• Figure de proue de la lutte contre les fondamentalistes, le commandant Massoud a été assassiné lors d'une opération-suicide en Afghanistan l'avant-veille des attentats du 11 septembre 2001.

    Qui était véritablement le célèbre combattant ? Un simple résistant ? Un seigneur de la paix ? Un militant des droits humains dans un Orient ravagé par le fanatisme ? Un poète féru de vers persans et français perdu dans la guerre ? Vingt ans après sa mort, l'écrivain voyageur et grand reporter Olivier Weber, qui l'avait longuement rencontré et avait côtoyé ses partisans pendant une quinzaine d'années de voyages en Afghanistan, revient sur son message de paix et de concorde entre les peuples.

    Olivier Weber est écrivain-voyageur et grand reporter. Prix Joseph Kessel, Prix Albert Londres, Prix de l'Aventure, Prix du Livre Européen et Méditerranéen, il a côtoyé le commandant Massoud et a couvert de nombreux conflits qui lui inspireront des récits de voyage, des romans ou des essais, dont Le Faucon afghan (Robert Laffont, 2001), Le Grand Festin de l'Orient (Robert Laffont, 2004) et Frontières (Paulsen, 2016). Il a récemment publié, à l'Aube, Si je t'oublie Kurdistan.

  • Sur le Toit du monde à la fois ombrageux et accueillant, bâton de marche dans une main, carnet dans l'autre, Olivier Weber a peu à peu trouvé ce qu'il recherchait, l'isolement, le recueillement, la méditation, le souffle poétique de la vie sauvage, comme une échappatoire à la vitesse et à la modernité.C'était une vieille promesse. Confronté aux souvenirs des guerres que j'ai couvertes, j'ai voulu me rendre dans une contrée mythique et oubliée, le Mustang. Fermé aux étrangers jusqu'en 1992, ce petit royaume en Himalaya désormais rattaché au Népal est un " petit Tibet " à la culture protégée et sans la tutelle de la Chine.
    Avec deux amis, dont un aveugle, et trois Mustangais, dont un prince du Mustang, je me suis aventuré au-delà de l'Annapurna dans des vallées perdues, sur des montagnes isolées, dans des hameaux dépeuplés qui tutoient les cieux, dans des monastères en renaissance ou désertés. À chaque pas, le cheminement et le pèlerinage intérieur se révélaient plus importants que le sommet ; le vagabondage, davantage que la conquête.
    Au terme d'une longue expédition à plus de 4 000 m. d'altitude, dans cette nature démesurée, sur ce Toit du monde à la fois ombrageux et accueillant, bâton de marche dans une main, carnet dans l'autre, j'ai peu à peu trouvé ce que je recherchais, l'isolement, le recueillement, la méditation, le souffle poétique de la vie sauvage, comme une échappatoire à la vitesse et à la modernité. L'effacement du souvenir de la guerre, aussi, et de son syndrome post-traumatique, en cheminant surtout, et à la rencontre des Mustangais, bergers, nomades, moines, passagers du vent, ombres de la solitude.
    Dans le silence des grands espaces, après plusieurs semaines d'une marche souvent vertigineuse, cette quête de pureté et de la " montagne intègre " fut l'occasion de réflexions sur le temps, sur l'hyper-communication de nos sociétés, sur l'empathie et la compassion, loin du rythme effréné de nos quotidiens.
    Ce fut enfin le lieu d'étonnants échanges avec mes amis montagnards, dont celui qui ne voit plus, surnommé " l'aventurier aveugle ", qui a connu le Mustang lorsqu'il était encore voyant. Il m'a permis, lui aussi, de " voir autrement ".

  • A l'occasion des 40 ans de la disparition de Joseph Kessel, Olivier Weber livre son Dictionnaire amoureux du "Lion", ce voyageur révolté au faciès de baroudeur et au regard tendre ; un témoin parmi les hommes." Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d'une âme chavirée, mais qui demeure d'abord un coeur pur, où l'amitié des hommes compte autant que le goût du baroud. Plus que reporter au long cours, chantre de la grandeur humaine, il fut chroniqueur du monde, dans le fracas des guerres et le tourment des sentiments. Conteur des steppes, "Jef", ainsi que le surnomment ses amis, reste un témoin parmi les hommes, un marcheur dans le siècle traversé avec passion, un compagnon des aventures les plus improbables, un coureur d'horizons qui en aurait trop vu, un chantre de la souffrance et du bonheur des êtres, quels qu'ils soient.
    Pour Kessel, la vie somme toute n'aura été qu'un perpétuel mouvement de balancier. Des steppes argentines où il est né en 1898 aux ors de l'Académie française, des maquis improbables aux salons littéraires, " Jef le Lion " voulait autant traîner ses guêtres " là-bas " que témoigner " ici ". Éternelle soif de l'ailleurs et de l'autre qui ne fut étanchée que dans le désir d'écrire, non moins éternel. L'aventure était pour lui une maîtresse insatiable. Écrivain, grand reporter, Kessel demeure avant tout un homme de légende qui aura traversé deux conflits mondiaux, la révolution russe, maintes guerres civiles. Le monde était sa demeure, envahie par un vent entêtant, celui de l'appel au voyage. Chroniqueur des drames et spectateur engagé, fils d'un médecin juif d'origine russe, il était le frère des souffrants, au point qu'au soir de sa vie, infatigable révolté, romancier dostoïevskien, il prononça ces mots : " Ce que je n'aime pas, c'est l'injustice. " Superbe épitaphe pour les générations futures, reporters, écrivains et voyageurs. "
    Olivier Weber

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • L'arrière-pays

    Olivier Weber

    Après ses études de droit, Jonathan décide de regagner ses montagnes dans l'arrière-pays et de garder des moutons. Mais l'amour et la mort s'en mêlent.
    D'abord, le corps d'un de ses amis, un alpiniste renommé, est retrouvé sur un glacier et tout semble indiquer qu'il a été assassiné. Militant écologiste, le jeune homme dénonçait un scandale sur la pollution des fonds marins. Puis Jonathan fait la rencontre de Léna, une jeune humanitaire en rébellion contre son père, un homme d'affaires véreux.
    Il décide alors de quitter son enclave et ses bêtes pour la Côte et ses casinos. Devenu croupier, il découvre l'envers du décor paradisiaque du littoral.
    Avec cet itinéraire d'un jeune berger captivé par les lumières de la ville, entre impunité et humiliation, Olivier Weber esquisse une ample fresque de la corruption sur la Côte d'Azur aux allures de roman noir.

  • Franchir les frontières pour Olivier Weber, c'est l'occasion de portraits en tous genres avec humour, enchantement et gravité, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.
    À quoi ressemble une frontière ? Pendant vingt-cinq ans, Olivier Weber a franchi les frontières de tous les continents pour ses livres et ses reportages, parfois officiellement, souvent clandestinement. Aujourd'hui, il en revisite certaines, et découvre que le monde n'a jamais été aussi fermé et en même temps poreux. Du Caucase à l'Amérique du Sud, du Cambodge à l'Amazonie, de l'Irak en feu à Tanger ou Macao, il traverse les lignes de fracture, arpente des républiques fantômes telle celle du Haut-Karabagh, "le pays qui n'existe pas", rencontre des passeurs et des migrants, des trafiquants et des humanitaires, des guérilleros et des agents d'États bien affaiblis.
    En chemin, entre ces espaces délimités par des murs, des barrières, des fleuves, limites toutes aussi improbables les unes que les autres, il comprend que les frontières, douces ou violentes, instruments du repli ou sauvegarde des cultures, ne sont jamais aussi compliquées que lorsqu'elles s'avèrent perméables. C'est l'occasion de portraits en tous genres, avec humour, enchantement et gravité c'est selon, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des récits de voyage littéraires.

  • Olivier Weber a pu passer quatre semaines en Afghanistan: un mois dans ce fief délirant et attachant, un mois dans le pays de l'absurde.
    Olivier Weber est un des meilleurs écrivains-voyageurs français. Il est un des rares journalistes européens depuis quatre ans à avoir passé un mois complet en Afghanistan, et à avoir pu sortir de Kaboul. Son expérience de la région, ses liens avec des chefs de tribu, des talibans, des marchands d'armes, des policiers, ont permis ce voyage. Il pratique l'ethnologie "participante": quand il entre dans un groupe, il adopte en tout point la façon d'être de ceux qui le composent.Dans les villes et villages où il a vécu, les personnages clef, les mollahs, les ministres l'ont reçu et se sont entretenus avec lui. Le pays est dirigé vers l'édification du Bien. Les miliciens cravachent dans les rues ceux qui ne vont pas prier à l'heure dite dans les mosquées; les voleurs ont une ou deux mains coupées, en public; les adultères et l'homosexualité sont punis de lapidation: on place les coupables sous un camion-benne rempli de blocs de pierre; la possession d'un lecteur de cassettes est punie de deux paires de gifles, dans le meilleur des cas; le dépassement du couvre-feu mérite une bastonnade... Il est aussi entraîné vers l'édification du Mal: les combines, les trafics, la culture du pavot, les négoces de l'opium, le marché noir des médicaments sont les méthodes les plus courantes grâce auxquelles les talibans vivent sur le peuple.Parallèlement à la vie contemporaine en Afghanistan, des scènes du passé éclairent le présent. Les batailles avec les Anglais, le séjour de Lawrence d'Arabie, les chasses au faucon, les visites aux bouddhas... permettent d'appréhender l'esprit et l'âme de ce peuple. Voilà des siècles que leur histoire se construit autour de leur caractère propre : orgueil et hospitalité, courage invincible et esprit de vengeance.

  • "Alors que deux filles passent à moto, souriantes, la première sans casque et une bière à la main, la seconde sans casque non plus et assise en amazone, Chea évoque les riches heures de la bourgade de Pailin. Selon le moine, qui sourit lui aussi aux deux motocyclistes et qui ne cesse de se gratter le crâne, les filles viennent des quatre coins de la région, de Battambang, de Sem Reap et même de Phnom Penh, pour ne pas dire de villes plus lointaines encore, afin de rallier les maisons de plaisir de la montagne. Chea dit que la ville des hauteurs est devenue un lieu de perdition, après que les Khmers rouges ont prôné la pureté, une mauvaise pureté, la pureté absolue, édictée par des heures de discours, par des kilomètres de principes, ceux de l'Angkar, l'organisation derrière laquelle se cachaient Pol Pot et ses sbires." Au Cambodge, tous les Khmers rouges n'ont pas été jugés, loin de là. Pendant plusieurs années Olivier Weber a arpenté la région de Pailin, devenue une enclave de non-droit négociée à la fin de la guerre par d'anciens responsables du génocide. Dans l'indifférence générale, ils ont instauré un mini-État mafieux où les bourreaux d'hier se cachent derrière un écran d'or. Bordels, casinos, trafic de rubis, blanchiment d'argent... Les sbires de Pol Pot, qui avaient aboli la monnaie et puni de mort les relations sexuelles hors mariage, font régner une terreur subtile. Loin des procès officiels, ils prospèrent en toute impunité, et le mal, à force d'être accepté, finit par se banaliser.

  • C'est une nouvelle ruée vers l'or qui se déroule en Amazonie, entre le Brésil, le Surinam et la Guyane française. Cette folie éternelle a attiré aventuriers et trafiquants, qui ont transformé ces villages clandestins en un état de non-droit où l'on compte une poignée de gendarmes. D'ailleurs, ici, tout se paie en or, même une canette de bière. Trafic d'or mais aussi trafic d'armes, trafic de drogue, trafic de femmes. Règlements de comptes, séquestrations, meurtres. La ruée vers le métal précieux a dégénéré autour de Maripasoula ? deux mille habitants ?, qui est le centre de cet eldorado tenu par des caïds et des mafieux. Les hommes ne se déplacent pas sans fusil et règnent par bandes sur les orpailleurs, des Brésiliens, des Indiens, des Noirs marrons, descendants d'esclaves libérés, et des prostituées. Premières victimes de cette fièvre : les Indiens de la forêt ; ils sont sept mille et vivent de la pèche. Un désastre écologique est le résultat de cet orpaillage sauvage. Car, pour agglomérer les particules d'or, il faut du mercure. Celui-ci est acheminé vers la forêt, utilisé puis rejeté dans les cours d'eau à raison d'environ vingt tonnes par an. Le mercure se retrouve le long de la chaîne alimentaire jusqu'à l'homme. Il provoque chez les Indiens des malformations congénitales, des séquelles neurologiques et des cancers. Le taux de suicide et l'alcoolisme ont grimpé en flèche. Autre conséquence directe : la déforestation, qu'on estime à vingt mille kilomètres carrés par an. Après un an d'enquête, l'auteur a passé quatre mois sur place pour finir son livre et tourner un film, La fièvre de l'or, qui sera projeté en salle en octobre 2008, puis sur Canal + et France 2 dans les mois suivants. Il dessine des portraits, décrit la vie sur les pirogues et dans la boue, raconte les aventures d'hommes et de femmes dans ce trou du monde où chacun se damne pour quelques pépites. Mieux que des grandes phrases, ces personnages sont les fils conducteurs sur la scène d'un des pires théâtres de la mondialisation.

  • Avec le prix Nobel de la paix attribué à Médecins sans frontières, les humanitaires se voient récompensés pour leurs efforts menés à travers le monde depuis trente ans. L'épopée a débuté au Biafra, en 1968, lorsqu'une poignée de jeunes médecins français, emmenés par Bernard Kouchner, s'aventura dans l'enfer d'une guerre oubliée. Depuis, les French Doctors ont été de tous les combats humanitaires, au chevet des victimes pour les soigner, mais aussi pour témoigner et dénoncer les atteintes aux droits de l'homme. En trois décennies s'est ainsi imposée une génération, celle du devoir d'ingérence, qui a su s'immiscer au coeur de l'action diplomatique.
    Olivier Weber retrace cette saga où les volontaires de Médecins sans frontières , Médecins du monde ou d'autres organisations ont couru la planète pour soigner, sauver et témoigner, parfois au péril de leur vie.
    Il a enquêté pendant trois ans, visité une quinzaine de pays et réalisé plus de deux cents interviews. Il nous montre, dans le détail de leur vie sur le terrain comme dans l'intimité de leurs choix personnels, les figures emblématiques de l'humanitaire français (Bernard Kouchner, Claude Malhuret, Xavier Emmanuelli, Jacques Bérès, Rony Brauman, Philippe Biberson), mais aussi des centaines d'anonymes. Il nous fait vivre avec eux le sauvetage des boat people en mer de Chine, l'aide aux victimes des tremblements de terre en Arménie, de la famine en Ethiopie, de la guerre en Afghanistan ou en Bosnie...
    Un livre passionnant, qui se lit comme un roman vrai et nous éclaire sur notre temps et ses enjeux.

  • L'enchantement du monde

    Olivier Weber

    1479. Après la mort de sa femme, le peintre vénitien Gentile Bellini est invité à Istanbul pour réaliser le portrait du sultan Mehmet II, protecteur des croyants, Lumière du monde et vainqueur de l'Empire byzantin. Alors qu'en terre d'islam la représentation de l'homme à son image est interdite et qu'Istanbul est secouée par les réformes religieuses et les luttes de pouvoir, Bellini parviendra-t-il à peindre ce tableau inédit ? Pour que l'oeuvre voie le jour, il devra échapper aux pièges et aux complots fomentés par le grand vizir, le chef des janissaires et la secte des Assassins. À la cour fastueuse du sultan, Bellini découvrira la ruse, la peur, l'amitié, et renouera avec l'amour.L'Enchantement du monde nous révèle l'incroyable histoire de ce tableau et de ce périple initiatique qui, en suscitant espoirs et querelles, changera le visage de l'islam ainsi que les liens entre l'Orient et l'Occident. Un roman d'aventures qui est aussi une parabole sur la tolérance et contre le fanatisme.

  • Deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, le commandant Massoud, figure charismatique de la résistance contre les fondamentalistes, est assassiné lors d'une opération-suicide en Afghanistan. À travers cette lettre imaginaire du commandant à son fils, Olivier Weber célèbre l'appel de Massoud à moderniser l'islam loin des idéologies sectaires et à construire un « islam des Lumières » auquel aspire l'immense majorité de la communauté des croyants. On y découvre l'espoir de Massoud, mais aussi ses doutes, son passé de combattant, son amour pour l'Afghanistan, pour la littérature, ou encore sa propre lecture du Coran.
    Bien plus qu'un hommage au Lion du Panjshir et une méditation sur l'Histoire, c'est un message universel de paix et de tolérance que nous adresse ce roman : « Je t'écris pour que tu dises au monde ces quelques vérités, pour que l'islam vive et se renouvelle, pour que la concorde entre les croyances demeure. »

  • Le barbaresque

    Olivier Weber

    Alger, 1575. Miguel de Cervantès, à vingt-huit ans, est l'otage des Barbaresques qui l'ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l'ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don Quichotte à l'imagination, la prière et la découverte de lui-même. Sa liberté, il l'obtiendra en oeuvrant à l'entente entre chrétiens et mahométans, au-delà de l'hostilité que se vouent les deux mondes. Mais c'est sans compter sur la ténacité des Barbaresques et les intrigues du sérail.
    Voyage dans les marges du Siècle d'or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le mystère Cervantès.

  • Olivier Weber recense les oeuvres d'art, les paysages et les hommes qui forment la toile de fond de notre éternel rêve oriental
    De Venise aux montagnes afghanes, Olivier Weber remonte un chemin initiatique, celui des antiques caravanes mais aussi d'une certaine sagesse. La sagesse comme résultat des rencontres entre l'Occident et l'Orient, ce grand festin dont parlait Goethe, représentées par cette route du commerce des soieries et des idées, dans une union qui fut prospère. Car ces échanges, contrairement aux Croisades, permirent aux hommes de se définir sur une base non guerrière. Le prétexte de cette pérégrination est la recherche à Istanbul, dans une vieille mosquée, d'un manuscrit de cent soixante-dix pages de Roumi (1207-1273), le grand mystique soufi de l'islam, le poète le plus lu aux États-Unis depuis dix ans, et dont l'aura flotte sur tout l'Orient. Depuis la maison oubliée de Marco Polo au bord d'un canal vénitien, cette route est aussi celle de l'adoration des images ou de l'iconoclasme, de Léon III le Byzantin au viiie siècle jusqu'aux talibans, qui n'ont pas disparu.On croise aussi des musiciens soufis, des derviches tourneurs, de fervents défenseurs de la laïcité, des réfugiés, des chantres de la tolérance, ainsi que des douaniers racketteurs, des intermédiaires plus ou moins douteux, des agents iraniens, des opiomanes au pied du château des Hachichins, c'est-à-dire de la secte des Assassins, au nord de Téhéran, des trafiquants de drogue, des femmes afghanes qui se battent pour que triomphent leurs droits. Ce périple, à la fois essai, récit de voyage et chronique d'un orientalisme rêvé et bien réel, rassemble des émotions artistiques et le sentiment religieux, de vivants portraits des hommes et des femmes d'aujourd'hui, et les rencontres heureuses ou terribles entre deux univers.Le film "Mission Paris Kaboul" réalisé par Michaelle Gagnet et Olivier Weber sera diffusé du 3 au 8 mai sur la chaîne Voyage (cinq documentaires de 26 minutes), et courant mai, sur TMC (deux documentaires de 52 et 90 minutes).

  • Ce livre est une promenade littéraire pour rendre hommage à Conrad.
    De belles biographies existent, mais il manquait une lucarne, celle qui ouvre sur son inquiétude, ses affres puisées ou détruites dans le mouvement de ses escapades maritimes. Une somme de tourments qui ont mené Conrad des ports plus ou moins bien fréquentés, des rixes de ponts et des tempêtes jusqu'à l'écritoire, ce lieu où guettent à la fois la rédemption et le naufrage. Trois horizons hantent ses livres : le secret de l'écriture, la faute et la foi en l'homme. Davantage qu'un écrivain de l'exotisme, il fut d'abord peintre de la condition humaine et aventurier du dedans.
    Né en 1857, Conrad, d'origine polonaise, orphelin à onze ans, mousse marseillais à dix-sept, capitaine à trente, va devenir l'un des plus grands auteurs anglais du XXe siècle. Son oeuvre, qui ne saurait être réduite au roman de mer, est immense, profonde et teintée de mystère.

  • "Romain Gary est de ces écrivains, avec une peau en moins, hyper-sensibles aux vibrations de l'époque. Dans Les Racines du ciel (1956), plaidoyer pour la sauvegarde des éléphants, il fait de la défense de l'environnement une cause majeure et déjà urgente. Dans Éducation européenne, même au milieu - ou parce qu'au milieu - de la mitraille, il dit sa foi dans une Europe unie et pacifiée (...) De quoi plonger les yeux bien ouverts à la source Gary. Pour s'y désaltérer. Et y revenir sans se lasser." Éric Fottorino

    Dirigé par Éric Fottorino, cet ouvrage rassemble les contributions de Mireille Sacotte, Olivier Weber, François-Henri Désérable et Julien Bisson.

  • Le sourire de Léonard...1516. Le roi François Ier, qui cherche à ajouter encore à son prestige, fait venir de Florence le célèbre peintre Léonard de Vinci. On chuchote que le souverain a fait aménager un passage souterrain entre son château et le Clos Lucé où réside le génie de la Renaissance. Sur place, Lorenzo, le jeune apprenti du maître, l'interroge sans relâche sur l'un de ses portraits commencé à Florence en 1503 : le sourire de Mona Lisa. Léonard, qui s'amuse de la curiosité de son élève, lui livre alors différentes versions de son oeuvre qui correspondent à autant de moments particuliers de son existence. Selon ses dires, il pourrait aussi bien s'agir : d'un autoportrait travesti ; du portrait de l'un de ses amis ; du portrait de sa mère ; ou de celui d'une certaine Lisa Del Giocondo... Dès lors, Lorenzo mène l'enquête : quel est donc le mystère de la Joconde ? Réussira-t-il à démasquer Léonard, ce génie plus rusé qu'un renard ?

empty