autrement dit, on constate l´émergence d´un bon nombre de petits acheteurs-revendeurs acadiens qui travaillent à leur propre compte ou pour des acheteurs de l´extérieur. C´est de cette manière que, progressivement, l´hégémonie des compagnies anglo-normandes est remise en question et qu´elle s´effrite rapidement durant la première moitié du XXe siècle.

  • Avant même toute tentative d'exploration de l'Amérique, les grands bancs de poissons au large de Terre-Neuve attisaient déjà la convoitise des pêcheurs européens.
    La France caressait le projet d'établir un poste permanent sur les côtes de Terre-Neuve afin d'y installer ses sécheries de poissons et de protéger ses navires. C'est à Plaisance que Louis XIV décidera de fonder une colonie permanente en 1655, qui passera rapidement sous la direction du ministère de la Marine.
    À tour de rôle, pendant près de 60 ans, les gouverneurs, officiers de la garnison et visiteurs qui s'y succèdent multiplient les tentatives visant à améliorer la colonie et le sort de ses habitants, oscillant entre vision mercantile et désir de peuplement.
    La perte de Plaisance à la suite de la signature du traité d'Utrecht en 1713 resserrera d'un cran l'étau autour de la Nouvelle-France.

    Nicolas Landry détient une maîtrise en histoire de l'Université de Moncton et un doctorat en histoire de l'Université Laval. Après avoir occupé des fonctions d'archiviste à l'Université Sainte-Anne et aux Archives nationales à Ottawa, il devient doyen des études puis professeur d'histoire au campus de Shippagan de l'Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick. Ses travaux portent essentiellement sur l'histoire des pêches chez les francophones de l'est du Canada du XVIIe au XIXe siècle.

  • À l´aube du 400e anniversaire de l´Acadie, cet ouvrage se propose de jeter un nouveau regard sur l´histoire de cette communauté francophone des Maritimes de la première tentative de colonisation à aujourd´hui. Il met en lumière les défis posés aux Acadiens et aux Acadiennes durant ces quatre siècles d´histoire en intégrant les études à la fois nouvelles et traditionnelles s´intéressant à l´Acadie.Les auteurs ont voulu mettre au jour l´importance des expériences particulières, que ce soit celles des femmes, des Amérindiens, des gens ordinaires ou encore celles des élites. Ils ont aussi voulu démontrer que la notion de territoire, plus spécifiquement son occupation, est très importante pour bien saisir les mouvements marquant l´histoire des Acadiens et Acadiennes de l´Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

  • Ce numéro de printemps porte sur un sujet fascinant et pittoresque : la toponymie, livre ouvert sur la petite et la grande histoire d'une région. Les noms des villages, des lacs, des rivières, des routes et des rangs forment une toponymie unique qui permet de parcourir l'âme et la tradition orale de la Gaspésie. Magazine Gaspésie se propose de lever le voile sur l'origine de toutes ces appellations qu'elle soit amérindienne, particulièrement mi'gmaq, française ou britannique. Certaines dénominations sont plutôt baroques : à vous de découvrir ce qui se cache derrière la « craque-à-Madame-Chauvin »! Quelles sont les originalités de la toponymie gaspésienne par rapport au reste du Québec? Que dit-elle sur la mémoire collective particulière de la région? Au-delà des noms officiels existent également une pléthore d'expressions locales que le rédacteur Jean-Marie Fallu et plusieurs autres auteurs se plaisent à lister et à décrypter. Douze articles composent ce grand dossier.

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